Je bâtirai mon Eglise

Introduction

 

En tant que chrétien, nous devrions comprendre l’architecture et le fonctionnement de ce merveilleux édifice spirituel qu’est l’Eglise. Pourtant, force est de constater que nous avons du mal à nous débarrasser du système religieux qui nous environne depuis si longtemps.

En fait, l’Eglise biblique n’aura fonctionné correctement que 150 ans environ depuis sa naissance. Et encore ! Déjà Paul de son vivant commençait à combattre les fausses doctrines, celles des Nicolaïtes et des Judaïsants qui infectaient le corps de Christ.

Alors que notre Seigneur Jésus revient bientôt, et qu’Il vient chercher une «Eglise glorieuse, sans tache, ni ride, ni rien de semblable, mais sainte et irréprochable» (Ephésiens 5 : 27), il est important de revenir sur ce qui en fait son fondement.

Très souvent emprisonnés de leur plein gré, les enfants du Seigneur refusent de se responsabiliser, et préfèrent être assis sur un banc. Recevoir la nourriture dans la passivité, c’est prendre le risque de s’exposer à l’obésité. Or l’Eglise est avant toutes choses, une architecture en mouvement, un organisme vivant qui ne trouve sa légitimité qu’au travers de ceux qui la composent, à savoir, NOUS ! Oui, NOUS SOMMES L’EGLISE !

Comme le peuple d’Israël demanda au prophète Samuel de lui donner un roi bien que ce ne fusse la volonté de Dieu (1 Samuel 8 : 1 à 9), les chrétiens se sont nommés des roitelets en se choisissant des pasteurs pour régner sur eux alors qu’il n’y qu’un seul médiateur entre Dieu et les hommes, à savoir Jésus-Christ !

1Timothée 2 : 5 Car Dieu est un, et aussi le Médiateur entre Dieu et les hommes est un, à savoir Jésus-Christ homme.

Finalement, tout le monde y trouve son compte. Premièrement les « faux-pasteurs » qui tondent les brebis pour leur profit personnel et deuxièmement les brebis qui ne s’engagent en rien, préférant servir un homme plutôt que Dieu ; tout comme le peuple Juif retenu en esclavage en Egypte et qui une fois libéré, regrettait l’Egypte qui lui procurait une nourriture terrestre (Nombres 16) alors que le Seigneur voulait leur donnait la nourriture céleste (la manne).

Aujourd’hui encore, le peuple de Dieu préfère entendre des doctrines qui flattent l’Ego (la bénédiction matérielle, la pensée positive, l’expérience sensorielle, la délivrance à tout va, la relation d’aide, etc…). Les conséquences sont désastreuses. Le péché n’a jamais été aussi présent dans l’Eglise. Puisque les pasteurs ont besoin des « fidèles » pour en tirer profit, il faut les rendre dépendant d’eux. Il est donc préférable de les laisser dans un état constant de péché car dans cette situation, les brebis ressentent le besoin de trouver secours auprès de leur pasteur. Une relation malsaine s’établit alors entre le pasteur et la brebis. C’est ainsi que des liens d’âmes s’établissent entre eux pouvant aller jusqu’à entretenir une relation amoureuse ! Le peuple de Dieu, en restant esclave du péché, devient dépendant de ces pseudos pasteurs qui sont aussi malades que les brebis :

Esaïe 56 : 10 Toutes ses sentinelles sont aveugles, elles ne connaissent rien ; ce sont tous des chiens muets, qui ne peuvent aboyer, dormant et demeurant couchés, et aimant à sommeiller. 11 Ce sont des chiens voraces et insatiables ; ce sont des pasteurs qui ne savent rien comprendre ; tous suivent leur propre voie, chacun à son gain injuste dans son quartier, en disant : 12 Venez, je vais chercher du vin, et nous nous enivrerons de boissons fortes ! Nous en ferons autant demain, et même beaucoup plus encore !

Esaïe 59 : 10 Nous tâtonnons comme des aveugles le long du mur, nous tâtonnons comme ceux qui sont sans yeux ; nous chancelons en plein midi comme la nuit, et nous sommes dans les lieux abondants comme y sont des morts.

Matthieu 15 : 14 Laissez-les, ce sont des aveugles, conducteurs d’aveugles ; si un aveugle conduit un autre aveugle, ils tomberont tous deux dans la fosse.

Romains 2 : 19 et tu te crois être le conducteur des aveugles, la lumière de ceux qui sont dans les ténèbres, 20 le docteur des insensés, le maître des ignorants, ayant le modèle de la science et de la vérité dans la loi ; 21 toi donc, qui enseignes les autres, tu ne t’enseignes pas toi-même ! Toi qui prêches qu’on ne doit pas dérober, tu dérobes ! 22 Toi qui dis qu’on ne doit pas commettre adultère, tu commets adultère ! Toi qui as en abomination les idoles, tu commets des sacrilèges ! 23 Toi qui te glorifies de la loi, tu déshonores Dieu par la transgression de la loi ! 24 Car le Nom de Dieu est blasphémé parmi les Gentils à cause de vous, comme cela est écrit.

Le peuple de Dieu doit se libérer de toutes ses traditions religieuses afin de servir un Dieu vivant en esprit et en vérité !

Jean 4 : 23 Mais l’heure vient, et elle est déjà venue, où les vrais adorateurs adoreront le Père en esprit et en vérité ; car ce sont là les adorateurs que le Père demande. 24 Dieu est Esprit, et il faut que ceux qui l’adorent l’adorent en esprit et en vérité.

Nous devons revenir au temps de réformation selon Hébreux 9 : 8 à 10 :  8 Le Saint-Esprit faisant connaître par-là que le chemin du Saint des saints n’était pas encore manifesté, tandis que le premier tabernacle était encore debout, 9 lequel était une figure destinée pour le temps présent, durant lequel étaient offerts des offrandes et des sacrifices qui ne pouvaient pas sanctifier la conscience de celui qui faisait le service, 10 ordonnés seulement en aliments, et en breuvages, en diverses ablutions, et en des cérémonies charnelles, jusqu’au temps de la réforme. Nous devons revenir à l’Eglise Apostolique.

 

  • La naissance de l’Eglise

 

2 Samuel 7 : Et il arriva, lorsque le roi fut établi dans sa maison, et que Yahweh lui eut donné du repos de tous ses ennemis qui l’entouraient, 2 qu’il dit à Nathan le prophète : Regarde maintenant ! J’habite dans une maison de cèdres, et l’arche de Dieu habite sous des tapis. 3 Alors Nathan répondit au roi : Va, fais tout ce qui est dans ton cœur, car Yahweh est avec toi. 4 Mais il arriva cette nuit-là que la parole de Yahweh vint à Nathan, en disant : 5 Va, et dis à David, mon serviteur : Ainsi parle Yahweh : Me bâtirais-tu une maison afin que j’y habite ? 6 Puisque je n’ai point habité dans une maison depuis le jour où j’ai fait monter les enfants d’Israël hors d’Egypte jusqu’à ce jour ; mais j’ai marché çà et là sous une tente et dans un tabernacle. 7 Partout où j’ai marché avec tous les enfants d’Israël, ai-je dit un seul mot à quelqu’une des tribus d’Israël à qui j’avais ordonné de paître mon peuple d’Israël, ai-je dit : Pourquoi ne me bâtissez-vous pas une maison de cèdres ? 8 Maintenant tu diras à David, mon serviteur : Ainsi parle Yahweh des armées : Je t’ai pris d’une cabane, d’auprès des brebis, afin que tu sois le conducteur de mon peuple, Israël. 9 J’ai été avec toi partout où tu as marché, j’ai exterminé tous tes ennemis devant toi, et j’ai rendu ton nom grand, comme le nom des grands qui sont sur la terre ; 10 j’ai établi une demeure à mon peuple, à Israël, et je l’ai planté pour qu’il y habite et ne soit plus agité, pour que les méchants ne l’affligent plus comme auparavant, 11 et comme du temps où j’avais établi des juges sur mon peuple d’Israël. Je t’ai accordé du repos face à tous tes ennemis. Et Yahweh t’annonce qu’il te bâtira une maison. 12 Quand tu seras endormi avec tes pères, je susciterai après toi, ton fils, qui sera sorti de tes entrailles et j’affermirai son règne. 13 Ce sera lui qui bâtira une maison à mon Nom, et j’affermirai pour toujours le trône de son règne. 14 Je serai pour lui un père et il sera pour moi un fils. S’il fait le mal, je le châtierai avec une verge d’hommes et avec des plaies des fils des hommes ; 15 mais ma grâce ne se retirera point de lui, comme je l’ai retirée de Saül, que j’ai ôté de devant toi. 16 Ainsi ta maison et ton règne seront assurés à jamais devant tes yeux, et ton trône sera pour toujours affermi. 17 Nathan rapporta à David toutes ces paroles et toute cette vision.

David a voulu construire un temple pour le Seigneur mais l’Eternel n’habite pas dans une maison (verset 5). Dieu lui répondit que c’est son fils qui le construira. Les plans du temple lui ont été donnés pour que Salomon l’édifie. La nation juive devait amener le monde entier à adorer le Seigneur dans ce temple. Malheureusement Salomon a échoué dans sa mission. Bien que certains et certaines comme la reine de Sabbat furent impressionnés par la splendeur de son royaume et la grandeur de son Dieu, Salomon entrainé par sa passion pour les femmes devint un idolâtre et se détourna du plan de Dieu. C’est au millénium que l’on retrouvera Jérusalem comme capitale mondiale et le temple restauré comme lieu d’adoration (lire Ezéchiel 40 à 48).

Dans toutes les religions, il y a des temples. Excepté la religion chrétienne car Jésus a fait de nous son temple et il est venu y habiter au travers de son Esprit.

Lorsque dans ce passage, l’Eternel dit que c’est le fils de David qui construira le temple, c’était aussi une parole prophétique car il parlait de Jésus.

Luc 18 : 38 Alors il cria, disant : Jésus, Fils de David, aie pitié de moi ! 

Luc 20 : Mais il leur dit : Comment dit-on que le Christ est Fils de David ? 

Matthieu 1 : 1 Livre de la généalogie de Jésus-Christ, fils de David, fils d’Abraham..

Jésus est le temple :

Jean 2 : 19 Jésus répondit, et leur dit : Détruisez ce temple, et en trois jours je le relèverai. 20 Et les Juifs dirent : Il a fallu quarante-six ans pour bâtir ce temple, et toi, tu le relèveras en trois jours ! 21 Mais il parlait du temple de son corps. 22 C’est pourquoi, lorsqu’il fut ressuscité des morts, ses disciples se souvinrent qu’il leur avait dit cela, et ils crurent à l’Ecriture et à la parole que Jésus avait dite. 

Et il a fait de nous son temple :

1 Corinthiens 3 : 16 Ne savez-vous pas que vous êtes le temple de Dieu et que l’Esprit de Dieu habite en vous ? 17 Si quelqu’un détruit le temple de Dieu, Dieu le détruira ; car le temple de Dieu est saint, et vous êtes ce temple.

1 Corinthiens 6 : 19 Ne savez-vous pas que votre corps est le temple du Saint-Esprit qui est en vous, et que vous avez reçu de Dieu, et que vous ne vous appartenez pas à vous-mêmes ? 20 Car vous avez été achetés à un grand prix. Glorifiez donc Dieu dans votre corps et dans votre esprit, qui appartiennent à Dieu.

Dans le livre d’Exode, l’Eternel a révélé à Moïse le tabernacle qu’il devait construire. Moïse a reçu le modèle directement du ciel.

Exode 25 : 8 Et ils me feront un sanctuaire, et j’habiterai au milieu d’eux. 9 Ils le feront conformément à tout ce que je vais te montrer, selon le modèle du tabernacle et le modèle de tous ses ustensiles ; vous le ferez donc ainsi.

Hébreux 9 : 11 Mais Christ est venu comme Grand-Prêtre des bonnes choses à venir ; il a traversé un tabernacle plus excellent et plus parfait, qui n’est pas un tabernacle construit de main d’homme, c’est-à-dire, qui n’est pas de cette création ; 12 et il est entré une fois pour toutes dans le Saint des saints, non avec le sang des veaux ou des boucs, mais avec son propre sang, après avoir obtenu une rédemption éternelle. 13 Car si le sang des taureaux et des boucs, et la cendre de la génisse, répandue sur ceux qui sont souillés, sanctifient et procurent la pureté de la chair,

Apocalypse 21 : 1 Puis je vis un nouveau ciel et une nouvelle terre ; car le premier ciel et la première terre avaient disparu, et la mer n’était plus. 2 Et moi, Jean, je vis la ville sainte, la nouvelle Jérusalem, qui descendait du ciel, d’auprès de Dieu, parée comme une épouse qui s’est ornée pour son mari. 3 Et j’entendis du trône une voix forte qui disait : Voici le tabernacle de Dieu avec les hommes ! Il habitera avec eux, et ils seront son peuple, et Dieu lui-même sera leur Dieu, et il sera avec eux. 4 Et Dieu essuiera toute larme de leurs yeux, et la mort ne sera plus ; et il n’y aura plus ni deuil, ni cri, ni douleur, car les premières choses sont passées.

L’Eglise est également une vision du ciel. En aucun cas, elle ne peut venir d’une vision terrestre.

Le premier « type » de l’Eglise, nous le trouvons dans Genèse 2 :

18 Et Yahweh Dieu dit : Il n’est pas bon que l’homme soit seul ; je lui ferai une aide semblable à lui. 19 Car Yahweh Dieu forma de la terre tous les animaux des champs et tous les oiseaux du ciel, puis il les fit venir vers Adam pour voir comment il les nommerait, et afin que le nom qu’Adam donnerait à tout animal fût son nom. 20 Et Adam donna des noms à tout le bétail, et aux oiseaux du ciel, et à tous les animaux des champs ; mais pour Adam, il ne trouva point d’aide semblable à lui. 21 Et Yahweh Dieu fit tomber un profond sommeil sur Adam, qui s’endormit ; et Dieu prit une de ses côtes, et referma la chair à la place de cette côte. 22 Yahweh Dieu forma une femme de la côte qu’il avait prise d’Adam, et il l’amena vers Adam.Le mot « forma » en hébreux signifie également « bâtir ». Nous retrouvons ce même mot dans le Psaume 127:1 Cantique des degrés. De Salomon. Si l’Eternel ne bâtit la maison, Ceux qui la bâtissent travaillent en vain; Si l’Eternel ne garde la ville, Celui qui la garde veille en vain.

L’Eternel « construisit » la femme à partir de la côte de l’homme. De la même manière, il a bâti Son Eglise à partir de Christ car Il est la tête de l’Eglise et nous sommes son corps (Ephésiens 5 : 22 à 32).

Eve se devait d’être sous l’autorité d’Adam et l’Eglise se doit d’être entièrement soumise à Christ :

1 Timothée 2 : 11 Que la femme apprenne dans le silence, en toute soumission. 12 Car je ne permets pas à la femme d’enseigner ni d’user d’autorité sur le mari ; mais elle doit demeurer dans le silence.

Le corps de Christ ne se soumet pas aux hommes même s’ils doivent se soumettre à la Parole de Christ prêchée par les conducteurs de Dieu (Hébreux 13 : 17).

Christ seul doit régner sur son Eglise. Avant la chute, l’Eternel régnait directement sur l’Homme. Il n’y avait pas d’intermédiaire.

Lorsque le peuple Hébreux pris possession du pays promis, le Seigneur établit des juges car Il voulait régnait directement sur son peuple.

Aujourd’hui, Jésus veut régner directement sur Son Eglise. Il établit les quatre services d’Ephésiens 4 : 11 pour l’édification du corps de Christ. Dans ce passage on ne peut pas dire qu’il y a cinq services. En effet, la construction grammaticale de ces deux derniers services fait penser qu’ils étaient confiés aux mêmes hommes : ceux qui étaient chargés du soin pastoral devaient aussi pourvoir à la nourriture spirituelle appropriée sous la forme d’enseignements bibliques (1 Timothée 3 : 2) et former les chrétiens en vue du service. De plus, l’absence d’article devant « didaskalous » qui signifie enseignant, indique qu’avec le service pastoral (« les poimenes »), ils ne forment qu’un même groupe. Tout pasteur est censé enseigner, mais tout enseignant n’est pas forcément un pasteur. Dans la liste de qualifications dans 1 Timothée 3 : 2, la seule qualification du pasteur était celle-ci : « apte à l’enseignement ». Tout pasteur est censé faire paître le troupeau. Timothée devait s’appliquer « à la lecture, à l’exhortation, à l’enseignement » (1 Timothée 4 : 13). Il devait veiller sur lui-même et sur son enseignement, avec persévérance. « Car en agissant ainsi, dit Paul, tu sauveras et toi-même et ceux qui t’écoutent » (1 Timothée 4 : 16). Trois fois, Christ a dit à Pierre de faire paître ses brebis (Jean 21 : 15-17).

Les apôtres, prophètes, évangélistes et pasteurs et docteurs avaient tous une chose en commun : ils étaient serviteurs de la Parole de Dieu. Ils ne devaient pas régner comme des « papes » sur le troupeau. C’est pourtant ce que l’on peut constater aujourd’hui !

Tout comme on ne pouvait dissocier le temple du royaume (2 Samuel 7 : 13), on ne peut dissocier l’Eglise du royaume. Avant la chute ; Adam était le gouverneur de la terre. Il avait une vision et une autorité royale. Adam et Eve étaient le premier couple royal de la terre. Adam contrôlait les éléments et avaient reçu le mandat de nommer les animaux que Dieu avait créé. En d’autres termes, puisque chez les hébreux le nom est toujours rattaché au caractère, en les nommant, Adam leur attribua un caractère. Il perdit ce pouvoir lorsqu’il chuta.

Après la chute, c’est le tabernacle qui sera un « type » du ciel. Aujourd’hui, l’Eglise doit manifester le ciel et elle doit régner.

Comme Jésus et le Père ne font qu’un (Jean 17), de même l’Eglise et Jésus ne font qu’un.

L’Eglise est née dans Actes 2 :

41 Ceux donc qui acceptèrent de bon cœur sa parole furent baptisés ; et en ce jour-là, furent ajoutées à l’Eglise environ trois mille âmes. 42 Et ils persévéraient tous dans la doctrine des apôtres, dans la communion fraternelle, dans la fraction du pain, et dans les prières. 43 Et toute âme avait de la crainte, et beaucoup de miracles et de prodiges se faisaient par les apôtres. 44 Tous ceux qui croyaient étaient ensemble dans le même lieu, et ils avaient tout en commun ; 45 ils vendaient leurs possessions et leurs biens, et les distribuaient à tous, selon les besoins de chacun. 46 Et tous les jours, ils persévéraient tous d’un commun accord dans le temple ; et rompant le pain de maison en maison, ils prenaient leur repas avec joie et simplicité de cœur ; 47 louant Dieu et se rendant agréables à tout le peuple. Et le Seigneur ajoutait tous les jours à l’Eglise des gens pour être sauvés. Elle est née dans la simplicité, dans la crainte de Dieu, dans la communion, répondant aux besoins de chacun de sorte qu’il n’y avait aucun indigent dans l’Eglise.

Actes 4 : 32 Or la multitude de ceux qui croyaient n’était qu’un cœur et qu’une âme ; et nul ne disait que les choses qu’il possédait étaient à lui, mais toutes choses étaient communes entre eux. 33 Aussi les apôtres rendaient témoignage avec une grande force à la résurrection du Seigneur Jésus ; et une grande grâce était sur eux tous. 34 Car il n’y avait parmi eux aucun indigent ; parce que tous ceux qui possédaient des champs ou des maisons, les vendaient, et ils apportaient le prix des choses vendues, 35 et le mettaient aux pieds des apôtres ; et il était distribué à chacun selon qu’il en avait besoin. 36 Or Joseph, surnommé par les apôtres Barnabas, c’est-à-dire, fils de consolation, Lévite, originaire de Chypre, 37 ayant une possession, la vendit, en apporta le prix, et le mit aux pieds des apôtres.

Elle vivait dans la puissance du Saint Esprit.

Actes 4 : 23 Après avoir été relâchés, ils allèrent vers les leurs, et leur racontèrent tout ce que les principaux prêtres et les anciens leur avaient dit. 24 Lorsqu’ils eurent entendu cela, ils élevèrent d’un commun accord leur voix vers Dieu, et dirent : Seigneur, tu es le Dieu qui as fait le ciel et la terre, la mer, et toutes les choses qui y sont ; 25 et qui as dit par la bouche de David, ton serviteur : Pourquoi ce tumulte parmi les nations et ces vaines pensées parmi les peuples ? 26 Les rois de la terre se sont soulevés en personne, et les princes se sont ligués ensemble contre le Seigneur et contre son Christ. 27 En effet, contre ton Saint Fils Jésus, que tu as oint, se sont assemblés Hérode et Ponce Pilate, avec les Gentils, et le peuple d’Israël, 28 pour faire toutes les choses que ta main et ton conseil avaient auparavant déterminé qui seraient faites. 29 Maintenant donc, Seigneur, regarde à leurs menaces, et donne à tes serviteurs d’annoncer ta parole avec toute hardiesse, 30 en étendant ta main afin qu’il se fasse des guérisons, des prodiges, et des merveilles par le Nom de ton Saint Fils Jésus. 31 Et quand ils eurent prié, le lieu où ils étaient assemblés trembla ; et ils furent tous remplis du Saint-Esprit, et ils annonçaient la parole de Dieu avec hardiesse.

Le péché n’était pas toléré.

Actes 5 : Mais un homme appelé Ananias, et Saphira, sa femme, vendit une possession, et retint une partie du prix, sa femme le sachant ; puis il apporta le reste, et le déposa aux pieds des apôtres. Mais Pierre lui dit : Ananias, comment Satan s’est-il emparé de ton cœur jusqu’à t’inciter à mentir au Saint-Esprit, et à soustraire une partie du prix de la possession ? Si tu l’avais gardée, ne te restait-elle pas ? Et après qu’elle ait été vendue, le prix n’était-il pas à ta disposition ? Comment as-tu pu mettre en ton cœur un pareil dessein ? Tu n’as pas menti aux hommes, mais à Dieu. Et Ananias, entendant ces paroles, tomba et expira ; ce qui causa une grande crainte à tous ceux qui en entendirent parler. Et quelques jeunes hommes se levant, le prirent et l’emportèrent dehors, et l’ensevelirent. Et il arriva environ trois heures après que sa femme entra, sans savoir ce qui était arrivé. Et Pierre prenant la parole, lui dit : Dis-moi, avez-vous autant vendu le champ ? Et elle dit : Oui, autant. Alors Pierre lui dit : Pourquoi avez-vous fait un complot entre vous pour tenter l’Esprit du Seigneur ? Voici, à la porte, les pieds de ceux qui ont enterré ton mari, et ils t’emporteront. 10 Et au même instant, elle tomba à ses pieds et expira. Et quand les jeunes hommes furent entrés, ils la trouvèrent morte, ils l’emportèrent dehors, et l’ensevelirent auprès de son mari. 11 Et cela donna une grande crainte à toute l’Eglise, et à tous ceux qui entendaient ces choses.

Les miracles n’étaient pas rares et l’Eglise croissait en nombre. Elle était apostolique et la Parole que les apôtres prêchaient, était accompagnée de signes, de prodiges et de miracles.

Actes 5 : 12 Beaucoup de prodiges et de miracles se faisaient parmi le peuple par les mains des apôtres ; et ils étaient tous d’un commun accord au portique de Salomon. 13 Cependant aucun des autres n’osait se joindre à eux, mais le peuple les louait hautement. 14 Et le nombre de ceux qui croyaient au Seigneur, tant d’hommes que de femmes, se multipliait de plus en plus. 15 Et on apportait les malades dans les rues, et on les mettait sur de petits lits et sur des couchettes, afin que quand Pierre viendrait, au moins son ombre passe sur quelqu’un d’eux. 16 La multitude accourait aussi des villes voisines à Jérusalem, amenant des malades et ceux qui étaient tourmentés par des esprits impurs ; et tous étaient guéris.

Ces apôtres ne cherchaient pas à dissimuler leur foi ni à éviter la persécution mais au contraire, c’était un honneur pour eux d’être persécuté à cause de Christ :

Actes 5 : 29 Alors Pierre et les autres apôtres répondant, dirent : Il faut plutôt obéir à Dieu qu’aux hommes. 30 Le Dieu de nos pères a ressuscité Jésus, que vous avez fait mourir en le pendant au bois.31 Dieu l’a élevé par sa puissance pour être Prince et Sauveur, afin de donner à Israël la repentance et la rémission des péchés. 32 Nous sommes témoins de ce que nous disons, de même que le Saint-Esprit, que Dieu a donné à ceux qui lui obéissent, en est aussi témoin. 

Actes 12 : 5 Pierre donc était gardé dans la prison; et l’Eglise ne cessait d’adresser pour lui des prières à Dieu. 6 La nuit qui précéda le jour où Hérode allait le faire comparaître, Pierre, lié de deux chaînes, dormait entre deux soldats; et des sentinelles devant la porte gardaient la prison. 7 Et voici, un ange du Seigneur survint, et une lumière brilla dans la prison. L’ange réveilla Pierre, en le frappant au côté, et en disant: Lève-toi promptement! Les chaînes tombèrent de ses mains. 8 Et l’ange lui dit: Mets ta ceinture et tes sandales. Et il fit ainsi. L’ange lui dit encore: Enveloppe-toi de ton manteau, et suis-moi).

Actes 16 : 25 Vers minuit, Paul et Silas priaient et chantaient les louanges de Dieu, et les prisonniers les entendaient. 26 Tout à coup, il se fit un grand tremblement de terre, en sorte que les fondements de la prison furent ébranlés ; au même instant, toutes les portes s’ouvrirent, et les liens de tous furent rompus. 27 Le geôlier se réveilla, et, voyant les portes de la prison ouvertes, il tira son épée et allait se tuer, croyant que les prisonniers s’étaient enfuis. 28 Mais Paul cria d’une voix forte : Ne te fais pas de mal, nous sommes tous ici. 29 Alors le geôlier, ayant demandé de la lumière, entra précipitamment dans le cachot, et se jeta tout tremblant aux pieds de Paul et de Silas. 30 Il les fit sortir, et dit : Seigneurs, que faut-il que je fasse pour être sauvé ? 31 Paul et Silas répondirent : Crois au Seigneur Jésus-Christ et tu seras sauvé, toi et ta famille. 32 Et ils lui annoncèrent la parole du Seigneur, et à tous ceux qui étaient dans sa maison. 33 Après cela, les prenant en cette même heure de la nuit, il lava leurs plaies, et aussitôt après il fut baptisé, avec tous ceux de sa maison. 34 Les ayant amenés dans sa maison, il leur servit à manger, et il se réjouit avec toute sa famille de ce qu’il avait cru en Dieu. 35 Quand il fit jour, les préteurs envoyèrent des huissiers pour dire au geôlier : Relâche ces hommes.36 Et le geôlier rapporta ces paroles à Paul, disant : Les préteurs ont envoyé dire qu’on vous relâche ; maintenant donc, sortez et allez en paix. 37 Mais Paul dit aux huissiers : Après nous avoir battus de verges publiquement et sans jugement, nous qui sommes Romains, ils nous ont jetés en prison, et maintenant ils nous font sortir secrètement ! Il n’en sera pas ainsi. Qu’ils viennent eux-mêmes nous mettre en liberté. 38 Les licteurs rapportèrent ces paroles aux préteurs, qui furent effrayés en apprenant qu’ils étaient Romains. 39 C’est pourquoi ils vinrent vers eux et leur firent des excuses ; et ils les mirent en liberté en les priant de quitter la ville. 40 Quand ils furent sortis de la prison, ils entrèrent chez Lydie, et, après avoir vu et consolé les frères, ils partirent.

L’Evangile se répandit et le christianisme s’établit dans le monde avec une grande rapidité.

Tout a commencé avec douze hommes pauvres et pour la plupart illettrés, des pêcheurs et des publicains méprisés !

A l’époque, la saine doctrine était encore prêchée, à savoir :

Le renoncement au monde et à ses convoitises.

1 Jean 2 : 15 N’aimez point le monde, ni les choses qui sont dans le monde. Si quelqu’un aime le monde, l’amour du Père n’est point en lui ;

La crucifixion de la chair.

Galates 2 : 20 Je suis crucifié avec Christ ; et si je vis, ce n’est plus moi qui vis, c’est Christ qui vit en moi ; si je vis maintenant dans la chair, je vis dans la foi au Fils de Dieu qui m’a aimé et qui s’est livré lui-même pour moi.

Une vie d’humilité.

Philippiens 2 :  3 Ne faites rien par esprit de parti, ou par vaine gloire, mais que l’humilité de cœur vous fasse regarder les autres comme étant au-dessus de vous-mêmes. Nous sommes loin de toutes ces fanfaronnades évangéliques d’aujourd’hui !

L’Eglise dut subir de grandes persécutions jusqu’au 4ème siècle mais en dépit de tout cela, le grain de moutarde leva pour devenir un arbre (Matthieu 13 : 31-32).

En moins d’un demi-siècle depuis sa naissance dans Actes 2, le christianisme s’était répandu dans tous l’empire romain et même au-delà.

Paul, l’apôtre des païens, contribua largement à ce que le christianisme se répande à toutes les nations (Romains 16 : 26), depuis Jérusalem jusqu’en Illyrie (Romains 15 : 19), obéissant aux commandements du Seigneur qui disait : « Allez, faites de toutes les nations des disciples, les baptisant au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit » (Matthieu 28 : 19).

Des soldats romains faits prisonniers, portèrent sans doute aussi l’Evangile en Perse.

Sous Constantin, les chrétiens furent très nombreux. De là, le christianisme se répandit jusqu’en Inde grâce à l’apôtre Thomas.

Des colonies venues de l’Asie mineure apportèrent le christianisme dans la Gaule méridionale dès le second siècle.

 

  • Son mode de vie

 

Nous avons peu de détails sur le déroulement des cultes de cette époque où l’Eglise devait se cacher de ses persécuteurs.

Justin Martyr, dans sa première apologie adressée à l’empereur Antonin, vers l’an 140, nous décrit la manière dont les chrétiens rendaient leur culte au Seigneur : « Au jour appelé du soleil, tous ceux qui habitent dans les villes et les campagnes, se réunissent en un même lieu. Alors on lit, aussi longuement que le temps le permet, les mémoires des apôtres ou les écrits des prophètes. Ensuite, quand le lecteur a fini son office, celui qui préside fait une allocution pour l’instruction de l’assemblée et pour l’exhorter à suivre ces nobles exemples. Notre prière étant terminée, on apporte du pain et du vin mélangé d’eau, et celui qui préside offre, selon sa capacité, des prières et des actions de grâces auxquelles l’assemblée répond en disant : Amen. Le pain et le vin pour lesquels on a rendu grâces, sont ensuite distribués ; chacun y participe et une portion en est portée par les diacres à ceux qui sont absents. Puis on fait une collecte ; ceux qui le peuvent et ont une bonne volonté donnent à chacun ce qu’il trouve convenable, et on en remet le produit à celui qui préside. Il en assiste les orphelins et les veuves, ceux qui, par maladie ou autres causes, sont dans le besoin, les prisonniers et les étrangers qui se trouvent parmi nous, en un mot, il prend soin de tous ceux qui se trouvent dans quelque nécessité. Nous nous assemblons le jour du soleil parce que c’est le premier jour où Dieu, ayant opéré un changement dans les ténèbres et la matière, a fait le monde ; et parce qu’en ce même jour, Jésus Christ, notre Sauveur, ressuscita d’entre les morts. Car il fut crucifié le jour avant celui de Saturne (Samedi), et le jour qui suit celui-ci, c’est-à-dire le jour du soleil, il apparût à ses apôtres et à ses disciples, et leur donna ses enseignements ». En ce qui concerne la Cène du Seigneur, il rajouta : « nous appelons ce repas eucharistie, et nul n’est admis à y participer, s’il n’a reçu comme vraies les choses que nous enseignons, s’il n’a été lavé du lavage qui est pour la rémission des péchés et pour la régénération, et s’il ne vit comme Christ l’a ordonné ».

Déjà, nous voyons apparaître quelques déviations : la Cène n’est déjà plus un repas. Malgré cela, le culte avait conservé toute la simplicité des premières célébrations de l’Eglise des Actes. La célébration de la Cène était le but du rassemblement.

La lecture de la Parole de Dieu avait une grande place et on lisait de manière assidue les épîtres des apôtres.

Une collecte était faite pour ceux qui étaient dans le besoin. Les offrandes ne servaient pas à payer une location de salle et les charges que cela engendre (électricité, chauffage, etc…).

De plus en plus de coutumes et traditions furent introduites dans l’Eglise. Justin, par exemple, nous parle de la Cène comme si ceux qui y participaient, étaient réellement changés dans le corps et le sang du Seigneur. C’est ce que l’Eglise catholique nommera plus tard la « transsubstantiation ». Ils iront même beaucoup plus loin puisque lorsque le curé prendra l’Ostie et  le vin, il mangera la chair et boira le sang de Christ, devenant à cet instant Christ ! L’eucharistie leur assurait la grâce et l’assurance du pardon.

On vénérait également les martyrs. On se rassemblait le jour anniversaire de leur mort sur leurs tombeaux ; on y célébrait la Cène ; on priait pour eux et on s’adressa plus tard à eux les plaçant ainsi comme des intercesseurs auprès de Dieu.

On vit également apparaître une autre coutume : celle du signe de la croix. Justin dit « le signe de la croix est sur notre front et sur notre cœur. Sur notre front, afin que nous puissions toujours confesser Christ ; sur nos cœurs, afin que nous l’aimions toujours ; sur notre bras, afin que nous agissions toujours pour Lui ».

L’Eglise se réunissait dans n’importe quel lieu. Cela pouvait être une chambre haute, une école ou une maison (Actes 19:9 ; 20:8 ; Romains 16:9 ; Colossiens 4:15 ; Philémon 2). A Rome, à cause de la persécution, ils se réunissaient dans les catacombes. Ce n’est qu’un peu plus tard que les chrétiens élevèrent des édifices spécifiques appelés « basiliques ».

Elles se composaient d’une nef et d’un chœur où se trouvait la table de communion que l’on nomma bientôt « autel ». Les fidèles se tenaient dans la nef et le chœur était réservé aux membres du clergé. Les futurs baptisés restaient en dehors dans un endroit nommé le parvis.

Les catéchumènes n’assistaient qu’à la première partie du culte. Après la lecture des Ecritures et de l’exhortation, un diacre les invitait à se retirer.

Les baptêmes avaient lieu entre les fêtes de la Pâques et de la Pentecôte. Pendant quarante jours, les catéchumènes se préparaient par le jeûne et la prière à recevoir le baptême. Ils apprenaient la confession de foi et l’oraison dominicale. Le baptême était administré à minuit par l’évêque. Les femmes étaient séparées des hommes par des rideaux. On oignait d’huile le futur baptisé et l’ancien le conduisait vers la piscine où il était plongé trois fois après avoir répété la confession de foi. Il était ensuite de nouveau oint d’huile et revêtu d’une robe blanche, symbole de pureté de son âme après avoir été régénéré par le baptême.

Nous voyons que déjà la simplicité de l’Evangile était en train de se perdre puisque nulle part dans les écritures, il est fait mention de telles cérémonies !

 

  • Son organisation

 

Ce qu’elle n’est pas :

Au commencement de l’Eglise, les évêques et les diacres vivaient dans la simplicité de l’évangile. Mais au fur et à mesure, les évêques s’investirent d’une autorité que Dieu n’avait jamais agrée. Tel fut le cas de Diotrèphe qui s’arrogea une place d’autorité dans son assemblée. Il aimait à être le premier et ne recevait pas l’apôtre et ceux qui lui étaient attachés :

3 Jean : J’ai écrit à l’église ; mais Diotrèphe, qui aime être le premier parmi eux, ne nous reçoit pas. 10 C’est pourquoi, si je viens, je rappellerai les actions qu’il commet, en tenant contre nous de mauvais discours ; et n’étant pas content de cela, non seulement il ne reçoit pas les frères, mais il empêche même ceux qui veulent les recevoir et les chasse de l’église.

L’Eglise est devenue cléricale. Ces membres du clergé se mirent à dominer sur le peuple et ce dernier approuva cela, révélant ainsi l’idolâtrie qui était jusqu’alors cachée dans les cœurs ! C’était en complète contradiction avec la Parole de Dieu :

1 Pierre 5 : 2 Paissez le troupeau de Dieu qui est avec vous, se chargeant de le surveiller; non par contrainte, mais volontairement ; non pour un gain déshonnête, mais par un principe d’affection. 3 Et non comme ayant la domination sur les héritages du Seigneur, mais de telle manière que vous soyez les modèles du troupeau.

Ignace d’Antioche (35-10 Ap J.C) fut un des premiers qui attribua aux évêques, anciens et diacres, une place qui n’est nullement celle que leur donne la Parole. Ammien Marcellin écrivait à propos des évêques de Rome : « il ne faut pas s’étonner de voir ceux qui ambitionnent la grandeur humaine, lutter avec tant d’ardeur pour obtenir cette dignité. Le candidat préféré est enrichi par les offrandes des matrones ; ils peuvent alors déployer un grand faste, se faire trainer sur des chars magnifiques, vêtus de riches habits, et la somptuosité de leurs festins dépasse celle des tables royales. Ils seraient plus révérés si, au lieu d’étaler leurs vices, ils ressemblaient aux évêques de province, sobre, simple et modestes ». Combien cette parole est encore vraie de nos jours ! Lorsque nous voyons les fastes de certains pasteurs n’hésitant plus à dépenser des millions d’euros pour leurs cérémonies et leur intronisation. Ils se pavanent avec leur beau costume et leur beau carrosse de marque Mercedes, BMW ou Audi ! Jamais nous ne voyons ces pasteurs conduire une Logan ou une Skoda. Ils trouvent cela déshonorant ! Pourtant, lorsque le Seigneur a fait son entrée dans Jérusalem, il chevauchait un âne !

Zacharie 9 : 9 Sois transportée d’allégresse, fille de Sion ! Pousse des cris de joie, fille de Jérusalem ! Voici, ton Roi vient à toi ; il est juste et vainqueur, il est monté sur un âne, sur un âne, le petit d’une ânesse.

Luc 19 : 29 Lorsqu’il approcha de Bethphagé et de Béthanie, vers la montagne appelée Montagne des Oliviers, Jésus envoya deux de ses disciples, en leur disant : Allez au village qui est en face ; quand vous y serez entrés, vous trouverez un ânon attaché, sur lequel aucun homme n’est monté ; détachez-le, et amenez-le-moi. 31 Si quelqu’un vous demande pourquoi le détachez-vous, vous lui répondrez : Le Seigneur en a besoin. 32 Et ceux qui étaient envoyés s’en allèrent, et le trouvèrent comme il le leur avait dit. 33 Et comme ils le détachaient, ses maîtres leur dirent : Pourquoi détachez-vous cet ânon ? 34 Ils répondirent : Le Seigneur en a besoin. 35 Ils emmenèrent à Jésus l’ânon, sur lequel ils jetèrent leurs vêtements, et firent monter Jésus dessus.36 Quand il fut en marche, les gens étendirent leurs vêtements sur le chemin. 37 Et lorsque déjà il approchait de Jérusalem, vers la descente de la Montagne des Oliviers, toute la multitude des disciples saisie de joie, se mit à louer Dieu à haute voix, pour tous les miracles qu’ils avaient vus. 38 Ils disaient : Béni soit le Roi qui vient au Nom du Seigneur ! Paix dans le ciel, et gloire dans les lieux très hauts.

Les rois, lorsqu’ils étaient intronisés, devaient monter sur un âne, préfigurant la venue du roi des rois à Jérusalem. Aujourd’hui, les pasteurs se prennent non seulement pour des rois mais pour des juges puisqu’ils se présentent devant le peuple de Dieu, montés sur des chevaux (les voitures de luxe). Seul le Seigneur pourra monter sur un cheval lors de son retour pour juger la terre.

Apocalypse 19 : 11 Puis je vis le ciel ouvert, et voici parut un cheval blanc. Et celui qui était monté dessus s’appelle FIDELE et VERITABLE, et il juge et combat avec justice. 12 Et ses yeux étaient comme une flamme de feu ; il y avait sur sa tête plusieurs diadèmes, et il avait un nom écrit que personne ne connaît, si ce n’est lui-même. 13 Il était revêtu d’un vêtement teint de sang, et son Nom s’appelle LA PAROLE DE DIEU. 14 Les armées qui sont dans le ciel le suivaient sur des chevaux blancs, revêtues de fin lin blanc et pur. 15 De sa bouche sortait une épée tranchante, pour frapper les nations ; il les gouvernera avec un sceptre de fer, et il foulera la cuve du vin de l’indignation et de la colère du Dieu Tout-Puissant.

Ces trois derniers mots d’Ammien Marcellin ne sont plus en vigueur aujourd’hui, à savoir : sobriété, simplicité et modestie ! Pourtant la Bible est claire à ce sujet :

1Timothée 3 : 2 Mais il faut que l’évêque soit irréprochable, mari d’une seule femme, sobre, modéré, réglé dans sa conduite, hospitalier, propre à l’enseignement. (Version Louis Segond 1910).

2Timothée 4 : Mais toi, sois sobre en toutes choses, supporte les souffrances, fais l’œuvre d’un évangéliste, remplis bien ton ministère. (Version Louis Segond 1910)

Le mot grec pour « sobre » dans 1 Timothée 3 : 2, est sophron qui signifie avoir un esprit sage, sain, dans ses sens, limitant ses désirs et impulsions, avec sang-froid et tempérance.

Dans 2 Timothée 4 : 5, c’est le mot népho qui signifie être sobre, être calme et concentré en esprit, être modéré, impartial, circonspect.

Romains 12 : 8 et si quelqu’un est appelé à exhorter, qu’il exhorte ; que celui qui donne le fasse dans la simplicité ; que celui qui préside le fasse soigneusement ; que celui qui exerce la miséricorde le fasse avec joie.

2 Corinthiens 1 : 12 Car c’est ici notre gloire, à savoir le témoignage de notre conscience, que nous nous sommes conduits dans le monde, et particulièrement avec vous, avec la simplicité et la sincérité de Dieu, non pas avec une sagesse charnelle, mais selon la grâce de Dieu. 13 Car nous ne vous écrivons pas d’autres choses que celles que vous lisez et que même vous connaissez. Et j’espère que vous les reconnaîtrez aussi jusqu’à la fin.

2 Corinthiens 11 : 3 Mais je crains que, comme le serpent séduisit Eve par sa ruse, vos pensées aussi ne se corrompent en se détournant de la simplicité qui est en Christ.

Ephésiens 6 : 5 Serviteurs, obéissez à vos maîtres selon la chair avec crainte et tremblement, dans la simplicité de votre cœur, comme à Christ.

Colossiens 3 : 22 Serviteurs, obéissez en toutes choses à ceux qui sont vos maîtres selon la chair, ne servant pas seulement sous leurs yeux, comme si vous cherchiez à plaire aux hommes, mais avec simplicité de cœur, dans la crainte de Dieu.

Le mot « simplicité » utilisé dans la version Martin est remplacé par libéralité dans la version Segond en Romains 12 : 8 et par Sainteté dans 1 Corinthiens 1 : 12. Or le mot grec est haplotes qui signifie unicité, simplicité, sincérité, honnêteté mentale ; la vertu de celui qui est sans prétention ni hypocrisie. C’est être non égoïste avec une ouverture de cœur se manifestant par la générosité.

1Timothée 2 : Et de même, que les femmes, vêtues d’une manière décente, avec pudeur et modestie, ne se parent ni de tresses, ni d’or, ni de perles, ni d’habits somptueux.

1Timothée 2 : 15 Elle sera néanmoins sauvée en mettant des enfants au monde, pourvu qu’elle persévère dans la foi, dans la charité, et dans la sanctification, avec modestie.

Le mot «modestie» ici est sophrosune en grec. Il veut dire : sagesse de l’esprit, sang-froid, maîtrise de soi, sobriété. Dans ce contexte, il est fait référence à l’attitude que doit adopter la femme dans l’Eglise (épouse et veuve).

L’Eglise est l’épouse de Christ. Elle doit se comporter d’une manière digne et sobre au contraire de ce que l’on peut malheureusement observer dans l’Eglise d’aujourd’hui où tout n’est qu’apparat et séduction. On veut attirer la foule dans un bâtiment de pierre au lieu de laisser Christ être notre lumière pour qu’elle brille et illumine les yeux de notre cœur selon Ephésiens 1 : 18.

Jean 8 : 12 Et Jésus leur parla encore, en disant : JE SUIS la lumière du monde ; celui qui me suit ne marchera pas dans les ténèbres, mais il aura la lumière de la vie.

Jean 9 : Pendant que JE SUIS dans le monde, JE SUIS la lumière du monde. 

Matthieu 5 : 14 Vous êtes la lumière du monde. Une ville située sur une montagne ne peut être cachée.

Matthieu 5 : 16 Ainsi, que votre lumière luise devant les hommes, afin qu’ils voient vos bonnes œuvres, et qu’ils glorifient votre Père qui est dans les cieux.

Matthieu 6 : 2L’œil est la lampe du corps. Si donc ton œil est en bon état, tout ton corps sera éclairé.

L’Eglise n’a jamais été pyramidale. Il n’y pas de hiérarchie dans l’Eglise, c’est un principe satanique que l’on retrouve d’ailleurs dans la Franc-maçonnerie. Le diable veut imposer sur la terre une religion babylonienne qui nous vient directement de l’enfer ! C’est le principe de la tour de Babel que l’on retrouve dans Genèse 11 : 1 Alors toute la terre avait un même langage et une même parole. 2 Mais il arriva qu’étant partis de l’orient, ils trouvèrent une vallée au pays de Schinear où ils habitèrent. 3 Et ils se dirent l’un à l’autre : Allons ! Faisons des briques, et cuisons-les très bien au feu. Et la brique leur servit de pierre, et le bitume leur servit d’argile. 4 Puis ils dirent : Allons ! Bâtissons-nous une ville, et une tour dont le sommet soit jusqu’aux cieux ; et faisons-nous un nom, de peur que nous ne soyons dispersés sur toute la terre. 5 Alors Yahweh descendit pour voir la ville et la tour que les fils des hommes bâtissaient. 6 Et Yahweh dit : Voici, ce peuple est un, et ils ont tous le même langage, et ils commencent à travailler ; et maintenant rien ne les empêchera d’exécuter ce qu’ils ont projeté. 7 Allons ! Descendons, et là confondons leur langage afin qu’ils n’entendent plus le langage les uns des autres.

Satan a voulu faire de nous des esclaves de la religion. Nous construisons des bâtiments faits de briques alors que l’Eglise repose sur la pierre qu’est Christ ! Nous sommes dans la même situation que les hébreux lorsqu’ils étaient retenus en esclavage en Egypte ; là où Satan, par l’intermédiaire de son serviteur Pharaon, a voulu obliger le peuple de Dieu à fabriquer des briques en allant chercher eux-mêmes la paille et en leur imposant la même quantité qu’auparavant. L’ennemi veut que nous fabriquions des briques comme au temps de la tour de Babel ! La brique est faite à partir de la terre. La terre et la poussière sont les composantes de la religion. Elles sont le produit de cette planète. Dans le livre de Daniel au chapitre 2, la statue de Nebucadnetsar a des pieds de fer et d’argile.  Le fer représentant la puissance politique et militaire de Rome mêlée à la religion (l’argile). Or on ne peut unir et faire fusionner le fer et l’argile tout comme on ne peut associer la foi chrétienne et la politique ou le système de ce monde (Marc 12 : 17).

Daniel 2 : 33 ses jambes étaient en fer et ses pieds étaient en partie en fer et en partie en argile

L’église de Satan est en brique, elle est terrestre et charnelle. Elle nous pousse à aimer les richesses de ce monde alors que le Seigneur nous demande de chercher premièrement le royaume (Matthieu 6 : 33).

Exode 1: 14 Tellement qu’ils leur rendirent la vie amère par un rude travail, en les employant à faire du mortier, des briques, et toute sorte d’ouvrage qui se fait aux champs ; c’était avec cruauté qu’ils leur imposaient toutes ces charges.

Exode 5: Vous ne donnerez plus de paille à ce peuple pour faire des briques comme auparavant, mais qu’ils aillent s’amasser de la paille.

Exode 5: Néanmoins, vous leur imposerez la quantité de briques qu’ils faisaient auparavant, sans en rien diminuer ; car ils sont paresseux, et c’est pour cela qu’ils crient, en disant : Allons et sacrifions à notre Dieu !

C’est malheureusement ce que les frères et sœurs vivent au quotidien dans leur église ! Au lieu de servir Jésus, ils servent des hommes et c’est exactement ce que Satan veut faire de nous : des esclaves au service des hommes. Nous devenons inefficaces pour le royaume de Dieu.

En écoutant un évangile terrestre, nous nous concentrons sur les choses éphémères de la vie (la richesse matérielle, la promotion sociale et religieuse, l’épanouissement de soi, etc…) au lieu de contribuer à l’avancement du royaume de Dieu !

Pourtant même s’il n’y a pas de hiérarchie dans l’Eglise, il y a des appels, des dons, des services (signification du mot «ministère» en grec) et un ordre ! Nous devons connaître ces principes.  Mais tous ces dons sont spirituels. Certains me diront : «mais le Seigneur veut que nous utilisions nos dons naturels pour le servir». C’est faux ! Nulle part dans les écritures, il est fait mention de cela car tous les dons sont spirituels.

Romains 12 : 1 Je vous exhorte donc, mes frères, par les compassions de Dieu, à offrir vos corps en sacrifice vivant, saint, agréable à Dieu, ce qui est votre culte raisonnable. 2 Et ne vous conformez pas à l’âge présent, mais soyez transformés par le renouvellement de votre esprit, afin que vous éprouviez quelle est la volonté de Dieu, ce qui est bon, agréable et parfait. 3 Par la grâce qui m’a été donnée, je dis à chacun de vous, que nul ne présume être plus sage qu’il ne faut, mais que chacun ait des sentiments modestes, selon la mesure de foi que Dieu a départie à chacun. 4 Car, comme nous avons plusieurs membres dans un seul corps, et que tous les membres n’ont pas la même fonction, 5 ainsi, nous qui sommes plusieurs, nous formons un seul corps en Christ, et nous sommes tous membres les uns des autres. 6 Or comme nous avons des dons différents selon la grâce qui nous a été donnée, soit la prophétie, prophétisons selon la proportion de la foi ; 7 soit le service, appliquons-nous au service ; si quelqu’un est appelé à enseigner, qu’il enseigne ; 8 et si quelqu’un est appelé à exhorter, qu’il exhorte ; que celui qui donne le fasse dans la simplicité ; que celui qui préside le fasse soigneusement ; que celui qui exerce la miséricorde le fasse avec joie.

1 Corinthiens 14 : 1 Recherchez la charité. Désirez avec ardeur les dons spirituels, mais surtout celui de prophétiser.2 Parce que celui qui parle une langue inconnue ne parle pas aux hommes, mais à Dieu, car personne ne le comprend, et c’est en esprit qu’il dit des mystères. 3 Mais celui qui prophétise, édifie, exhorte et console les hommes qui l’entendent. 4 Celui qui parle une langue inconnue s’édifie lui-même, mais celui qui prophétise édifie l’Eglise.

1 Corinthiens 14: 12 Ainsi, puisque vous désirez avec ardeur les dons spirituels, que ce soit pour l’édification de l’Eglise que vous cherchiez à en posséder abondamment. 

Dans Romains 12, nous voyons dans ce passage que la condition indispensable pour que les dons se manifestent, c’est d’offrir nos corps en sacrifice (verset 1). Tout don naturel doit passer par la croix. Malheureusement, dans la plupart des églises nous recrutons des musiciens, des orateurs, des dirigeants d’entreprises, des théologiens. Nous nous substituons au Saint Esprit. La plupart de ces gens n’ont pas mis leurs dons naturels sur l’autel des sacrifices pour qu’ils deviennent spirituels.

Un musicien du monde par exemple devra passer son don sur l’autel pour être certain que Dieu l’agréée dans ce domaine. Sinon, il prendra le risque de mettre son don au-dessus de Dieu. Il risquera de trouver sa légitimité aux yeux de Dieu à cause de son don alors que le Seigneur se préoccupe avant toutes choses de notre relation avec Lui. Il ne se laisse pas impressionner par nos talents puisque c’est Lui qui les donne. Tous les dons nous ont été donnés par l’unique et pure grâce de Dieu !

Jacques 1 : 17 Tout ce qui nous est donné d’excellent et tout don parfait viennent d’en haut et descendent du Père des lumières, en qui il n’y a ni changement ni ombre de variation. Dans l’Eglise d’aujourd’hui, le Saint Esprit n’a plus son mot à dire, d’ailleurs dans la plupart des assemblées, il n’est même plus présent.

Comme dans le temple, la gloire de Dieu a quitté l’Eglise (Ezéchiel 10 et 11). A cause du péché, l’Eglise a perdu la puissance, les conversions sont artificielles car nous jouons sur les émotions et l’on manipule les âmes en prêchant un message édulcoré, un évangile humain. On fait un « appel au Salut » en jouant de la musique, en leur promettant une vie pleine d’espérance.

Avec ce type de message, il est vrai que des mains se lèvent pour « accepter » Christ sans pour autant que ces personnes soient converties. Nous oublions que c’est le Saint Esprit qui convainc le monde de péché, de justice, et de jugement (Jean 16 : 8).

Ce que le culte n’est pas :

Aujourd’hui, d’une manière générale, le culte se déroule de cette manière : Le Dimanche matin, tout le monde se « pomponne » pour aller à l’Eglise. Que nous dit la Bible, à ce sujet ? Premièrement, le vêtement que nous devons porter, c’est celui de l’humilité !

Colossiens 3 : 12 Ainsi donc, comme des élus de Dieu, saints et bien-aimés, revêtez-vous des entrailles de miséricorde, de bonté, d’humilité, de douceur, de patience ; 

1 Pierre 5 : De même, vous jeunes gens, soyez soumis aux anciens. Et ayant tous de la soumission les uns pour les autres, revêtez-vous d’humilité ; parce que Dieu résiste aux orgueilleux, mais il fait grâce aux humbles.

Ensuite, nous n’allons pas à l’Eglise puisque nous sommes l’Eglise ! Cet édifice est spirituel. C’est Clément d’Alexandrie (150 à 215 Ap. J.C) qui utilisa pour la première fois l’expression « aller à l’Eglise ». Ce n’est pas ce que nous dit la Parole de Dieu :

1 Corinthiens 3 : 9 Car nous sommes ouvriers avec Dieu. Vous êtes le champ de Dieu et l’édifice de Dieu.

Ephésiens 2 : 20 étant édifiés sur le fondement des apôtres et des prophètes, et Jésus-Christ lui-même étant la pierre angulaire ; 21 en qui tout l’édifice, bien ajusté ensemble, s’élève pour être un temple saint dans le Seigneur, 22 en qui vous êtes édifiés ensemble, pour être une habitation de Dieu en Esprit.

1 Pierre 2 : 4 Approchez-vous de lui ; il est la Pierre vivante, rejetée par les hommes, mais choisie et précieuse devant Dieu ; 5 et vous aussi, comme des pierres vivantes, vous êtes édifiés pour être une maison spirituelle, et une sainte prêtrise, afin d’offrir des sacrifices spirituels, agréables à Dieu par Jésus-Christ.

Au temps des apôtres, l’Eglise se réunissait tous les jours.

Actes 2 : 46 Et tous les jours, ils persévéraient tous d’un commun accord dans le temple ; et rompant le pain de maison en maison, ils prenaient leur repas avec joie et simplicité de cœur.

Actes 5 : 42 Et tous les jours, ils ne cessaient d’enseigner, et d’annoncer l’Evangile de Jésus-Christ dans le temple et de maison en maison.

Actes 19 : 9 Mais comme quelques-uns restaient endurcis et rebelles, décriant devant la multitude la voie du Seigneur, il se retira d’eux, sépara les disciples, et enseigna tous les jours dans l’école d’un nommé Tyrannus. 

Ensuite, nous sommes pris en charge par le service d’accueil, on appelle ce service le ministère d’accueil mais ce n’est pas biblique car nulle part dans les écritures il est fait mention de ce ministère. L’accueil est la responsabilité de tous !

Romains 15 : 7 C’est pourquoi, accueillez-vous les uns les autres, comme aussi Christ nous a accueillis, pour la gloire de Dieu.

Généralement, on vous fait asseoir au fond d’une salle face à une estrade sur laquelle est posée un pupitre. Sur les côtés de l’estrade, des chaises sont disposées pour recevoir les anciens et responsables de l’assemblée. La manière dont le peuple de Dieu est disposé fait de lui un spectateur. Le culte est devenu un spectacle. On a d’un côté les « laïcs » qui regardent et de l’autre côté le clergé qui officie.

Il n’y avait pas de « conducteur de culte ou de modérateur », ce que j’appelle des « chauffeurs de salle » !

Actes 13 : 2 Et tandis qu’ils servaient le Seigneur et jeûnaient, le Saint-Esprit dit : Séparez-moi maintenant Barnabas et Saul pour l’œuvre à laquelle je les ai appelés.

1 Corinthiens 2 : 12 Or nous, nous n’avons pas reçu l’esprit de ce monde, mais l’Esprit qui vient de Dieu, afin que nous connaissions les choses qui nous ont été données par Dieu. 13 Et nous en parlons, non avec des paroles que la sagesse humaine enseigne, mais avec celles qu’enseigne le Saint-Esprit, communiquant des choses spirituelles à ceux qui sont spirituels. 14 Or l’homme animal ne comprend pas les choses de l’Esprit de Dieu, car elles sont une folie pour lui, et il ne peut même pas les entendre, parce que c’est spirituellement qu’on en juge.

1 Thessaloniciens 1 : 5 Car notre Evangile ne vous a pas été prêché en paroles seulement, mais aussi avec puissance, avec l’Esprit Saint, et avec une pleine persuasion ; car vous n’ignorez pas que nous nous sommes montrés ainsi parmi vous, à cause de vous. 

Jude 1 : 20 Mais vous, mes bien-aimés, édifiez-vous vous-mêmes sur votre très sainte foi, et priez par le Saint-Esprit.

Lorsque nous entrons dans la salle, une personne vient nous « accueillir » en nous disant cette belle phrase complètement hérétique : « bienvenue dans la maison du Seigneur ». Ensuite, c’est elle qui va vous encourager à vous saluer les uns les autres. Puis nous nous asseyons en attendant la suite du spectacle.

Dans le livre des actes, le Saint Esprit est sans cesse à l’œuvre au milieu de Son Eglise !

Il nomme les anciens.

Actes 20 : 28 Prenez donc garde à vous-mêmes, et à tout le troupeau sur lequel le Saint-Esprit vous a établis évêques, pour paître l’Eglise de Dieu, qu’il a acquise par son propre sang. 29 Car je sais qu’après mon départ, il s’introduira parmi vous des loups très dangereux, qui n’épargneront pas le troupeau.

Il met à part et envoie.

Actes 13 : 2 Et tandis qu’ils servaient le Seigneur et jeûnaient, le Saint-Esprit dit : Séparez-moi maintenant Barnabas et Saul pour l’œuvre à laquelle je les ai appelés.

Actes 12 : 4 Après l’avoir saisi et jeté en prison, il le mit sous la garde de quatre bandes de quatre soldats chacune, avec l’intention de le faire comparaître devant le peuple après la fête de Pâque.

C’est par l’assistance du Saint Esprit que l’Eglise de Jésus-Christ s’édifie.

Actes 9 :  31 Les églises étaient en paix dans toute la Judée, la Galilée, et la Samarie, étant édifiées et marchant dans la crainte du Seigneur ; et elles s’accroissaient par le rafraîchissement du Saint-Esprit.

Il nous guide et nous avertit.

Actes 16 : 6 Ayant traversé la Phrygie et le pays de Galatie, le Saint-Esprit leur défendit d’annoncer la parole dans l’Asie. 

Il nous conduit.

Actes 13 : 4 Barnabas et Saul, envoyés par le Saint-Esprit, descendirent à Séleucie, et de là ils s’embarquèrent pour l’île de Chypre.

Il n’y avait pas de conducteurs de louange ni de groupe de louange.

C’est au 6ème siècle que le Pape Grégoire le Grand va introduire la chorale et les chantres professionnels. Aujourd’hui, on exalte les talents naturels et particulièrement les musiciens. Souvent les musiciens du monde qui se convertissent utilisent leurs talents naturels au service de l’Eglise sans se préoccuper de connaître la volonté de Dieu. Les dons dans le corps de Christ ne peuvent être que spirituels (nous en reparlerons plus tard). On idolâtre les chanteurs. Eux-mêmes se laissent séduire par cette adulation en faisant la promotion de leur personne.

Il en est de même avec les prédicateurs. Nous sommes souvent attirés par l’éloquence et le charisme alors que tout cela est diabolique. Les grecs méprisaient l’apôtre Paul lorsqu’il se présentait à eux car son apparence était méprisable et il n’avait pas d’éloquences. Pourtant Paul dira de lui-même ceci :

1 Corinthiens 2 : 1 Pour moi, frères, lorsque je suis allé chez vous, ce n’est pas avec une supériorité de langage ou de sagesse que je suis allé vous annoncer le témoignage de Dieu. 2 Car je n’ai pas eu la pensée de savoir parmi vous autre chose que Jésus-Christ, et Jésus-Christ crucifié. 3 Moi-même j’étais auprès de vous dans un état de faiblesse, de crainte, et de grand tremblement ; 4 et ma parole et ma prédication ne reposaient pas sur les discours persuasifs de la sagesse, mais sur une démonstration d’Esprit et de puissance, 5 afin que votre foi fût fondée, non sur la sagesse des hommes, mais sur la puissance de Dieu. 6 Cependant, c’est une sagesse que nous prêchons parmi les parfaits, sagesse qui n’est pas de ce siècle, ni des chefs de ce siècle, qui vont être anéantis ; 7 nous prêchons la sagesse de Dieu, mystérieuse et cachée, que Dieu, avant les siècles, avait destinée pour notre gloire, 8 sagesse qu’aucun des chefs de ce siècle n’a connue, car, s’ils l’eussent connue, ils n’auraient pas crucifié le Seigneur de gloire. 9 Mais, comme il est écrit, ce sont des choses que l’œil n’a point vues, que l’oreille n’a point entendues, et qui ne sont point montées au cœur de l’homme, des choses que Dieu a préparées pour ceux qui l ‘aiment. 10 Dieu nous les a révélées par l’Esprit. Car l’Esprit sonde tout, même les profondeurs de Dieu. 11 Lequel des hommes, en effet, connaît les choses de l’homme, si ce n’est l’esprit de l’homme qui est en lui ? De même, personne ne connaît les choses de Dieu, si ce n’est l’Esprit de Dieu. 12 Or nous, nous n’avons pas reçu l’esprit du monde, mais l’Esprit qui vient de Dieu, afin que nous connaissions les choses que Dieu nous a données par sa grâce. 13 Et nous en parlons, non avec des discours qu’enseigne la sagesse humaine, mais avec ceux qu’enseigne l’Esprit, employant un langage spirituel pour les choses spirituelles. 14 Mais l’homme animal ne reçoit pas les choses de l’Esprit de Dieu, car elles sont une folie pour lui, et il ne peut les connaître, parce que c’est spirituellement qu’on en juge.

Christ n’est plus qu’un prétexte à l’épanouissement de l’ego alors que Christ nous demande de crucifier notre « moi » (Galates 2 : 20).

Trop souvent les prédicateurs font référence à l’ancienne alliance pour justifier le fait que les pasteurs se placent comme des médiateurs entre les brebis du Seigneur et eux mais sous la nouvelle, le Seigneur a fait de nous des adorateurs et des sacrificateurs selon 1 Pierre 2 : 5 à 9 : 5 et vous aussi, comme des pierres vivantes, vous êtes édifiés pour être une maison spirituelle, et une sainte prêtrise, afin d’offrir des sacrifices spirituels, agréables à Dieu par Jésus-Christ. 6 C’est pourquoi aussi, il est dit dans l’Ecriture : Voici, je mets en Sion la principale pierre de l’angle, choisie et précieuse ; et celui qui croit en elle ne sera pas confus. 7 Elle est donc précieuse pour vous qui croyez. Mais par rapport aux rebelles, il est dit : La pierre que ceux qui bâtissaient ont rejetée est devenue la principale de l’angle, 8 et une pierre d’achoppement, et un rocher de scandale ; ils se heurtent contre la parole, et sont rebelles ; et c’est à cela qu’ils sont destinés. 9 Mais vous, vous êtes la race élue, vous êtes la prêtrise royale, la nation sainte, le peuple acquis, afin que vous annonciez les vertus de celui qui vous a appelés des ténèbres à sa merveilleuse lumière. 

La louange, la prêtrise, la méditation de la Parole et l’enseignement sont de la responsabilité de tous.

1 Jean 2 : 20 Mais vous avez été oints par le Saint-Esprit, et vous connaissez toutes choses.

Ephésiens 5 : 19 Entretenez-vous par des psaumes, des hymnes et des cantiques spirituels, chantant et psalmodiant de votre cœur au Seigneur.

Colossiens 3 : 16 Que la parole de Christ habite abondamment en vous en toute sagesse ; instruisez-vous et exhortez-vous les uns les autres par des psaumes, par des hymnes et des cantiques spirituels, chantant dans votre cœur au Seigneur avec reconnaissance.

La prédication doit être sous l’inspiration du Saint Esprit !

1 Thessalonicens 1 : 5 Car notre Evangile ne vous a pas été prêché en paroles seulement, mais aussi avec puissance, avec l’Esprit Saint, et avec une pleine persuasion ; car vous n’ignorez pas que nous nous sommes montrés ainsi parmi vous, à cause de vous. 

2 Pierre 1 : 21 car la prophétie n’a jamais été autrefois apportée par la volonté humaine, mais c’est poussés par le Saint-Esprit que les saints hommes de Dieu ont parlé.

Luc 12 : 11 Quand ils vous mèneront devant les synagogues, les magistrats et les autorités, ne vous inquiétez pas de la manière dont vous vous défendrez ni de ce que vous aurez à dire ; 12 car le Saint-Esprit vous enseignera à l’heure même ce qu’il faudra dire.

Jean 14 : 26 Mais le Défenseur, qui est le Saint-Esprit, que le Père enverra en mon Nom, vous enseignera toutes choses, et il vous rappellera tout ce que je vous ai dit.

1 Jean 2 : 27 Mais l’onction que vous avez reçue de lui demeure en vous, et vous n’avez pas besoin qu’on vous enseigne ; mais comme la même onction vous enseigne toutes choses, qu’elle est véritable et n’est pas un mensonge, demeurez en lui selon les enseignements qu’elle vous a donnés.

Ce que le culte est :

Hébreux 9 : En vérité, la Première Alliance avait aussi des ordonnances concernant le service divin, et un sanctuaire terrestre. 2 Car il fut construit un premier tabernacle, appelé le lieu saint, dans lequel étaient le chandelier, et la table, et les pains de proposition. 3 Et après le second voile était le tabernacle, qui était appelé le Saint des saints, 4 ayant un encensoir d’or, et l’arche de l’alliance, entièrement couverte d’or tout autour, dans laquelle était le vase d’or où était la manne, et la verge d’Aaron qui avait fleuri, et les tables de l’alliance. 5 Et au-dessus de l’arche étaient les chérubins de la gloire, couvrant de leur ombre le propitiatoire. Ce n’est pas le moment de parler en détail là-dessus. 6 Or ces choses étant ainsi disposées, les prêtres qui font le service entrent en tout temps dans le premier tabernacle ; 7 mais seul le grand-prêtre entre dans le second une fois par an, non sans y porter du sang, qu’il offre pour lui-même et pour les péchés du peuple. 8 Le Saint-Esprit faisant connaître par là que le chemin du Saint des saints n’était pas encore manifesté, tandis que le premier tabernacle était encore debout, lequel était une figure destinée pour le temps présent, durant lequel étaient offerts des offrandes et des sacrifices qui ne pouvaient pas sanctifier la conscience de celui qui faisait le service, 10 ordonnés seulement en aliments, et en breuvages, en diverses ablutions, et en des cérémonies charnelles, jusqu’au temps de la réforme. 11 Mais Christ est venu comme Grand-Prêtre des bonnes choses à venir ; il a traversé un tabernacle plus excellent et plus parfait, qui n’est pas un tabernacle construit de main d’homme, c’est-à-dire, qui n’est pas de cette création ; 12 et il est entré une fois pour toutes dans le Saint des saints, non avec le sang des veaux ou des boucs, mais avec son propre sang, après avoir obtenu une rédemption éternelle. 13 Car si le sang des taureaux et des boucs, et la cendre de la génisse, répandue sur ceux qui sont souillés, sanctifient et procurent la pureté de la chair, 14 combien plus le sang de Christ, qui, par l’Esprit éternel, s’est offert lui-même à Dieu sans nulle tache, purifiera-t-il votre conscience des œuvres mortes, pour servir le Dieu vivant ? 

Romains 12 : 1 Je vous exhorte donc, mes frères, par les compassions de Dieu, à offrir vos corps en sacrifice vivant, saint, agréable à Dieu, ce qui est votre culte raisonnable. Et ne vous conformez pas à l’âge présent, mais soyez transformés par le renouvellement de votre esprit, afin que vous éprouviez quelle est la volonté de Dieu, ce qui est bon, agréable et parfait.

Dans Hébreux 9, nous pouvons comprendre que tout ce que nous voyons aujourd’hui n’est qu’une pauvre caricature du service dans le tabernacle. La manière de s’approcher de Dieu avec des chants de louange puis d’adoration, les différentes étapes avant d’entendre la Parole de Dieu, le pasteur qui fait office de souverain sacrificateur, la collecte de la dîme et tant d’autres pratiques prouvent que la plupart des chrétiens vivent sous l’ancien régime de la loi.

Pourtant Christ a déchiré le voile (Matthieu 27 : 51). Il est entré une fois pour toutes dans le lieu très saint avec son propre sang (Hébreux 9 : 12).

Aujourd’hui, le corps de Christ est appelé à s’offrir comme un sacrifice vivant selon Romains 12 : 1. Le culte en grec est latreia. Ce qui signifie service. Notre vie est au service de Dieu et pas seulement le Dimanche mais tous les jours. Nous devons vivre le processus du renouvellement et nous détacher du monde (verset 2). Ceci est l’affaire de tous et pas seulement celle de quelques privilégiés. Nous sommes tous des adorateurs devant Dieu et en tant que tels, nous avons notre propre responsabilité.

 

  • Qu’est ce que l’Eglise ?

 

Le mot Eglise est ekklesia en grec.  Ek signifie « Hors de » et Klésia « Appel ». Elle désigne une assemblée particulière et solennelle et ayant une fonction spécifique dans la cité. Le mot église apparaît plus de 80 fois dans le nouveau testament. L’Eglise au singulier se rapporte à l’Eglise universelle, mais aussi à une église communautaire ou une église familiale.

Romains 16 : 5 Saluez aussi l’église qui est dans leur maison. Saluez Epaïnète, mon bien-aimé, qui a été pour Christ les prémices d’Achaïe.

L’Eglise n’est pas une dénomination car elle a pour vocation de constituer un groupe mis à part qui ne répond pas du tout aux critères du monde dans lequel il se trouve. Dieu nous a retirés du monde et de ses œuvres mortes.

Matthieu 16 : 13 Jésus, étant arrivé dans le territoire de Césarée de Philippe, demanda à ses disciples : Qui suis-je, aux dires des hommes, moi, le Fils de l’homme ? 14 Et ils lui répondirent : Les uns disent que tu es Jean-Baptiste ; les autres, Elie ; et les autres, Jérémie, ou l’un des prophètes. 15 Il leur dit : Et vous, qui dites-vous que JE SUIS ? 16 Simon Pierre répondit, et dit : Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant. 17 Et Jésus lui répondit, et dit : Tu es béni, Simon, fils de Jonas, car ce ne sont pas la chair et le sang qui t’ont révélé cela, mais mon Père qui est dans les cieux. 18 Et moi je te dis que tu es Pierre, et que sur ce Roc je bâtirai mon Eglise, et les portes de l’enfer ne prévaudront pas contre elle. 19 Je te donnerai les clefs du Royaume des cieux ; et tout ce que tu lieras sur la terre sera lié dans les cieux, et tout ce que tu délieras sur la terre sera délié dans les cieux. 20 Alors il commanda expressément à ses disciples de ne dire à personne qu’il était Jésus, le Christ.

Le verset 18 nous donne la définition de l’Eglise.

Tout d’abord, Jésus nous dit qu’il bâtira Son Eglise sur cette Pierre (en grec Petra) mais avant cela il dit : « tu es Pierre (Petros) ». Pour comprendre le sens de ce verset, il est important de saisir son contexte. Au verset 13, notre Seigneur demande aux disciples qui Il est. Les disciples citent plusieurs prophètes tels que Jean-Baptiste, Elie, Jérémie. Mais Jésus ne se préoccupe pas de savoir ce que les autres disent de Lui mais ce que les disciples ont saisi de Lui. C’est là qu’intervient Pierre qui, inspiré par l’Esprit de Dieu, lui dit qu’Il est le Christ, le Fils du Dieu vivant ! C’est sur cette pierre là (cette confession) que Jésus bâtit Son Eglise.

L’Eglise est basée sur une révélation de Dieu pas sur le dire des hommes. Elle a pour base la divinité de Jésus. Ceux qui se rassemblent au nom de Jésus sans reconnaître qu’il est Dieu ne peuvent se proclamer comme appartenant à l’Eglise. Jésus est le rocher (Petra) sur laquelle repose l’Eglise.

Esaïe 17 : 10 Parce que tu as oublié le Dieu de ton salut, et que tu ne t’es pas souvenue du rocher de ta force, à cause de cela tu as transplanté des plantes de plaisance, et tu as planté des ceps étrangers. 

Esaïe 26 : Confiez-vous en Yahweh à perpétuité, car Yah, oui, Yahweh est le Rocher éternel.

1 Pierre 2 : 2 désirez ardemment, comme des enfants nouveau-nés, le lait spirituel et pur, afin que vous croissiez par lui, 3 si toutefois vous avez goûté combien le Seigneur est bon. 4 Approchez-vous de lui ; il est la Pierre vivante, rejetée par les hommes, mais choisie et précieuse devant Dieu ; 5 et vous aussi, comme des pierres vivantes, vous êtes édifiés pour être une maison spirituelle, et une sainte prêtrise, afin d’offrir des sacrifices spirituels, agréables à Dieu par Jésus-Christ. 6 C’est pourquoi aussi, il est dit dans l’Ecriture : Voici, je mets en Sion la principale pierre de l’angle, choisie et précieuse ; et celui qui croit en elle ne sera pas confus. 7 Elle est donc précieuse pour vous qui croyez. Mais par rapport aux rebelles, il est dit : La pierre que ceux qui bâtissaient ont rejetée est devenue la principale de l’angle, 8 et une pierre d’achoppement, et un rocher de scandale ; ils se heurtent contre la parole, et sont rebelles ; et c’est à cela qu’ils sont destinés.

1 Corinthiens 10 : 1 Or mes frères, je ne veux pas que vous ignoriez que nos pères ont tous été sous la nuée, et qu’ils ont tous passé au travers de la mer, 2 et qu’ils ont tous été baptisés en Moïse dans la nuée et dans la mer,3 et qu’ils ont tous mangé la même viande spirituelle.

Romains 9 :  33 selon qu’il est écrit : Voici, je mets en Sion la pierre d’achoppement, et un rocher de scandale ; et quiconque croit en lui ne sera pas confus.

Jésus est la Pierre angulaire. En Egypte, lorsqu’on construisait un édifice, la pierre angulaire servait de repère et de niveau pour que les autres pierres soient alignées correctement. En d’autres termes, cette pierre servait de niveau pour que l’édifice soit droit. L’Eglise a pour « niveau » la pierre angulaire (Christ) pour que l’édifice soit élevé correctement.

Actes 4 : 11 C’est cette pierre rejetée, par vous qui bâtissez, qui est devenue la pierre principale de l’angle.

Ephésiens 2 : 19 C’est pourquoi vous n’êtes plus des étrangers ni des gens de dehors, mais concitoyens des saints et gens de la maison de Dieu ; 20 étant édifiés sur le fondement des apôtres et des prophètes, et Jésus-Christ lui-même étant la pierre angulaire ; 21 en qui tout l’édifice, bien ajusté ensemble, s’élève pour être un temple saint dans le Seigneur, 22 en qui vous êtes édifiés ensemble, pour être une habitation de Dieu en Esprit.

Ensuite, sur cette Pierre ou ce rocher (Petra) sont ajoutées les pierres vivantes que nous sommes.

1 Pierre 2 : 4 Approchez-vous de lui ; il est la Pierre vivante, rejetée par les hommes, mais choisie et précieuse devant Dieu ; 5 et vous aussi, comme des pierres vivantes, vous êtes édifiés pour être une maison spirituelle, et une sainte prêtrise, afin d’offrir des sacrifices spirituels, agréables à Dieu par Jésus-Christ. 6 C’est pourquoi aussi, il est dit dans l’Ecriture : Voici, je mets en Sion la principale pierre de l’angle, choisie et précieuse ; et celui qui croit en elle ne sera pas confus. 7 Elle est donc précieuse pour vous qui croyez. Mais par rapport aux rebelles, il est dit : La pierre que ceux qui bâtissaient ont rejetée est devenue la principale de l’angle, 8 et une pierre d’achoppement, et un rocher de scandale ; ils se heurtent contre la parole, et sont rebelles ; et c’est à cela qu’ils sont destinés.

Cet édifice s’élève en étant bien coordonné car il a pour pierre angulaire ou pierre principale Jésus-Christ, Fils de Dieu !

Cette Eglise est faite de pierres vivantes que nous sommes. En aucun cas, elle est le résultat d’une œuvre humaine ! Dans Matthieu 16 : 18, c’est le Seigneur en personne qui bâtit Son Eglise. Ce n’est ni le pasteur, ni une fédération. Malheureusement aujourd’hui l’Eglise s’adore ! Elle loue son édifice en mettant en avant son programme, sa louange, son club pour enfants, etc… Jésus est devenu un prétexte et l’Eglise est devenue un lieu d’épanouissement charnel !

Si l’ordre de Dieu est respecté concernant la construction de Son Eglise, alors les portes des séjours des morts ne prévaudront point contre elle (Matthieu 16 : 18). Mais c’est seulement sous cette condition que l’enfer n’aura de puissance. Si c’est une œuvre humaine, elle sera détruite et elle sera l’instrument de Satan pour détourner les chrétiens de leur vocation céleste !

Dans Exode 20 : 25, il est précisé que la pierre de l’autel ne devait être taillée. L’Eglise ne peut se concevoir par la main de l’Homme car elle se révèle. Elle est un mystère (Ephésiens 5 : 32). Lorsque Christ est mort à la croix, avant d’expirer il a dit : « tout est accompli » (Jean 19 : 30). L’Eglise s’appuie sur l’œuvre accomplie qu’est Christ. Cette pierre n’a pas besoin d’être taillée car la main de l’homme n’a rien à rajouter ! Aucune nouvelle doctrine ne peut sortir de l’Eglise. Elle s’appuie sur la Parole de Dieu.

 

  • Son architecture : La Pierre (ou le Rocher) et les pierres.

 

L’Eglise est un édifice spirituel. Comme toute construction, elle a une architecture. En premier lieu, ce bâtiment a pour matériaux des pierres.

1 Pierre 2 : 5 et vous aussi, comme des pierres vivantes, vous êtes édifiés pour être une maison spirituelle, et une sainte prêtrise, afin d’offrir des sacrifices spirituels, agréables à Dieu par Jésus-Christ.

La pierre a ceci de particulier, c’est qu’elle ne s’est pas faite de main d’homme. L’Eglise n’est pas constituée de briques comme la tour de Babel dans Genèse 11. La brique est fabriquée par l’homme et elle est le symbole de la religion. Dans l’Eglise de Christ, les pierres que nous sommes ont pour repère une pierre angulaire.

Dans l’antiquité, lorsqu’un édifice était construit, on utilisait une pierre angulaire pour repère et niveau. Ainsi en se référant à cette pierre pour l’assemblage des autres pierres, les murs érigés restaient droits. La pierre angulaire est le niveau de l’Eglise. Mais quelle est la pierre angulaire de l’Eglise ? Ou plus exactement qui est la pierre ?

Job 38 : 6 Sur quoi ses bases sont-elles plantées ? Ou qui en a posé la pierre angulaire pour la soutenir ?

Ephésiens 2 : 20 étant édifiés sur le fondement des apôtres et des prophètes, et Jésus-Christ lui-même étant la pierre angulaire ; 21 en qui tout l’édifice, bien ajusté ensemble, s’élève pour être un temple saint dans le Seigneur, 22 en qui vous êtes édifiés ensemble, pour être une habitation de Dieu en Esprit.

Christ est la pierre angulaire !

Actes 4 : 10 sachez, vous tous et tout le peuple d’Israël, que c’est au Nom de Jésus-Christ de Nazareth, que vous avez crucifié, et que Dieu a ressuscité des morts ; c’est en son Nom que cet homme qui parait ici devant vous a été guéri. 11 C’est cette pierre rejetée, par vous qui bâtissez, qui est devenue la pierre principale de l’angle.

Deutéronome 32 : 4 L’œuvre du rocher est parfaite, car toutes ses voies sont justes. C’est un Dieu fidèle et sans iniquité, il est juste et droit. 5 Ils se sont corrompus, à lui n’est point la faute ; la faute est à ses fils, c’est une génération fausse et tortueuse.

Psaumes 18 : 2 Il dit donc : Ô Yahweh qui es ma force, je t’aimerai d’une affection cordiale.

Psaumes 18 : 31 Les voies de Dieu sont sans défaut ; la parole de Yahweh est éprouvée ; il est un bouclier pour tous ceux qui se confient en lui.

Psaumes 18 : 46 Les étrangers s’enfuient et ils tremblent de peur dans leurs forteresses. 

Psaumes 31 : 3 Incline ton oreille vers moi, hâte-toi de me délivrer ! Sois pour moi un Rocher protecteur, une forteresse, afin que je puisse m’y sauver !

Daniel 2 : 44 Dans le temps de ces rois, le Dieu des cieux suscitera un Royaume qui ne sera jamais détruit, et ce Royaume ne passera point à un autre peuple ; il brisera et anéantira tous ces royaumes-là, et lui-même sera établi éternellement. 45 Selon que tu as vu que de la montagne une pierre a été coupée sans l’aide d’une main et qu’elle a brisé le fer, le bronze, l’argile, l’argent et l’or. Le grand Dieu a fait connaître au roi ce qui arrivera après cela. Or le songe est véritable et son interprétation est certaine.

Ps 78 : 20 Voilà, dirent-ils, il a frappé le rocher, et les eaux ont coulé et des torrents ont débordé ; mais pourrait-il aussi nous donner du pain ? Fournirait-il de la viande à son peuple ? 21 C’est pourquoi, Yahweh les ayant entendus, se mit dans une grande colère, et le feu s’embrasa contre Jacob, et sa colère s’excita contre Israël. 22 Parce qu’ils n’avaient point cru en Dieu et ne s’étaient point confiés en sa délivrance. 23 Il ordonna aux nuées d’en haut et il ouvrit les portes des cieux ; 24 il fit pleuvoir la manne sur eux pour leur nourriture et il leur donna le blé du ciel. 25 Tellement qu’ils mangèrent tous le pain des grands. Il leur envoya de la viande pour s’en rassasier. 26 Il excita dans les cieux le vent d’orient et il amena par sa puissance le vent du sud.27 Il fit pleuvoir sur eux de la chair comme de la poussière, et des oiseaux ailés, en une quantité pareille au sable de la mer. 28 Il les fit tomber au milieu du camp, autour de leurs demeures. 29 Ils en mangèrent et en furent pleinement rassasiés, car il leur donna selon leur désir. 30 Mais ils ne furent pas encore dégoûtés de leur désir, et leur viande était encore dans leur bouche 31 quand la colère de Dieu s’excita contre eux, et qu’il mit à mort les plus gras d’entre eux, et abattit les gens d’élite d’Israël9. 32 Malgré cela, ils péchèrent encore et ne crurent point à ses prodiges. 33 C’est pourquoi il consuma leurs jours par la vanité et leurs années par une fin soudaine. 34 Quand il les mettait à mort, alors ils le recherchaient ; ils se repentaient et ils cherchaient Dieu dès le matin. 35 Ils se souvenaient que Dieu était leur rocher, et Dieu, le Très-Haut, était leur libérateur.

Exode 17 : 6 Voici, je vais me tenir là devant toi sur le rocher d’Horeb ; et tu frapperas le rocher, et il en sortira des eaux, et le peuple en boira. Moïse donc fit ainsi aux yeux des anciens d’Israël.

Il y a plus de deux mille ans de cela, le rocher a été frappé. Jésus est mort à la croix pour qu’il nous donne sa source d’eau vive. Lorsque le soldat a percé le flanc de Jésus, il en est sorti de l’eau.

Dans le Jardin d’Eden, il y avait l’arbre de vie (Genèse 2 : Yahweh Dieu fit germer de la terre tout arbre désirable à la vue et bon à manger, et l’arbre de la vie au milieu du jardin, et l’arbre de la connaissance du bien et du mal). Le mot arbre («ets» en Hébreux) signifie bois. C’est sur ce bois que Christ fut crucifié afin de nous donner son eau vive.

Jean 19 : 30 Et quand Jésus eut pris le vinaigre, il dit : Tout est accompli. Et ayant baissé la tête, il rendit l’esprit. 31 Afin que les corps ne restent pas sur la croix le jour du sabbat, parce que c’était la préparation (or c’était un grand jour de sabbat), les Juifs prièrent Pilate qu’on leur rompe les jambes, et qu’on les enlève.32 Les soldats vinrent donc, et ils rompirent les jambes au premier, et de même à l’autre qui était crucifié avec lui. 33 Puis s’étant approché de Jésus, et voyant qu’il était déjà mort, ils ne lui rompirent pas les jambes ; 34 mais un des soldats lui perça le côté avec une lance, et immédiatement il sortit du sang et de l’eau. 

1 Corinthiens 10 : 1 Or mes frères, je ne veux pas que vous ignoriez que nos pères ont tous été sous la nuée, et qu’ils ont tous passé au travers de la mer, 2 et qu’ils ont tous été baptisés en Moïse dans la nuée et dans la mer,3 et qu’ils ont tous mangé la même viande spirituelle, 4 et qu’ils ont tous bu le même breuvage spirituel, car ils buvaient de l’eau du rocher spirituel qui les suivait, et ce rocher était Christ.

Genèse est le livre du commencement. Au commencement, il y avait l’arbre de vie et les 4 fleuves.

Genèse 2 : 9 Yahweh Dieu fit germer de la terre tout arbre désirable à la vue et bon à manger, et l’arbre de la vie au milieu du jardin, et l’arbre de la connaissance du bien et du mal. 10 Et un fleuve sortait d’Eden pour arroser le jardin ; et de là il se divisait en quatre bras. 11 Le nom du premier est Pischon ; c’est le fleuve qui coule en entourant tout le pays de Havila où se trouve l’or. 12 Et l’or de ce pays est bon ; c’est là aussi que se trouvent le bdellium et la pierre d’onyx. 13 Et le nom du second fleuve est Guihon ; c’est celui qui coule en entourant tout le pays de Cusch. 14 Le nom du troisième fleuve est Hiddékel, qui coule vers l’Assyrie ; et le quatrième fleuve est l’Euphrate.

La Bible se termine par le livre de l’apocalypse. Or nous y trouvons également cet arbre et la source d’eau vive.

Apocalypse 21 : 1 Puis je vis un nouveau ciel et une nouvelle terre ; car le premier ciel et la première terre avaient disparu, et la mer n’était plus. 2 Et moi, Jean, je vis la ville sainte, la nouvelle Jérusalem, qui descendait du ciel, d’auprès de Dieu, parée comme une épouse qui s’est ornée pour son mari.

Apocalypse 2 :  7 Que celui qui a des oreilles entende ce que l’Esprit dit aux églises ! A celui qui vaincra, je lui donnerai à manger de l’arbre de vie, qui est au milieu du paradis de Dieu.

Apocalypse 22 : 14 Bénis sont ceux qui lavent leurs robes afin d’avoir droit à l’arbre de vie, et d’entrer par les portes dans la ville. 

L’arbre de vie, c’est la croix du calvaire ou Christ mourut à la croix. Il fut cloué sur ce bois pour nous donner la seule eau qui pouvait nous abreuver.

Jean 4 : 9 Jésus lui répondit : JE SUIS depuis si longtemps avec vous, et tu ne m’as pas connu, Philippe ! Celui qui m’a vu a vu mon Père ; et comment dis-tu : Montre-nous le Père ? 10 Ne crois-tu pas que JE SUIS en mon Père, et que le Père est en moi ? Les paroles que je vous dis, je ne les dis pas de moi-même ; mais le Père qui demeure en moi est celui qui fait les œuvres.

Cette même eau est nécessaire pour que l’Eglise soit purifiée par la Parole de notre Seigneur.

2 Pierre 3 : 5 Car ils ignorent volontairement ceci : C’est que les cieux furent autrefois créés par la parole de Dieu, et que la terre est sortie de l’eau, et qu’elle subsiste au moyen de l’eau.

Ephésiens 5 : 25 Et vous maris, aimez vos femmes, comme Christ a aimé l’Eglise, et s’est livré lui-même pour elle, 26 afin de la sanctifier en la purifiant et en la lavant par le bain d’eau de la parole ; 27 afin de faire paraître devant lui cette Eglise glorieuse, sans tache, ni ride, ni rien de semblable, mais sainte et irréprochable.

L’Eglise est édifiée sur le fondement de la doctrine de Christ :

Ephésiens 2 :  20 étant édifiés sur le fondement des apôtres et des prophètes, et Jésus-Christ lui-même étant la pierre angulaire.

Nous avons vu que Jésus est la pierre angulaire de l’Eglise. Le point de repère de l’Eglise c’est notre Seigneur. Beaucoup d’églises s’attachent à ce que leur dénomination enseigne mais l’unité doit se faire autour de la saine doctrine qui est Christ. Les apôtres et les prophètes doivent être les garants de cette saine doctrine.

Ils ne doivent pas être les garants d’une dénomination car le Saint Esprit n’est pas statique mais il bouge et nous devons bouger avec Lui. La Parole de Dieu ne change pas mais elle réforme nos pensées en permanence et nous révèle sa Parole jour après jour.

S’attacher à une dénomination c’est prendre le risque de ne plus se laisser réformer. C’est ce qui s’est passé avec la réforme protestante qui a véritablement été inspirée de Dieu ; mais malheureusement, l’Eglise réformée est devenu statique et morte.

L’Eglise est comme nous, elle se réforme en permanence. Lorsqu’elle est sous le regard de Dieu et donc sous l’exigence de Sa Parole, elle se remet en question en permanence.

Il est donc vital pour que le fondement tienne, que les apôtres et les prophètes s’attachent à la saine doctrine sans aucun compromis en dénonçant les fausses doctrines. C’est ce que Paul encourageait Timothée à faire.

2 Timothée 4 : 2 prêche la parole, insiste en toute occasion, favorable ou non. Reprends, censure, exhorte avec toute douceur d’esprit et avec doctrine. 3 Car il viendra un temps où les hommes ne supporteront pas la saine doctrine, mais aimant qu’on leur chatouille les oreilles par des discours agréables, ils chercheront des docteurs qui répondent à leurs désirs. 4 Et ils détourneront leurs oreilles de la vérité et se tourneront vers les fables.

Les apôtres et les prophètes veillent à ce que le fondement soit toujours le même, à savoir Jésus Christ et sa Parole.

Pour que cet édifice tienne contre vents et marées, il faut un fondement solide sinon tout l’édifice s’écroule.

Luc 6 : 47 Je vous montrerai à qui est semblable celui qui vient à moi, entend mes paroles, et les met en pratique. 48 Il est semblable à un homme qui bâtissant une maison, a creusé, creusé profondément, et a mis le fondement sur le roc. Mais une inondation est venue, et le torrent s’est jeté contre cette maison, sans pouvoir l’ébranler, parce qu’elle était bâtie sur le roc. 49 Mais celui qui entend mes paroles, et ne les met pas en pratique est semblable à un homme qui a bâti sa maison sur la terre, sans fondement. Le torrent s’est jeté contre elle ; et aussitôt elle est tombée, et la ruine de cette maison a été grande.

Esaïe 28 : 16 C’est pourquoi ainsi parle le Seigneur Yahweh : Voici, je mettrai pour fondement en Sion une pierre, une pierre éprouvée, la pierre angulaire la plus précieuse, pour être un fondement solide ; celui qui croira ne se hâtera point. 

1 Corinthiens 3 : 10 Selon la grâce de Dieu qui m’a été donnée, j’ai posé le fondement comme un sage architecte, et un autre bâtit dessus. Mais que chacun prenne garde à la manière dont il bâtit dessus. 11 Car personne ne peut poser un autre fondement que celui qui a été posé, à savoir Jésus-Christ.

 

  • La richesse de l’Eglise

 

Ce qui fait sa richesse, c’est notre Seigneur Jésus. Il nous dit dans Matthieu 18 : 20 Car là où il y en a deux ou trois assemblés en mon Nom, je suis là au milieu d’eux. La véritable richesse de l’Eglise, c’est Christ. Parce qu’elle est dépendante de Lui, le monde la considère pauvre car elle ne dépend pas de ses propres ressources. Celle qui se croît riche est misérable aux yeux du Seigneur car elle se suffit à elle-même.

Apocalypse 3 : 14 Ecris aussi à l’ange de l’église de Laodicée : Voici ce que dit l’Amen, le témoin fidèle et véritable, le commencement de la création de Dieu : 15 Je connais tes œuvres. Je sais que tu n’es ni froid ni bouillant ; puisses-tu être ou froid ou bouillant ! 16 Parce que tu es tiède, et que tu n’es ni froid ni bouillant, je te vomirai de ma bouche. 17 Car tu dis : Je suis riche, je suis dans l’abondance, et je n’ai besoin de rien ; mais tu ne sais pas que tu es malheureux, misérable, pauvre, aveugle et nu.

L’attitude orgueilleuse de l’Eglise de Laodicée reflétait celle des citoyens de cette ville qui était riche, grâce à son commerce et à ses industries. C’était aussi une ville de banquiers. Cicéron, lors de son passage, a encaissé ses lettres de crédit. Horace en a fait la cité représentante du commerce avec l’Orient. Certains citoyens possédaient de grandes fortunes avec lesquelles ils contribuaient au bien public.

Au 1er Siècle av. JC, un certain Hiéro a offert 2000 talents à la ville et l’a embellie d’œuvres d’art. Laodicée subit aussi les contrecoups des tremblements de terre des années 17 et 60, mais elle répara ses ruines sans aide extérieure. Sous Néron, elle refusa l’aide impériale. Nous retrouvons cette même autosuffisance dans l’Eglise de Laodicée : « je suis riche ! J’ai amassé des trésors ! Je n’ai besoin de rien » (Apocalypse 3 : 17).

Elle était devenue indépendante et se targuait de produire sa propre richesse.

Elle ne voyait pas la nécessité d’une aide de Christ.

Parce ce que l’Eglise ne voit pas son état réel, le Seigneur lui conseille d’acheter :

  • De l’or purifié au feu pour devenir réellement riche.
  • Des vêtements blancs pour te couvrir afin qu’on ne voit pas ta honteuse nudité.
  • Un collyre pour soigner tes yeux afin que tu puisses voir clair (verset 18).

Les chrétiens de Laodicée s’enorgueillissaient comme les bergers de Zacharie 11 : 5 Ceux qui les achètent les égorgent impunément ; Celui qui les vend dit: Béni soit l’Eternel, car je m’enrichis! Et leurs pasteurs ne les épargnent pas sans aucune pitié pour leurs brebis.

L’Eglise de Laodicée est la dernière des églises mentionnées dans le livre de l’Apocalypse. C’est l’Eglise d’aujourd’hui.

Il est écrit qu’avant le retour de Christ, l’apostasie sera de plus en plus grande (2 Thessaloniciens 2 : 3, 1 Pierre 3, 1 Timothée 4 : 1, 2 Timothée 3 : 1 à 9 et 2 Timothée 4 : 3 à 5).

Comme aujourd’hui, l’Eglise de Laodicée pensait que sa prospérité économique était la preuve de sa bonne santé spirituelle.  Elle pouvait se dire comme Ephraïm dans Osée 12 : 8 Ephraïm est un marchand, qui a dans sa main des balances trompeuses, il aime faire des extorsions. 9 Et Ephraïm dit : Quoi qu’il en soit, je suis devenu riche, je me suis acquis des richesses ; c’est entièrement le produit de mon travail ; on ne trouvera en moi aucune iniquité, rien qui soit un péché. Le parallèle avec le verset 17 d’Apocalypse 3 est saisissant : 17 Car tu dis : Je suis riche, je suis dans l’abondance, et je n’ai besoin de rien ; mais tu ne sais pas que tu es malheureux, misérable, pauvre, aveugle et nu.

L’Eglise d’aujourd’hui a rejeté notre Seigneur. D’ailleurs, il est intéressant de noter qu’à la fin de la description de la dernière Eglise, Jésus est mis à la porte et il frappe (verset 20). Nos églises sont vides de Christ mais remplies d’Ego, de suffisance et d’orgueil !

L’Eglise n’a jamais autant brassé d’argent qu’aujourd’hui mais quels sont les fruits ?

La Parole n’est plus accompagnée de signes et de prodiges car le Saint Esprit est parti de nos assemblées.

Alors on le remplace par de l’émotion, du luxe, des activités mais le Seigneur observe et fait le constat suivant : Parce que tu dis : Je suis riche, je me suis enrichi, et je n’ai besoin de rien, et parce que tu ne sais pas que tu es malheureux, misérable, pauvre, aveugle et nu (verset 17).

Le Seigneur nous demande d’acheter de l’or éprouvé par le feu. A Laodicée, l’or des banques avait bonne réputation. Mais Jésus avertit qu’avec tout l’or de la ville, les chrétiens restent pauvres quant aux biens véritables et durables. Jésus leur propose son or qui a une valeur éternelle.  Cet or, c’est une vie purifiée par l’élimination du péché.

Job 23 : 10 Il connaît la voie que j’ai suivie ; et s’il m’éprouvait, j’en sortirai pur comme l’or.

Proverbes 27 : 21 Comme le fourneau est pour éprouver l’argent, et le creuset pour l’or ; ainsi est à l’homme la bouche qui le loue.

Malachie 3 : 2 Mais qui pourra soutenir le jour de sa venue ? Qui pourra subsister quand il paraîtra ? Car il sera comme le feu du fondeur et comme la potasse des foulons. 3 Et il sera assis comme celui qui raffine et purifie l’argent ; il nettoiera les fils de Lévi, il les épurera comme l’or et l’argent, et ils présenteront à Yahweh des offrandes avec justice.

Ce que Jésus nous propose aujourd’hui, c’est que nous achetions des vêtements blancs. Laodicée était renommée pour la laine noire produite par une espèce particulière de moutons élevés dans la vallée du Lycus. En contraste avec ces habits de laines noires, le Christ nous offre des vêtements blancs (Daniel 7 : 9 ; Apocalypse 1 : 14 ; 4 : 4 ; 19 : 14), symbole de pureté et de fête (Apocalypse 3 : 4-5), de justice accordée (Apocalypse 6 : 5 ; 19 : 8) par la mort de Christ (Apocalypse 7 : 14). Pour garder nos habits propres, nous devons refuser de participer aux pratiques idolâtres de la société ambiante telles que le culte de la personne, la recherche de sensations émotionnelles fortes au travers de la musique, etc.

« Couvrir la honte de sa nudité » était le langage employé par Dieu lorsqu’il accusait Israël ou d’autres nations de participer à l’idolâtrie (Ezéchiel 16 : 36 ; 23 : 29 ; Nahum 3 : 5). Pour couvrir notre nudité, Jésus nous offre des vêtements blancs.

Laodicée était célèbre pour son industrie vestimentaire qui fabriquait des étoffes noires. Les accusés apparaissaient devant le tribunal en habits noirs et s’ils étaient condamnés, on les dépouillait de leurs vêtements et s’ils étaient acquittés, on les revêtait d’un habit blanc.

Face à cette situation, le Seigneur nous propose la purification et l’acquittement.

Jésus nous conseille d’acheter un collyre pour oindre nos yeux. Laodicée était réputée pour son école de médecine qui fut fondée à l’époque de Strabon par un nommé Zeuxis mentionné sur des monnaies laodicéennes. Deux spécialités pharmaceutiques ont vu le jour à Laodicée : un onguent pour les oreilles et un collyre pour les yeux.  Pour la fabrication de ce dernier, on réduisait en poudre une pierre particulière que l’on mélangeait avec des sels de cuivre et de zinc, de l’alun et beaucoup de plantes médicinales.

Tout comme Laodicée, l’Eglise d’aujourd’hui n’a pas conscience de sa cécité. Elle est comme ces pharisiens qui se prétendaient voyants et auxquels Jésus dit dans Jean 9 : 39 Et Jésus dit : JE SUIS venu dans ce monde pour exercer le jugement, afin que ceux qui ne voient pas voient, et que ceux qui voient deviennent aveugles. 40 Et quelques-uns des pharisiens qui étaient avec lui, ayant entendu ces paroles, dirent : Et nous, sommes-nous aussi aveugles ? 41 Jésus leur répondit : Si vous étiez aveugles, vous n’auriez pas de péché ; mais maintenant vous dites : Nous voyons. C’est à cause de cela que votre péché demeure. L’Eglise de Laodicée et sa ville qui prétendait guérir la myopie physique était aveugle. Elle n’était pas consciente de sa propre cécité spirituelle. Aujourd’hui, l’Eglise n’est pas consciente de sa cécité et a besoin de se repentir de son orgueil qui la rend aveugle !

Ce qui fait la richesse de l’Eglise, c’est Jésus-Christ. Le Seigneur ne se préoccupe pas de son aspect extérieur. Les pierres précieuses que nous sommes aux yeux de Dieu font aussi partie de Sa richesse car c’est Jésus qui vit en nous et lorsqu’Il nous voit, Il se voit

Matthieu 13 : 45 Le Royaume des cieux est encore semblable à un marchand qui cherche de bonnes perles. 46 Il a trouvé une perle de grand prix et il est allé vendre tout ce qu’il avait, et l’a achetée.

Matthieu 7 : 6 Ne donnez pas les choses saintes aux chiens et ne jetez pas vos perles devant les pourceaux, de peur qu’ils ne les foulent aux pieds, ne se retournent et ne vous déchirent.

Apocalypse 21 : 21 Et les douze portes étaient douze perles ; chacune des portes était d’une seule perle. Et la place de la ville était d’or pur, comme du verre transparent. 

Dans Apocalypse 17 : 4, il est fait mention d’une grande prostituée qui n’est rien d’autre que l’Eglise catholique romaine, mère de tous les mouvements d’églises qu’elle a enfantées (le protestantisme, adventiste, baptiste, pentecôtiste, etc.).

Tous ces mouvements ont été suscités par des hommes qui, poussés par l’Esprit de Dieu ont amené le réveil et fait sortir les enfants de Dieu de ces prisons spirituelles. Malheureusement, ces mouvements se sont figés sur eux-mêmes, stoppant net le réveil. Alors que le Seigneur a inspiré tous ces réformateurs, ces églises qui en sont issues, sont devenues des filles de la grande prostituée en se transformant en dénomination.

La richesse de cette église apostate est telle que Jean fut séduit. En effet au verset 7, le mot étonné en grec thaumazo signifie étonné, admiré. Il a fallu que l’Ange le reprenne.

Apocalypse 17 : 1 Puis l’un des sept anges qui tenaient les sept coupes vint, et il m’adressa la parole, en disant : Viens, je te montrerai le jugement de la grande prostituée, qui est assise sur les grandes eaux. 2 Avec elle, les rois de la terre ont commis la fornication, et les habitants de la terre ont été enivrés du vin de sa prostitution. 3 Il me transporta en esprit dans un désert ; et je vis une femme assise sur une bête écarlate, pleine de noms de blasphème, ayant sept têtes et dix cornes. 4 Et la femme était vêtue de pourpre et d’écarlate, et parée d’or, de pierres précieuses, et de perles ; et elle tenait à la main une coupe d’or, pleine des abominations de l’impureté de sa prostitution. 5 Et il y avait sur son front un nom écrit, un mystère : Babylone la grande, la mère des impudicités et des abominations de la terre. 6 Et je vis cette femme ivre du sang des saints, et du sang des martyrs de Jésus. Et quand je la vis, je fus saisi d’un grand étonnement. 7 Et l’ange me dit : Pourquoi t’étonnes-tu ? Je te dirai le mystère de la femme et de la bête qui la porte, qui a les sept têtes et les dix cornes. 

Jean a peut être vu la Basilique Saint Pierre de Rome avec toutes ces richesses du Vatican et les vêtements luxueux de couleur pourpre des cardinaux. Pourtant cette couleur symbolise la royauté de Christ. Lorsqu’il était sur cette terre, notre Seigneur a porté ce vêtement au travers de ces souffrances. C’était le manteau de l’humilité et de l’abaissement.

Jean 19 : 1 Pilate fit donc prendre Jésus, et le fit battre de verges. 2 Les soldats tressèrent une couronne d’épines qu’ils posèrent sur sa tête, et le vêtirent d’un vêtement de pourpre ; 3 puis, ils lui disaient : Roi des Juifs ! Nous te saluons. Et ils lui donnaient des coups avec leurs verges. 4 Pilate sortit de nouveau dehors, et leur dit : Voici, je vous l’amène dehors, afin que vous sachiez que je ne trouve aucun crime en lui. 5 Jésus donc sortit, portant la couronne d’épines et le vêtement de pourpre. Et Pilate leur dit : Voici l’homme. 6 Mais quand les principaux prêtres et leurs huissiers le virent, ils s’écrièrent, en disant : Crucifie ! Crucifie ! Pilate leur dit : Prenez-le vous-mêmes, et crucifiez-le ; car je ne trouve pas de crime en lui. 

Depuis les années 70, l’Eglise évangélique est devenue riche. Nous y trouvons pléthore de « megachurch » rivalisant les unes avec les autres de leur nombre de fidèles, de leur superficie de bâtiment, etc. La plupart fonctionne comme des grandes entreprises. Certaines sont dirigées par de remarquables hommes d’affaires et communiquant (Rick Warren, Kenneth Coppeland, Joël Osteen, Benny Hinn, Joyce Meyer, TD Jakes, etc.).

En France, nous ne sommes pas en reste avec ICC, Charisma, CRC, PRC, sans compter les églises ethniques ! Elles sont riches financièrement, prêchent la doctrine de la prospérité alors qu’elles s’enrichissent en rackettant les brebis !

Par contre on ne prêche plus la croix, la sanctification, la marche par l’Esprit, la persécution, la pauvreté en Esprit…

Aujourd’hui on choisit une église comme on choisit une voiture. Quel est son équipement, les options (école de disciple, école de louange, club pour enfant, etc.).

Les pasteurs sont devenus des vendeurs de voiture en train de vendre les options de leur église ! Nous avons la plus grande assemblée de France, nous sommes les spécialistes du gospel urbain….

Le Seigneur nous dit de sortir du milieu d’elle !

Apocalypse 18 : 4 Puis j’entendis une autre voix du ciel, qui disait : Sortez de Babylone1, mon peuple, afin que vous ne participiez pas à ses péchés, et que vous n’ayez pas de part à ses fléaux.

 

  • Les quatre services

 

Ephésiens 4 : 11 Lui-même donc a donné les uns pour être apôtres, les autres pour être prophètes, les autres pour être évangélistes, les autres pour être pasteurs et docteurs, 12 pour travailler au perfectionnement des saints, pour l’œuvre du service, pour l’édification du corps de Christ,13 jusqu’à ce que nous soyons tous parvenus à l’unité de la foi et de la connaissance du Fils de Dieu, à l’état d’homme parfait, à la mesure de la parfaite stature de Christ, 14 afin que nous ne soyons plus des enfants flottants et emportés çà et là à tout vent de doctrine, par la tromperie des hommes et par leur ruse à séduire artificieusement. 15 Mais afin que, suivant la vérité avec la charité, nous croissions en toutes choses en celui qui est le Chef, c’est-à-dire Christ, 16 dont tout le corps bien ajusté et lié ensemble par toutes les jointures de son assistance, tire son accroissement selon la force qu’il distribue à chaque membre, afin qu’il soit édifié dans la charité.

1 Corinthiens 12 : 28 Et Dieu a établi dans l’Eglise, premièrement des apôtres, deuxièmement des prophètes, troisièmement des docteurs, ensuite ceux qui ont le don des miracles, puis ceux qui ont les dons de guérir, de secourir, de gouverner, de parler diverses langues. 29 Tous sont-ils apôtres ? Tous sont-ils prophètes ? Tous sont-ils docteurs ? Tous ont-ils le don des miracles ? 30 Tous ont-ils les dons de guérison ? Tous parlent-ils diverses langues ? Tous interprètent-ils ?

Dans ce passage, c’est le Seigneur qui établit (tithemi en grec) ces services. Ce mot grec signifie « mettre, poser, placer, fixer établir et ordonner ». Celui qui se déclare apôtre, évangéliste ou pasteur doit être certain qu’il a été appelé par Dieu. Ce n’est pas un institut qui ordonne un pasteur mais c’est le Seigneur. On reconnaît en Lui un envoyé de Dieu au fruit qu’il manifeste :

Matthieu 7 : 14 Mais étroite est la porte et resserré le chemin qui mènent à la vie, et il y en a peu qui les trouvent. 15 Gardez-vous des faux prophètes. Ils viennent à vous en habits de brebis, mais au-dedans ce sont des loups ravisseurs. 16 Vous les reconnaîtrez à leurs fruits. Cueille-t-on des raisins sur des épines, ou des figues sur des chardons ? 17 Ainsi tout bon arbre porte de bons fruits, mais le mauvais arbre porte de mauvais fruits. 18 Un bon arbre ne peut porter de mauvais fruits, ni le mauvais arbre porter de bons fruits. 19 Tout arbre qui ne porte pas de bons fruits est coupé et jeté au feu. 20 Vous les reconnaîtrez donc à leurs fruits.

Dans Ephésiens 4 : 16, nous voyons qu’il existe quatre ministères INDISPENSABLES pour « le perfectionnement des saints ».

Dans 1 Corinthiens 12 : 28, il est précisé que Dieu a établi premièrement les apôtres et deuxièmement les prophètes. Aux yeux du Seigneur, ce sont deux services indispensables.

L’Eglise est apostolique. Les apôtres ont un service de fondement. Dans 1 Corinthiens 12 : 28, il est précisé que le Seigneur a établi dans l’Eglise des apôtres et des prophètes.

Même s’il est vrai qu’aujourd’hui, l’apôtre n’a pas le même niveau de révélation que Paul ou Pierre (la nouvelle alliance n’était pas encore écrite), les apôtres fondent les églises et veillent à ce que la Saine doctrine de Christ soit solidement ancrée dans l’Eglise.

Les prophètes donnent la vision. Ils encouragent le peuple de Dieu à ne pas perdre la vision : suivre Christ, se dépouiller de la chair, se repentir…S’il y a un ministère qui manque aujourd’hui, c’est bien celui-ci. Où sont les véritables prophètes de Dieu qui amènent la crainte de Dieu. Où sont les David Wilkerson, les Paul Washer, les Leonard Ravenhil…Les véritables prophètes sont dangereux car on ne peut les corrompre. Ils sont animés de la crainte de Dieu et dénoncent le péché. Ils ne disent rien de bon car les jours sont mauvais (Ephésiens 5 : 16 Rachetant le temps : car les jours sont mauvais).

Les évangélistes ont pour fonction de fixer les regards de l’Eglise sur Christ. L’Eglise a besoin d’évangélistes pour qu’elle ne soit jamais centrée sur elle-même. Très peu de prédicateurs ont un message « Christo centrique ». Les messagers modernes nous donnent des solutions pour mieux vivre sa vie chrétienne, être influent dans la société, gagner de l’argent, etc. mais Christ….L’évangéliste n’a pas pour fonction d’amener les âmes à Christ dans les grands rassemblements car l’évangélisation est l’affaire de tous !

Matthieu 18 : 19 Je vous dis aussi que, si deux d’entre vous s’accordent sur la terre, tout ce qu’ils demanderont leur sera donné par mon Père qui est aux cieux. 20 Car là où deux ou trois sont assemblés en mon Nom, JE SUIS là au milieu d’eux.

Marc 16 : 15 Puis il leur dit : Allez dans le monde entier et prêchez l’Evangile à toute créature. 16 Celui qui croira et qui sera baptisé sera sauvé ; mais celui qui ne croira pas sera condamné. 17 Et voici les miracles qui accompagneront ceux qui auront cru : Ils chasseront les démons en mon Nom ; ils parleront de nouvelles langues ; 18 ils saisiront les serpents avec la main, et s’ils boivent quelque breuvage mortel, il ne leur fera pas de mal ; ils imposeront les mains aux malades, et ils seront guéris.

Philippe était un simple diacre, ce qui ne l’a pas empêché d’évangéliser l’eunuque !

Actes 8 : 25 Eux donc après avoir prêché et annoncé la parole du Seigneur, retournèrent à Jérusalem et annoncèrent l’Evangile dans plusieurs villages des Samaritains. 26 Puis l’Ange du Seigneur parla à Philippe, en disant : Lève-toi et va vers le Midi, sur le chemin qui descend de Jérusalem à Gaza, celui qui est désert. 27 Il se leva donc, et s’en alla. Et voici, un homme Ethiopien, un eunuque, qui était un des principaux seigneurs de la cour de Candace, reine des Ethiopiens, et surintendant de toutes ses richesses, venu à Jérusalem pour adorer, 28 s’en retournait, assis dans son char, et lisait le prophète Esaïe. 29 L’Esprit dit à Philippe : Avance, et approche-toi de ce char. 30 Philippe accourut et entendit l’Ethiopien qui lisait le prophète Esaïe ; et il lui dit : Comprends-tu ce que tu lis ? 31 Et il lui dit : Comment pourrais-je le comprendre, si quelqu’un ne me guide pas ? Et il pria Philippe de monter et de s’asseoir avec lui. 32 Le passage de l’Ecriture qu’il lisait était celui-ci : Il a été mené comme une brebis à la boucherie, et comme un agneau muet devant celui qui le tond ; en sorte qu’il n’a pas ouvert sa bouche. 33 Dans son humiliation, son jugement a été levé ; mais qui racontera sa durée ? Car sa vie est retranchée de la terre. 34 Et l’eunuque prenant la parole, dit à Philippe : Je te prie, de qui est-ce que le prophète dit cela ? Est-ce de lui-même, ou de quelqu’un d’autre ? 35 Alors Philippe, ouvrant sa bouche, et commençant par cette Ecriture, lui annonça l’Evangile de Jésus. 36 Comme ils continuaient leur chemin, ils arrivèrent à un endroit où il y avait de l’eau. Et l’eunuque dit : Voici de l’eau ; qu’est-ce qui empêche que je ne sois baptisé ? 37 Philippe dit : Si tu crois de tout ton cœur, cela t’est permis ; et l’eunuque répondit : Je crois que Jésus-Christ est le Fils de Dieu. 38 Il fit arrêter le char ; Philippe et l’eunuque descendirent tous deux dans l’eau, et Philippe le baptisa. 39 Quand ils furent sortis de l’eau, l’Esprit du Seigneur enleva Philippe, et l’eunuque ne le vit plus. Tandis que, tout joyeux, il continua son chemin, 40 Philippe se trouva dans Azot, d’où il alla jusqu’à Césarée, en évangélisant toutes les villes par lesquelles il passait.

Enfin, nous avons les pasteurs et docteurs. Il est intéressant de noter qu’il est fait mention de deux services regroupés en un seul. En effet, il est écrit les autres comme pasteurs et docteurs comme si c’était une seule et dernière catégorie. C’est renforcer dans la version Martin où il est écrit : 11 Lui-même donc a donné les uns pour être Apôtres, les autres pour être Prophètes, les autres pour être Evangélistes, les autres pour être Pasteurs et Docteurs.

En fait, le pasteur se doit d’être aussi un docteur. Le berger nourrit les brebis par la Parole. Le pasteur suit les brebis, prie pour elles et les nourrit par son enseignement doctoral. Le mot grec pour pasteur est poimen qui signifie gardien de troupeau, berger. Les tâches d’un berger du Proche Orient étaient de prendre garde aux ennemis qui essayaient d’attaquer les moutons, de les défendre de leurs attaquants, de guérir les moutons blessés ou malades, de trouver et sauver les moutons perdus ou piégés, de les aimer, partageant leurs vies, et ainsi gagnant leur confiance. Le pasteur n’est pas un chef totalitaire. Il doit gagner la confiance des brebis. Le docteur en grec didaskalos. C’est celui qui enseigne les choses de Dieu et les devoirs de l’homme. Le pasteur nourrit les brebis par la Parole de Dieu. C’est la raison pour laquelle, il est aussi un docteur. Le pasteur est soumis au pasteur des pasteurs qu’est Jésus Christ !

Jean 10 : 7 Jésus donc leur dit encore : En vérité, en vérité, je vous le dis : JE SUIS la porte des brebis. 8 Tout ceux qui sont venus avant moi sont des brigands et des voleurs ; mais les brebis ne les ont pas écoutés. 9 JE SUIS la porte. Si quelqu’un entre par moi, il sera sauvé ; il entrera et il sortira, et il trouvera des pâturages. 10 Le voleur ne vient que pour dérober, tuer et détruire ; moi, JE SUIS venu afin que mes brebis aient la vie, et qu’elles l’aient même en abondance. 11 JE SUIS le bon berger ; le bon berger donne sa vie pour ses brebis. 12 Mais le mercenaire, qui n’est pas le berger, à qui n’appartiennent pas les brebis, voit venir le loup, abandonne les brebis, et s’enfuit ; et le loup ravit et disperse les brebis. 13 Ainsi le mercenaire s’enfuit, parce qu’il est mercenaire, et qu’il ne se soucie pas des brebis. JE SUIS le bon berger. 14 Je connais mes brebis, et mes brebis me connaissent, 15 comme le Père me connaît, je connais aussi le Père, et je donne ma vie pour mes brebis.16 J’ai encore d’autres brebis qui ne sont pas de cette bergerie ; celles-là, il faut aussi que je les amène ; elles entendront ma voix, et il y aura un seul troupeau, et un seul berger. 17 Le Père m’aime, parce que je donne ma vie, afin de la reprendre. 18 Personne ne me l’ôte, mais je la donne de moi-même. J’ai le pouvoir de la donner, et j’ai le pouvoir de la reprendre ; j’ai reçu cet ordre de mon Père. 

1 Pierre 2 : 25 Car vous étiez comme des brebis errantes, mais maintenant vous êtes retournés vers le Pasteur et l’Evêque de vos âmes.

Aujourd’hui, l’accent est mis sur le pasteur. C’est lui qui baptise, qui marie, qui bénit, etc…Il gère son église avec un esprit de contrôle au cas où quelque chose lui échappe. Pourtant dans les épîtres, le mot « pasteur » n’est utilisé qu’une seule fois pour désigner une fonction humaine (Ephésiens 4 : 11). Dans les évangiles, ce mot est utilisé pour désigner notre Seigneur Jésus !

Ces cinq services sont des fonctions. Ce ne sont pas des titres. Il n’est pas biblique de s’appeler Pasteur Ludovic, ou Apôtre Ludovic. Paul dans ses épîtres se présentaient ainsi :

1 Corinthiens 1 : 1 Paul, appelé par la volonté de Dieu à être apôtre de Jésus-Christ, et le frère Sosthène.

2 Corinthiens 1 : 1 Paul, apôtre de Jésus-Christ par la volonté de Dieu, et le frère Timothée, à l’église de Dieu qui est à Corinthe, avec tous les saints qui sont dans toute l’Achaïe.

Galates 1 : 1 Paul, apôtre, non de la part des hommes, ni de la part d’aucun homme, mais de la part de Jésus-Christ, et de la part de Dieu le Père, qui l’a ressuscité des morts.

Ephésiens 1 : 1 Paul, apôtre de Jésus-Christ par la volonté de Dieu, aux saints et fidèles en Jésus-Christ qui sont à Ephèse.

Philippiens 1 : 1 Paul et Timothée, serviteurs de Jésus-Christ, à tous les saints en Jésus-Christ qui sont à Philippes, avec les évêques et les diacres.

Colossiens 1 : 1 Paul, apôtre de Jésus-Christ, par la volonté de Dieu, et le frère Timothée.

1 Timothée 1 : 1 Paul, apôtre de Jésus-Christ par l’ordre de Dieu, notre Sauveur et Seigneur, Jésus-Christ notre espérance.

2 Timothée 1 : 1 Paul, apôtre de Jésus-Christ, par la volonté de Dieu, selon la promesse de la vie qui est en Jésus-Christ.

Tite 1 : 1 Paul, serviteur de Dieu, et apôtre de Jésus-Christ, selon la foi des élus de Dieu et la connaissance de la vérité qui est selon la piété.

Philémon 1 : 1 Paul, prisonnier de Jésus-Christ, et le frère Timothée, à Philémon notre bien-aimé et compagnon d’œuvre.

Il commençait par sa personne et ensuite précisait sa fonction. Notre identité n’est pas liée à ce que nous faisons mais à ce que nous sommes. Le plus important n’est pas la fonction mais la sanctification et l’obéissance.

Matthieu 7 : 21 Ceux qui me disent : Seigneur ! Seigneur ! n’entreront pas tous dans le Royaume des cieux ; mais celui qui fait la volonté de mon Père qui est dans les cieux. 22 Plusieurs me diront en ce jour-là : Seigneur ! Seigneur ! N’avons-nous pas prophétisé en ton Nom ? N’avons-nous pas chassé les démons en ton Nom ? Et n’avons-nous pas fait beaucoup de miracles en ton Nom ? 23 Alors je leur dirai ouvertement : Je ne vous ai jamais connus, retirez-vous de moi, vous qui commettez l’iniquité.

Hébreux 12 : 14 Recherchez la paix avec tous, et la sanctification, sans laquelle nul ne verra le Seigneur.

1 Samuel 15 : 22 Samuel répondit : Yahweh prend-il plaisir aux holocaustes et aux sacrifices, autant qu’à l’obéissance à sa voix ? Voici, l’obéissance vaut mieux que les sacrifices, et l’observation de sa parole vaut mieux que la graisse des béliers. 

L’Eglise n’est pas pyramidale. Ce n’est pas une tour de Babel. Les cinq services sont parmi le peuple de Dieu pour sa croissance et son édification. La seule personne qui doit être devant c’est Jésus !

Ephésiens 4 : 15 Mais afin que, suivant la vérité avec la charité, nous croissions en toutes choses en celui qui est le Chef, c’est-à-dire Christ.

Ephésiens 5 : 23 car le mari est le chef de la femme, comme Christ est le Chef de l’Eglise, qui est son corps, et dont il est le Sauveur. 

Colossiens 1 : 18 Et c’est lui qui est le Chef du corps de l’Eglise, et qui est le commencement et le premier-né d’entre les morts, afin qu’il tienne le premier rang en toutes choses.

Colossiens 2 : 10 Et vous êtes comblés en lui, qui est le Chef de toute principauté et puissance.

Colossiens 2 : 19 sans s’attacher au Chef, dont tout le corps étant joint et ajusté ensemble par des jointures et des liens, s’accroît d’un accroissement de Dieu.

Hébreux 12 : 2 portant les yeux sur Jésus, qui est le chef de la foi et qui la mène à la perfection. En échange de la joie qui lui était réservée, il a souffert la croix, ayant méprisé la honte, et il s’est assis à la droite du trône de Dieu. 

Lorsque le peuple Hébreux marchait dans le désert, il respectait la procédure divine. La tribu de Lévi occupait la fonction sacerdotale, religieuse et légale. Lorsque la nuée de Dieu se déplaçait, c’était la tribu de Lévi qui donnait l’ordre de marche. Ensuite les autres tribus se levaient pour suivre le Seigneur.

La tribu de Lévi ne se trouvait pas devant le peuple mais au milieu du peuple. Ainsi, on pouvait garder en ligne de mire la nuée du Seigneur pour mieux la suivre.

Nombres 10 : 1 Puis Yahweh parla à Moïse, en disant : 2 Fais-toi deux trompettes d’argent, battues au marteau. Elles te serviront pour convoquer l’assemblée, et pour le départ des camps. 3 Quand on en sonnera, toute l’assemblée s’assemblera auprès de toi à l’entrée de la tente d’assignation. 4 Et quand on sonnera d’une seule, les princes, qui sont les chefs des milliers d’Israël, s’assembleront vers toi. 5 Mais quand vous sonnerez avec un retentissement bruyant, ceux qui campent à l’orient partiront. 6 Et quand vous sonnerez la seconde fois avec un retentissement bruyant, ceux qui campent au midi partiront, on sonnera avec un retentissement bruyant, pour leur départ. 7 Lorsque vous convoquerez l’assemblée, vous ne sonnerez pas avec un retentissement bruyant. 8 Or les fils d’Aaron, les prêtres, sonneront des trompettes. Ce sera une loi perpétuelle pour vous et pour vos descendants. 9 Et lorsque, dans votre pays, vous irez à la guerre contre l’ennemi qui vous combattra, vous sonnerez des trompettes avec un retentissement bruyant, et Yahweh votre Dieu, se souviendra de vous, et vous serez délivrés de vos ennemis. 10 Aussi dans vos jours de joie, dans vos fêtes solennelles, et au commencement de vos mois, vous sonnerez des trompettes en offrant vos holocaustes et vos sacrifices d’offrande de paix, et elles vous serviront de souvenir devant votre Dieu. JE SUIS Yahweh, votre Dieu. 11 Or il arriva le vingtième jour du second mois de la seconde année, que la nuée se leva de dessus le tabernacle du témoignage. 12 Et les enfants d’Israël partirent du désert de Sinaï, selon l’ordre fixé pour leur marche. La nuée se posa dans le désert de Paran. 13 Ils partirent donc pour la première fois, suivant le commandement de Yahweh, déclaré par Moïse. 14 Et la bannière du camp des fils de Juda partit la première, selon leurs armées. Nachschon, fils d’Amminadab, commandait l’armée de Juda ; 15 et Nethaneel, fils de Tsuar, commandait l’armée de la tribu des fils d’Issacar ; 16 et Eliab, fils de Hélon, commandait l’armée de la tribu des fils de Zabulon. 17 Et le tabernacle fut démonté ; et les fils de Guerschon, et les fils de Merari, qui portaient le tabernacle, partirent. 18 Puis la bannière du camp de Ruben partit, selon leurs armées. Et Elitsur, fils de Schedéur, commandait l’armée de Ruben ; 19 et Schelumiel, fils de Tsurischaddaï, commandait l’armée de la tribu des fils de Siméon ; 20 et Eliasaph, fils de Déuel, commandait l’armée des fils de Gad. 21 Alors les Kehathites, qui portaient le sanctuaire, partirent ; cependant on dressait le tabernacle, en attendant leur arrivée. 22 Puis la bannière du camp des fils d’Ephraïm partit, selon leurs armées. Elischama, fils d’Ammihud, commandait l’armée d’Ephraïm ; 23 et Gamliel, fils de Pedahtsur, commandait l’armée de la tribu des fils de Manassé ; 24 et Abidan, fils de Guideoni, commandait l’armée de la tribu des fils de Benjamin. 25 Enfin la bannière des camps des fils de Dan, qui faisait l’arrière-garde, partit, selon leurs armées ; et Ahiézer, fils d’Ammischaddaï, commandait l’armée de Dan. 26 Et Paguiel, fils d’Ocran, commandait l’armée de la tribu des fils d’Aser ; 27 et Ahira, fils d’Enan, commandait l’armée de la tribu des fils de Nephthali. 28 Tel fut l’ordre d’après lequel les enfants d’Israël se mirent en marche selon leurs armées, c’est ainsi qu’ils partirent. 

Les cinq services ne sont pas devant le peuple pour le dominer. Seul Christ doit être visible par tous : car il y a un seul Dieu, et aussi un seul médiateur entre Dieu et les hommes, Jésus-Christ homme (1 Timothée 2:5).

Hébreux 8 : 6 Mais maintenant, notre Grand-Prêtre a obtenu un service d’autant supérieur qu’il est le Médiateur d’une alliance plus excellente, qui a été établie sur de meilleures promesses.

Hébreux 9 : 15 C’est pourquoi il est le Médiateur de la Nouvelle Alliance, afin que, la mort étant intervenue pour la rançon des transgressions commises sous la Première Alliance, ceux qui ont été appelés reçoivent l’héritage éternel qui leur a été promis.

Hébreux 12 : 24 de Jésus, qui est le Médiateur de la Nouvelle Alliance, et du sang de l’aspersion, qui prononce des meilleures choses que celui d’Abel.

 

  • Pasteur ou Ancien ?

 

Dans tout le livre des actes, nous voyons l’importance des anciens dans l’Eglise (Actes 11 : 30 ; 14 : 23 ; 15: 2 et 6 ; 15 : 22 ; 16 : 4 ; 20 : 17 ).

Lorsqu’une décision importante devait être prise, on consultait systématiquement les anciens.

Dans Actes 15 quelques hommes venant de Judée voulurent imposer aux chrétiens d’Antioche la circoncision, il y eut un vif débat entre eux. Au point où les frères décidèrent d’envoyer Paul et Barnabas pour en discuter avec les apôtres et les anciens de Jérusalem (verset 2). Ce sont ces derniers qui renvoyèrent Paul et Barnabas à Antioche avec une lettre d’instruction et de recommandation (verset 24 à 30).

Dans la Parole de Dieu, le terme « ancien » (en grec presbuteros qui signifie ancien, ainé, vieillard) et « évêque » (en grec épiskopos qui signifie gardien, protecteur, surveillant) désignent tous deux le même office. D’ailleurs les mots anciens dans Tite 1 au verset 5 et évêque au verset 7 sont interchangeables.

Le premier se rapporte à l’homme. Il faut que ce soit une personne d’un certain âge, ayant de l’expérience dans la foi. En effet, Paul conseille à Timothée (1 Timothée 3 : 6) de ne pas choisir un nouveau converti à cause de l’orgueil. Le deuxième se rapporte à la fonction.

La responsabilité d’anciens était toujours confiée à plusieurs personnes. Nous ne trouvons dans l’Ecriture aucun exemple d’ancien travaillant isolément dans une église locale comme on peut malheureusement le voir si souvent aujourd’hui. Trop souvent le pasteur gère l’Eglise comme une entreprise et les anciens sont choisis par lui et ne sont que des « bénis oui-oui » ! Or, dans Actes 14 : 23, nous voyons que ce sont les apôtres qui nomment les anciens. Tite et Timothée eurent également cette responsabilité.

Actes 14 : 19 Alors survinrent quelques Juifs d’Antioche et d’Icone qui gagnèrent la foule, et qui, après avoir lapidé Paul, le traînèrent hors de la ville, croyant qu’il était mort. 20 Mais, les disciples s’étant assemblés autour de lui, il se leva, et entra dans la ville. Et le lendemain il s’en alla avec Barnabas à Derbe. 21 Quand ils eurent évangélisé cette ville, et fait un certain nombre de disciples, ils retournèrent à Lystre, à Icone, et à Antioche ; 22 fortifiant les âmes des disciples, et les exhortant à persévérer dans la foi, disant que c’est par beaucoup de tribulations qu’il nous faut entrer dans le Royaume de Dieu. 23 Après le vote à main levée des assemblées, ils établirent des anciens dans chaque église, et après avoir prié et jeûné, ils les recommandèrent au Seigneur, en qui ils avaient cru.

Au verset 23 le mot « nommer » en grec est cheirotoneo qui signifie « voter en étendant la main ». C’est l’Eglise qui confirme le choix des anciens devant les apôtres et c’est le Saint Esprit qui les établit au sein des Eglises.

Actes 20 : 28 Prenez donc garde à vous-mêmes, et à tout le troupeau sur lequel le Saint-Esprit vous a établis évêques, pour paître l’Eglise de Dieu, qu’il a acquise par son propre sang.

Leur rôle consiste à diriger (1 Timothée 3 : 4-5 ; 5 : 17), à enseigner (1 Timothée 5 : 17), à veiller sur la saine doctrine (Tite 1 : 9) et à veiller sur le troupeau (Jean 21 : 16 ; Actes 20 : 28 ; Hébreux 13 : 17 ; 1 Pierre 5 : 2).

Le diacre (diakonos en grec) veut dire serviteur. Il est serviteur de Dieu au service des frères et sœurs, c’est-à-dire de l’Eglise. Dans Actes 6 du verset 1 à 8, nous voyons l’institution de la charge des diacres, qui furent établis par les apôtres pour dispenser les charités des fidèles. Parmi eux, figuraient Etienne et Philippe. L’un après avoir rappelé l’incrédulité d’Israël au sanhédrin fut lapidé (Actes 7) et l’autre fut amené jusqu’à un eunuque qu’il évangélisa et baptisa (Actes 8 : 26 à 40).

Ces hommes étaient « pleins d’Esprit Saint et de sagesse » (Actes 6 : 3). Ils n’étaient pas pasteurs ou apôtres et pourtant étaient puissamment utilisés par Dieu. Ils devaient répondre aux mêmes critères que les anciens (1 Timothée 3 : 8 à 13). C’était l’Eglise qui les choisissait (Actes 6 : 3).

Aujourd’hui, l’exemplarité d’un homme et d’une femme de Dieu se mesure à son activisme, à sa présence assidue dans l’Eglise locale alors que le Seigneur se soucie de la vie « intérieure » de ses enfants.

Dans Matthieu 7 : 21 à 23, Jésus fait référence aux chrétiens engagés dans des ministères. Ils ont chassé des démons et fait beaucoup de miracles et pourtant le Seigneur leur répond au verset 23 : «je ne vous ai jamais connu vous qui commettez l’iniquité ».

Combien de parents passent leur majeure partie de leur temps dans les églises alors que les enfants sont laissés à eux-mêmes ? Ces mêmes enfants doivent supporter des cultes ou des séminaires de trois, quatre ou cinq heures. Certains étant privés de nourriture le Dimanche midi à cause des activités des parents ! La plupart de ces enfants, à leur majorité, choisiront le monde plutôt que de supporter encore ces rituels religieux.

Les anciens et les diacres doivent être des modèles de comportement envers leurs époux et épouses et envers leurs enfants. A quoi cela sert-il de vouloir sauver le monde si notre famille est dans le chaos ! Ne pratiquons pas des activités chrétiennes, soyons des chrétiens !

Un ancien et un diacre ne pouvaient aspirer à cette charge s’il ne répondait aux critères énoncés par Paul :

1 Timothée 3 : 1 Cette parole est certaine, si quelqu’un désire la charge d’évêque, il désire une œuvre excellente.2 Mais il faut que l’évêque soit irrépréhensible, mari d’une seule femme, vigilant, modéré, honorable, hospitalier, propre à enseigner. 3 Il faut qu’il ne soit ni adonné au vin, ni violent, ni attiré par l’argent, mais modéré, éloigné des querelles, exempt d’avarice. 4 Il faut qu’il dirige honnêtement sa propre maison, et qu’il tienne ses enfants dans la soumission et dans une parfaite honnêteté ; 5 car si quelqu’un ne sait pas diriger sa propre maison, comment pourra-t-il gouverner l’église de Dieu ? 6 Il ne faut pas qu’il soit un nouveau converti, de peur qu’enflé d’orgueil, il ne tombe sous le jugement du diable. 7 Il faut aussi qu’il reçoive un bon témoignage de ceux du dehors, afin de ne pas tomber dans l’opprobre et dans les pièges du diable. 8 Que les diacres aussi soient honorables, éloignés de la duplicité, des excès du vin et des gains malhonnêtes ; 9 conservant le mystère de la foi dans une conscience pure. 10 Ils doivent aussi être premièrement éprouvés, et qu’ensuite ils exercent leur service, après avoir été trouvés sans reproche. 11 Leurs femmes, de même, doivent être honorables, non médisantes, sobres, fidèles en toutes choses. 12 Les diacres doivent être maris d’une seule femme, dirigeant honnêtement leurs enfants, et leurs propres maisons. 13 Car ceux qui auront bien servi s’acquièrent un rang honorable, et une grande liberté dans la foi qui est en Jésus-Christ.

1 Timothée 5 : 17 Que les anciens qui dirigent convenablement soient jugés dignes d’un double honneur, spécialement ceux qui travaillent à la prédication et à l’enseignement. 18 Car l’Ecriture dit : Tu ne muselleras pas le bœuf quand il foule le grain. Et l’ouvrier mérite son salaire. 19 Ne reçois pas d’accusation contre un ancien, si ce n’est sur la déposition de deux ou de trois témoins.

Tite 1 : 5 La raison pour laquelle je t’ai laissé en Crète, c’est afin que tu achèves de mettre en bon ordre les choses qui restent à régler, et que tu établisses des anciens de ville en ville, suivant ce que je t’ai ordonné, 6 s’il s’y trouve un homme qui soit irrépréhensible, mari d’une seule femme, ayant des enfants fidèles, qui ne soient ni accusés de dissolution, ni rebelles. 7 Car il faut que l’évêque soit irrépréhensible, comme étant économe dans la maison de Dieu ; qu’il ne soit ni arrogant, ni coléreux, ni adonné au vin, ni violent, ni avide de gains malhonnêtes ; 8 mais hospitalier, aimant les gens de bien, modéré, juste, saint, tempérant, 9 attaché à la parole de la vérité comme elle lui a été enseignée, afin qu’il soit capable tant d’exhorter par la saine doctrine, que de réfuter les contredisants. 10 Car il y en a plusieurs qui ne veulent pas se soumettre, vains discoureurs, et séducteurs d’esprits, principalement ceux qui sont de la circoncision, 11 auxquels il faut fermer la bouche, eux qui renversent des maisons tout entières, enseignant pour un gain déshonnête des choses qu’on ne doit pas enseigner. 12 L’un d’entre eux, qui était leur propre prophète, a dit : Les Crétois sont toujours menteurs, de mauvaises bêtes, des ventres paresseux. 13 Ce témoignage est véritable. C’est pourquoi reprends-les vivement, afin qu’ils soient sains dans la foi, 14 et qu’ils ne s’attachent pas aux fables judaïques et aux commandements d’hommes qui se détournent de la vérité. 15 Toutes choses sont pures pour ceux qui sont purs, mais rien n’est pur pour ceux qui sont impurs et incrédules ; mais leur pensée et leur conscience sont souillées. 16 Ils font profession de connaître Dieu, mais ils le renient par leurs œuvres, car ils sont abominables, rebelles, et réprouvés à l’égard de toute bonne œuvre.

Tite 2 : 2 Que les vieillards soient sobres, honorables, modérés, sains dans la foi, dans la charité, et dans la patience. 3 De même, que les femmes âgées règlent leur extérieur d’une manière convenable à la sainteté ; qu’elles ne soient ni médisantes, ni sujettes à beaucoup de vin, mais qu’elles enseignent de bonnes choses, 4 afin qu’elles instruisent les jeunes femmes à être modestes, à aimer leurs maris, à aimer leurs enfants, 5 à être modérées, pures, occupées aux soins domestiques, bonnes, soumises à leurs maris, afin que la Parole de Dieu ne soit pas blasphémée. 6 Exhorte aussi les jeunes hommes à être modérés, 7 te montrant toi-même un modèle de bonnes œuvres en toutes choses, en une doctrine exempte de toute altération, en pureté, en intégrité, 8 en paroles saines, que l’on ne puisse pas condamner, afin que celui qui vous contredit soit confondu, n’ayant aucun mal à dire de vous. 9 Que les serviteurs soient soumis à leurs maîtres, qu’ils leurs plaisent en toutes choses, n’étant pas contredisants, 10 ne dérobant rien de ce qui appartient à leurs maîtres, mais faisant toujours paraître une grande fidélité, afin de rendre honorable en toutes choses la doctrine de Dieu, notre Sauveur. 

Tite 3 : 1 Rappelle-leur d’être soumis aux magistrats et aux autorités, d’obéir aux gouverneurs, d’être prêts à faire toutes sortes de bonnes actions, 2 de ne médire de personne, de ne pas être querelleurs, mais doux, et montrant une parfaite douceur envers tous les hommes.

Les jeunes épouses de notre époque manquent de repères et de modèles. Il en est de même pour les jeunes époux et parents. Les vieillards ne sont plus écoutés ni respectés.  Pourtant Paul dit :

1 Timothée 5 : 1 Ne reprends pas rudement le vieillard, mais exhorte-le comme un père ; les jeunes gens comme des frères, 2 les femmes âgées comme des mères, celles qui sont jeunes comme des sœurs, en toute pureté.3 Honore les veuves qui sont véritablement veuves. 4 Mais si une veuve a des enfants, ou des petits enfants, qu’ils apprennent avant tout à exercer la piété envers leur propre famille, et à rendre à leurs parents ce qu’ils ont reçu d’eux ; car cela est bon et agréable à Dieu. 5 Or celle qui est véritablement veuve, et qui est laissée seule, espère en Dieu, et persévère nuit et jour dans les supplications et les prières. 6 Mais celle qui vit dans les plaisirs est morte quoique vivante. 7 Avertis-les donc de ces choses, afin qu’elles soient irrépréhensibles. 8 Si quelqu’un n’a pas soin des siens, et principalement de ceux de sa famille, il a renié la foi, et il est pire qu’un incrédule. 9 Qu’une veuve, pour être enregistrée sur le rôle, n’ait pas moins de soixante ans, qu’elle ait été la femme d’un seul mari, 10 ayant le témoignage d’avoir fait de bonnes œuvres, comme d’avoir bien élevé ses propres enfants, d’avoir exercé l’hospitalité envers les étrangers, d’avoir lavé les pieds des saints, d’avoir secouru les affligés, et de s’être ainsi constamment appliquée à toutes sortes de bonnes œuvres. 11 Mais refuse les veuves qui sont plus jeunes ; car quand elles sont devenues lascives contre Christ, elles veulent se marier, 12 ayant leur condamnation, en ce qu’elles ont violé leur première foi. 13 Et avec cela aussi, étant oisives, elles apprennent à aller de maison en maison ; et non seulement elles sont oisives, mais encore causeuses, et curieuses, et parlant de choses qui ne sont pas bienséantes. 14 Je veux donc que les jeunes veuves se marient, qu’elles aient des enfants, qu’elles gouvernent leur ménage, et qu’elles ne donnent à l’adversaire aucune occasion de médire. 15 Car quelques-unes se sont déjà détournées pour suivre Satan.16 Si quelque fidèle, homme ou femme, a des veuves, qu’ils les assistent, et que l’église n’en soit pas chargée, afin qu’elle puisse assister celles qui sont véritablement veuves.

1 Pierre 3 : Femmes, soyez de même soumises à vos maris, afin que si quelques-uns n’obéissent pas à la parole, ils soient gagnés sans paroles par la conduite de leurs femmes, 2 lorsqu’ils verront la pureté de votre conduite, accompagnée de crainte. 3 Que votre parure ne soit pas celle de l’extérieur, qui consiste dans les cheveux tressés, les ornements d’or ou la magnificence des habits, 4 mais que votre parure consiste dans l’être caché dans le cœur, l’incorruptibilité d’un esprit doux et paisible, qui est d’un grand prix devant Dieu. 5 Car c’est ainsi que se paraient aussi autrefois les saintes femmes qui espéraient en Dieu, étant soumises à leurs maris, 6 comme Sara, qui obéissait à Abraham et l’appelait son seigneur. C’est d’elle que vous êtes devenues les filles, en faisant ce qui est bien et sans vous laisser troubler par aucune crainte. 7 Vous de même, maris, montrez de la compréhension dans vos relations avec vos femmes, comme avec un vase plus fragile, c’est-à-dire féminin ; les traitant avec honneur comme étant aussi ensemble héritiers de la grâce de la vie, afin que vos prières ne soient pas interrompues. 8 Enfin, soyez tous d’un même sentiment, remplis de compassion les uns envers les autres, d’amour fraternel, miséricordieux et doux. 9 Ne rendez pas mal pour mal, ou injure pour injure ; mais au contraire, bénissez ; sachant que c’est à cela que vous êtes appelés, afin d’hériter la bénédiction. 10 Car celui qui veut aimer sa vie et voir des jours heureux, qu’il préserve sa langue du mal, et ses lèvres de prononcer aucune fraude, 11 qu’il se détourne du mal et fasse ce qui est bon, qu’il recherche la paix, et qu’il tâche de se la procurer ; 12 car les yeux du Seigneur sont sur les justes, et ses oreilles sont attentives à leurs prières, mais la face du Seigneur est contre ceux qui font le mal. 13 Et qui vous maltraitera, si vous êtes les imitateurs de celui qui est bon ?

1 Timothée 2 : 9 Et de même, que les femmes, vêtues d’une manière décente, avec pudeur et modestie, ne se parent ni de tresses, ni d’or, ni de perles, ni d’habits somptueux, 10 mais qu’elles se parent de bonnes œuvres, comme il convient à des femmes qui font profession de servir Dieu. 11 Que la femme apprenne dans le silence, en toute soumission. 12 Car je ne permets pas à la femme d’enseigner ni d’user d’autorité sur le mari ; mais elle doit demeurer dans le silence. 13 Car Adam a été formé le premier, Eve ensuite. 14 Et ce n’est pas Adam qui a été séduit, mais la femme, ayant été séduite, a été la cause de la transgression. 15 Elle sera néanmoins sauvée en mettant des enfants au monde, pourvu qu’elle persévère dans la foi, dans la charité, et dans la sanctification, avec modestie.

En ce qui concerne ces derniers versets de 1 Timothée 2, beaucoup d’interprétations ont été données. Mais je suis d’accord avec cette interprétation de Bruce Barron qui précise que « pour bien saisir la pensée de Paul, nous devons admettre que des circonstances locales sont à l’origine de ses directives.  Les épîtres pastorales ont été motivées par le dessein de donner aux conducteurs d’Eglise des directives pour préserver les Eglises de l’hérésie. La plupart des problèmes émanaient de groupe pré-gnostiques qui avaient comme caractéristiques communes des cosmogonies mythiques, un mépris pour tout ce qui est matériel, une exaltation de la connaissance comme moyen de salut et enfin un mépris sur la libération de l’âme par la connaissance sans attendre la mort. Un autre trait commun à ce gnosticisme naissant était la position de la femme, instrument de révélation. L’histoire d’Adam et Eve était réinterprétée en faisant d’Eve l’héroïne qui a introduit la connaissance dans l’humanité. Après avoir goûté au fruit défendu, Adam l’a remerciée de lui avoir donné la vie. C’est pour contrer cette fausse perspective que Paul évoque l’histoire d’Adam et Eve au verset 13 et 14 en soulignant qu’Adam fut créé le premier, il fut créé parfait (et non pas ignorant) ; Eve a péché en mangeant le fruit défendu et en le donnant à son mari. Paul ne veut pas donner un enseignement dans l’abstrait lorsqu’il dit que « ce n’est pas Adam qui a été séduit » car dans Romains 5, il dit bien qu’Adam a péché, mais il veut s’opposer à une fausse doctrine locale. Les proto-gnostiques tiraient de leur fausse interprétation de l’histoire d’Adam et Eve comme application pratique l’habitude de confier la direction de leurs groupes à des femmes. Leur mépris du corps et de tout ce qui touchait à la matière leur faisait déprécier le rôle des femmes pour donner la vie à des enfants, exagérant les souffrances et les risques que l’accouchement leur faisait endurer. Paul rassure les chrétiennes en leur disant que Dieu les protégerait dans ces moments là. Ce sont des femmes riches et instruites qui risquaient de se laisser contaminer par ces idées et de les introduire dans l’Eglise (composée essentiellement de groupes de maison). C’est dans ces groupes qu’elles risquaient de prendre une place et une autorité qui ne leur convenaient pas. C’est pour s’opposer à cette influence pernicieuse que Paul interdit aux femmes d’enseigner en prenant sur l’homme une autorité qu’elles se sont arrogée elles-mêmes » (Encyclopédie des difficultés bibliques 2ème volume les lettres de Paul d’Alfred Kuen).

On a oublié que Paul a encouragé les femmes au sacerdoce (verset 10), ce qui était pour l’époque et dans la pensée juive totalement révolutionnaire ! De plus, le contexte dans lequel Paul demande à la femme de rester silencieuse ; c’est lorsque l’enseignement est donné. Nous pouvons donc comprendre que lorsque la Parole était partagée, pour éviter le désordre, la femme ne devait pas interrompre celui qui enseigne (1 Timothée 2 : 11).

 

  • Qui fait partie de l’Eglise ?

 

Tout d’abord, dans l’Eglise primitive la condition d’entrée dans l’Eglise était « la foi » et son corollaire le baptême :

Actes 2 : 38 Et Pierre leur dit : Repentez-vous, et que chacun de vous soit baptisé dans le Nom de Jésus-Christ, pour obtenir le pardon de vos péchés, et vous recevrez le don du Saint-Esprit. 39 Car à vous et à vos enfants est faite la promesse, et à tous ceux qui sont loin, autant que le Seigneur notre Dieu en appellera à lui. 40 Et par plusieurs autres paroles, il les conjurait et les exhortait, en disant : Sauvez-vous de cette génération perverse. 41 Ceux donc qui acceptèrent de bon cœur sa parole furent baptisés ; et en ce jour-là, furent ajoutées à l’Eglise environ trois mille âmes. 42 Et ils persévéraient tous dans la doctrine des apôtres, dans la communion fraternelle, dans la fraction du pain, et dans les prières. 43 Et toute âme avait de la crainte, et beaucoup de miracles et de prodiges se faisaient par les apôtres. 44 Tous ceux qui croyaient étaient ensemble dans le même lieu, et ils avaient tout en commun ; 45 ils vendaient leurs possessions et leurs biens, et les distribuaient à tous, selon les besoins de chacun.46 Et tous les jours, ils persévéraient tous d’un commun accord dans le temple ; et rompant le pain de maison en maison, ils prenaient leur repas avec joie et simplicité de cœur ; 47 louant Dieu et se rendant agréables à tout le peuple. Et le Seigneur ajoutait tous les jours à l’Eglise des gens pour être sauvés.

Paul dans Actes 9 nous raconte sa conversion ; au verset 18 il est baptisé et au verset 26 il cherche à se joindre à l’Eglise de Jérusalem et dans Actes 11, au verset 26 il se joint à l’Eglise d’Antioche.

Pour faire partie de l’Eglise, il fallait et il faut être né de nouveau. La présence d’inconvertis comme membres réguliers de l’Eglise est en contradiction avec l’enseignement de Jésus-Christ et des apôtres sur l’Eglise.

La première fois que notre Seigneur parle de l’Eglise de manière explicite, c’est au moment où Pierre confesse sa foi en Lui comme Messie (Matthieu 16 : 18) et la deuxième fois, c’et pour opposer cette église aux « païens et publicains » (Matthieu 18 : 17). Dans ce passage, le frère qui refuse la discipline de l’Eglise est considéré comme un païen.

Dans l’Eglise du Seigneur, il n’y a pas de place pour les étrangers. L’image du « Corps de Christ » exclut l’idée de la présence d’inconvertis.

1 Corinthiens 12 : 27 Vous êtes le corps de Christ, et vous êtes chacun l’un de ses membres.

Romains 12 : 5 ainsi, nous qui sommes plusieurs, nous formons un seul corps en Christ, et nous sommes tous membres les uns des autres.

Lorsque Paul parle des membres du corps, de tout évidence il exclut ceux qu’il appelle « ceux du dehors ».

1 Corinthiens 5 : 12 En effet, qu’ai-je à juger ceux du dehors ? N’est-ce pas ceux du dedans que vous avez à juger ?

1 Corinthiens 14 : 23 Si donc, l’église entière s’assemble en un corps, et que tous parlent en langues, et qu’il entre des gens du commun peuple ou des incrédules, ne diront-ils pas que vous êtes hors de sens ?

Ephésiens 2 : 19 C’est pourquoi vous n’êtes plus des étrangers ni des gens de dehors, mais concitoyens des saints et gens de la maison de Dieu.

Philippiens 2 : 14 Faites toutes choses sans murmures et sans disputes, 15 afin que vous soyez sans reproche et purs, des enfants de Dieu irrépréhensibles au milieu de la génération corrompue et perverse, parmi laquelle vous brillez comme des flambeaux dans le monde, qui portent au-devant d’eux la parole de la vie.

1 Corinthiens 6 : 6 Mais un frère a des procès contre son frère, et cela devant les incrédules ! 7 C’est même déjà un grand défaut en vous, que vous ayez des procès entre vous. Pourquoi n’endurez-vous pas plutôt qu’on vous fasse du tort ? Pourquoi ne souffrez-vous pas plutôt du dommage ? 8 Mais, au contraire, vous faites du tort, et vous causez du dommage, et même à vos frères ! 9 Ne savez-vous pas que les injustes n’hériteront pas le Royaume de Dieu ? Ne vous trompez pas vous-mêmes : Ni les fornicateurs, ni les idolâtres, ni les adultères, 10 ni les efféminés, ni les homosexuels, ni les voleurs, ni les avares, ni les ivrognes, ni les médisants, ni les ravisseurs, n’hériteront le Royaume de Dieu. 11 Et c’est là ce que vous étiez. Mais vous avez été lavés, mais vous avez été sanctifiés, mais vous avez été justifiés par le Nom du Seigneur Jésus, et par l’Esprit de notre Dieu.

2 Corinthiens 6 : 14 Ne portez pas un même joug avec les incrédules, car quelle communion y a-t-il entre la justice et l’iniquité ? Ou quelle communion y a-t-il entre la lumière et les ténèbres ? 15 Et quel accord y a-t-il entre Christ et Bélial ? Ou quelle part a le fidèle avec l’incrédule ? 16 Et quel rapport y a-t-il entre le temple de Dieu et les idoles ? Car vous êtes le temple du Dieu vivant, selon ce que Dieu a dit : J’habiterai au milieu d’eux et j’y marcherai ; je serai leur Dieu et ils seront mon peuple. 17 C’est pourquoi, sortez du milieu d’eux et séparez-vous, dit le Seigneur ; ne touchez à aucune chose souillée et je vous recevrai.

Colossiens 1 : 19 car le bon plaisir du Père a été que toute plénitude habitât en lui. 20 Et de réconcilier par lui toutes choses avec lui-même, ayant fait la paix par le sang de sa croix, à savoir, tant les choses qui sont dans les cieux que celles qui sont sur la terre. 21 Et vous, qui étiez autrefois étrangers, et qui étiez ses ennemis dans votre entendement, et dans les mauvaises œuvres, il vous a maintenant réconciliés 22 par le corps de sa chair, par sa mort, pour vous présenter saints, et sans tache, et irrépréhensibles devant lui ; 23 si toutefois vous demeurez dans la foi, étant fondés et fermes, et n’étant pas transportés hors de l’espérance de l’Evangile que vous avez entendu, lequel est prêché à toute créature qui est sous le ciel, dont moi Paul, j’ai été fait le serviteur. 24 Je me réjouis donc maintenant dans mes souffrances pour vous ; et j’accomplis le reste des tribulations de Christ dans ma chair, pour son corps, qui est l’Eglise.

Colossiens 3 : Faites donc mourir vos membres qui sont sur la terre : La fornication, l’impureté, les passions, les mauvais désirs, et la cupidité, qui est une idolâtrie. 6 C’est à cause de ces choses que la colère de Dieu vient sur les fils de la rébellion, 7 parmi lesquels vous marchiez autrefois, quand vous viviez dans ces choses. 8 Mais maintenant, vous aussi, rejetez toutes ces choses : La colère, l’animosité, la médisance ; et qu’aucune parole obscène ne sorte de votre bouche. 9 Ne mentez pas les uns aux autres, vous étant dépouillés du vieil homme et de ses œuvres, 10 et ayant revêtu le nouvel homme, qui se renouvelle dans la connaissance, selon l’image de celui qui l’a créé, 11 en qui il n’y a ni Grec ni Juif, ni circoncis ni incirconcis, ni barbare ni Scythe, ni esclave ni libre ; mais Christ y est tout et en tous. 12 Ainsi donc, comme des élus de Dieu, saints et bien-aimés, revêtez-vous des entrailles de miséricorde, de bonté, d’humilité, de douceur, de patience ; 13 vous supportant les uns les autres, et vous pardonnant les uns aux autres ; et si l’un a querelle contre l’autre, comme Christ vous a pardonné, vous aussi faites-en de même.

Ephésiens 2 : 1 Et lorsque vous étiez morts dans vos fautes et dans vos péchés, 2 dans lesquels vous marchiez autrefois, suivant l’âge de ce monde, selon le prince de la puissance de l’air, qui est l’esprit qui agit maintenant avec efficacité dans les fils rebelles à Dieu, 3 parmi lesquels nous vivions tous autrefois, selon les convoitises de notre chair, accomplissant les désirs de la chair et de nos pensées. Et nous étions par nature des enfants de colère comme les autres. 4 Mais Dieu, qui est riche en miséricorde, à cause de sa grande charité dont il nous a aimés, 5 lorsque nous étions morts dans nos offenses, il nous a vivifiés ensemble avec Christ ; c’est par grâce que vous êtes sauvés.

Paul nous donne la vision de l’Eglise de Christ :

Ephésiens 5 : 25 Et vous maris, aimez vos femmes, comme Christ a aimé l’Eglise, et s’est livré lui-même pour elle, 26 afin de la sanctifier en la purifiant et en la lavant par le bain d’eau de la parole ; 27 afin de faire paraître devant lui cette Eglise glorieuse, sans tache, ni ride, ni rien de semblable, mais sainte et irréprochable.

Les exigences de Dieu concernant son Eglise sont les mêmes que celles décrites dans l’ancienne alliance concernant le peuple Hébreux :

Lévitique 11 : 45 Car JE SUIS Yahweh, qui vous ai fait monter du pays d’Egypte, afin que je sois votre Dieu et que vous soyez saints, car JE SUIS saint !

Lévitique 19 : 1 Yahweh parla aussi à Moïse, en disant : 2 Parle à toute l’assemblée des enfants d’Israël, et dis-leur : Soyez saints, car JE SUIS saint, moi, Yahweh, votre Dieu.

Lévitique 20 :  7 Sanctifiez-vous donc, et soyez saints, car JE SUIS Yahweh, votre Dieu.

Lévitique 20 : 26 Vous serez saints pour moi, car JE SUIS saint, moi, Yahweh ; je vous ai séparés des autres peuples afin que vous soyez à moi.

Nombres 15 : 37 Et Yahweh parla à Moïse, en disant : 38 Parle aux enfants d’Israël, et dis-leur : Qu’ils se fassent d’âge en âge des franges aux bords de leurs vêtements, et qu’ils mettent sur les franges au bords de leurs vêtements un cordon de couleur pourpre. 39 Quand vous aurez cette frange, vous la regarderez et vous vous souviendrez de tous les commandements de Yahweh, pour les mettre en pratique, et vous ne suivrez pas les désirs de vos cœurs et de vos yeux, pour vous laisser entraîner à la prostitution. 40 Afin que vous vous souveniez de tous mes commandements, et que vous les fassiez, et que vous soyez saints.

1 Pierre 1 : 15 Mais, comme celui qui vous a appelés est saint, vous aussi de même soyezsaints dans toute votre conduite, 16 selon ce qu’il est écrit : Soyez saints, car JE SUIS saint.

 

  • Les dons

 

Aujourd’hui, en raison de l’individualisme, les chrétiens utilisent les grâces de Dieu pour leur propre avancement. On pense à tort que les dons de Dieu nous appartiennent. Certains les présentent dans leur « CV » spirituel en les mentionnant sur leur carte de visite.

Lorsqu’un prédicateur connu pour manifester le don de guérison arrive dans une ville, il est quasiment sûr de faire salle comble. « L’homme de Dieu » s’enfle d’orgueil en oubliant ce que l’apôtre Paul dit dans 1 Corinthiens 4 : 7 Car qui est-ce qui met de la différence entre toi et un autre ? Qu’as-tu que tu n’aies reçu ? Et si tu l’as reçu, pourquoi te glorifies-tu comme si tu ne l’avais pas reçu ?

Nous oublions que les dons que Dieu nous donne sont une grâce. Nous ne les méritons pas mais nous devrons rendre compte de la manière dont nous les utilisons.

Matthieu 25 : 14 Car il en sera comme d’un homme qui, partant pour un voyage, appela ses serviteurs et leur remit ses biens. 15 Il donna à l’un cinq talents, à l’autre deux, et au troisième un ; à chacun selon sa capacité ; et aussitôt après il partit. 16 Celui qui avait reçu les cinq talents s’en alla, et les fit valoir, et gagna cinq autres talents. 17 De même, celui qui avait reçu les deux talents, en gagna aussi deux autres. 18 Mais celui qui n’en avait reçu qu’un, alla et creusa dans la terre, et y cacha l’argent de son maître. 19 Longtemps après, le maître de ces serviteurs revint et leur fit rendre compte. 20 Alors celui qui avait reçu les cinq talents vint et présenta cinq autres talents, en disant : Seigneur, tu m’as confié cinq talents ; voici, j’en ai gagné cinq autres par-dessus. 21 Et son Seigneur lui dit : Cela est bien, bon et fidèle serviteur ; tu as été fidèle en peu de choses, je t’établirai sur beaucoup ; viens participer à la joie de ton Seigneur. 22 Ensuite, celui qui avait reçu les deux talents vint, et dit : Seigneur, tu m’as confié deux talents ; voici, j’en ai gagné deux autres par-dessus. 23 Et son Seigneur lui dit : Cela est bien, bon et fidèle serviteur, tu as été fidèle en peu de choses, je t’établirai sur beaucoup ; viens prendre part à la joie de ton Seigneur. 24 Mais celui qui n’avait reçu qu’un talent vint, et dit : Seigneur, je savais que tu es un homme dur, qui moissonnes où tu n’as pas semé, et qui amasses où tu n’as pas vanné, 25 c’est pourquoi craignant de perdre ton talent, je suis allé le cacher dans la terre. Voici, tu as ici ce qui t’appartient. 26 Et son Seigneur répondant, lui dit : Méchant et lâche serviteur, tu savais que je moissonnais où je n’ai pas semé, et que j’amassais où je n’ai pas vanné, 27 il te fallait donc remettre mon argent aux banquiers et à mon retour, je l’aurais retiré avec l’intérêt. 28 Ôtez-lui donc le talent et donnez-le à celui qui a les dix talents. 29 Car à celui qui a, il sera donné et il en aura encore plus, mais à celui qui n’a rien, cela même qu’il a, lui sera ôté. 30 Jetez donc le serviteur inutile dans les ténèbres de dehors ; où il y aura des pleurs et des grincements de dents.

 

Dans cette parabole, si nous la lisons avec les yeux de la chair, nous pourrions trouver le maître dur, voir injuste. En effet, ce dernier n’a pas eu pitié de celui qui n’avait reçu qu’un talent. On pourrait croire, à tort, que le maître le punit parce qu’il ne possède qu’un talent. Malheureusement, les chrétiens dans l’Eglise sont frustrés parce qu’ils se comparent les uns les autres. Tel a le don de guérison, l’autre de prophétie, et moi dans tout ça ? Nous tombons ainsi dans le piège du diable car pendant ce temps nous ne fructifions pas notre talent.

Le jugement de notre Seigneur se fera sur la manière dont nous les aurons gérés car le nombre de dons que nous recevons ne dépend pas de nous mais de Dieu. Par contre, nous sommes responsables de la manière de les fructifier et nous devrons en rendre compte au maître.

Nous devons comprendre que Dieu nous a créé avec différentes capacités. Certains ont été créés avec la capacité de recevoir un don et d’autres deux, trois ou quatre dons. Si j’ai reçu un don, Jésus m’a donné la capacité de le fructifier. Ma responsabilité est de l’utiliser pour le corps de Christ. Si je jalouse mon voisin qui en a plus, j’oublie qu’en essayant de manifester ses dons, je vais me détruire car Jésus m’a créé avec la capacité de ne gérer qu’un seul.

Romains 12 : 3 Par la grâce qui m’a été donnée, je dis à chacun de vous, que nul ne présume être plus sage qu’il ne faut, mais que chacun ait des sentiments modestes, selon la mesure de foi que Dieu a départie à chacun. 4 Car, comme nous avons plusieurs membres dans un seul corps, et que tous les membres n’ont pas la même fonction, 5 ainsi, nous qui sommes plusieurs, nous formons un seul corps en Christ, et nous sommes tous membres les uns des autres. 6 Or comme nous avons des dons différents selon la grâce qui nous a été donnée, soit la prophétie, prophétisons selon la proportion de la foi ; 7 soit le service, appliquons-nous au service ; si quelqu’un est appelé à enseigner, qu’il enseigne ; 8 et si quelqu’un est appelé à exhorter, qu’il exhorte ; que celui qui donne le fasse dans la simplicité ; que celui qui préside le fasse soigneusement ; que celui qui exerce la miséricorde le fasse avec joie. 9 Que la charité soit sincère. Ayez en horreur le mal, attachez-vous à ce qui est bon ; 10 soyez portés par la charité fraternelle à vous aimer mutuellement ; vous prévenant les uns les autres par honneur ; 11 ne soyez pas paresseux à vous employer pour autrui ; soyez fervents d’esprit ; servez le Seigneur. 12 Soyez joyeux dans l’espérance ; patients dans la tribulation ; persévérants dans la prière ; 13 participez aux nécessités des saints ; exercez l’hospitalité. 14 Bénissez ceux qui vous persécutent, bénissez-les, et ne les maudissez pas.

Ephésiens 4 : 1 Lui-même donc a donné les uns pour être apôtres, les autres pour être prophètes, les autres pour être évangélistes, les autres pour être pasteurs et docteurs, 12 pour travailler au perfectionnement des saints, pour l’œuvre du service, pour l’édification du corps de Christ,13 jusqu’à ce que nous soyons tous parvenus à l’unité de la foi et de la connaissance du Fils de Dieu, à l’état d’homme parfait, à la mesure de la parfaite stature de Christ.

Nous servons Christ et nous servons nos frères et sœurs dans l’humilité avec les dons que Dieu nous donne dans le but de nous perfectionner et d’édifier le bâtiment spirituel que nous sommes pour parvenir à l’unité de la foi et de la connaissance de Christ !

Dans ce verset, le mot connaissance en grec est Epignosis qui signifie « pleine connaissance ». Paul n’a pas utilisé le mot « gnosis » car il est utilisé pour désigner une connaissance intellectuelle, philosophique ou théologique.

Le mouvement grec gnostique basait sa philosophie sur le fait que nous pouvons avoir accès à Dieu par la connaissance alors que nous savons que notre Dieu se révèle ! De plus, ces adeptes disaient que malgré la connaissance que nous pouvons avoir de Lui, en aucun cas nous avons la possibilité d’être en relation avec ce Dieu qui reste inaccessible. Certains commentateurs de la Bible pensent que ce sont les nicolaïtes dont il est fait mention dans Apocalypse 2:6 et 15.

Dans Ephésiens 4:13, Paul nous explique que notre but est de parvenir à la pleine connaissance de Dieu, à sa pleine révélation !

1 Corinthiens 12 : 4 Or il y a diversité de dons, mais il n’y a qu’un même Esprit. 5 Il y a aussi diversité de services, mais il n’y a qu’un même Seigneur. 6 Il y a aussi diversité d’opérations, mais il n’y a qu’un même Dieu qui opère toutes choses en tous. 7 Or à chacun est donnée la manifestation de l’Esprit pour l’utilité commune. 8 Car à l’un est donnée par l’Esprit, la parole de sagesse ; et à l’autre par le même Esprit, la parole de connaissance ;9 et à un autre, la foi par ce même Esprit ; à un autre, les dons de guérison par ce même Esprit ; 10 et à un autre, les opérations des miracles ; à un autre, la prophétie ; à un autre, le don de discerner les esprits ; à un autre, la diversité de langues ; et à un autre, le don d’interpréter les langues. 11 Un seul et même Esprit opère toutes ces choses, distribuant à chacun ses dons en particulier, comme il lui plaît. 12 Car comme le corps est un, et cependant a plusieurs membres, et comme tous les membres du corps, malgré leur nombre, ne forment qu’un seul corps, il en est de même de Christ. 13 Nous avons tous, en effet, été baptisés dans un seul Esprit, pour être un même corps, soit Juifs, soit Grecs, soit esclaves, soit libres, nous avons tous, dis-je, été abreuvés d’un seul Esprit.

Notre Seigneur nous donne ses grâces ou dons (le mot don en grec est Charisma qui signifie don ou grâce, faveur) comme il veut pour l’utilité commune. Ces dons ne nous appartiennent pas. Ils se manifestent sans désordre et sans confusion car il y a un seul et même esprit.

Dans l’Eglise de Jésus Christ, il n’y a pas de place pour les dons naturels. Nulle part dans les Ecritures il est fait mention de dons naturels. Si un guitariste professionnel se convertit, il n’est pas certain qu’il continue à utiliser son talent au service du corps de Christ. Son « talent » doit passer d’abord par la croix sinon il risque d’y trouver une satisfaction charnelle et attirera les regards du peuple de Dieu sur sa propre personne. C’est malheureusement ce que les pasteurs font avec certaines chanteuses du monde qui se convertissent. Alors qu’elles veulent abandonner le chant, ils les encouragent à continuer de chanter pour faire la promotion de leur église !

En réalité, les dons naturels peuvent être utilisés de manière spirituelle. Un chanteur, un musicien, un mécanicien, un architecte peuvent utiliser leur don au service des autres.

Les dons spirituels n’échappent pas à la règle. Il y a diversité de dons mais ils sont utiles pour le corps de Christ, pour son édification.

Le problème que nous rencontrons dans l’Eglise d’aujourd’hui, c’est que la plupart de ceux qui opèrent dans leur don cherchent à se mettre en valeur alors que le don est pour l’utilité commune et au service de Jésus. Le prédicateur ne doit pas attirer l’attention sur lui mais sur Christ, idem pour celui qui a le don de prophétie, de parler en langues, etc…Il y a un sérieux manque d’humilité dans l’assemblée des saints !

Paul dit dans Galates 2 : 20 Je suis crucifié avec Christ ; et si je vis, ce n’est plus moi qui vis, c’est Christ qui vit en moi ; si je vis maintenant dans la chair, je vis dans la foi au Fils de Dieu qui m’a aimé et qui s’est livré lui-même pour moi.

Nous remarquons que les passages les plus importants qui font mention des dons se trouvent dans 1 Corinthiens 12 et 14.

Or il est intéressant de constater que le chapitre 13 met l’accent sur l’amour puisqu’il est écrit : 1 Quand je parlerais toutes les langues des hommes, et même des anges, si je n’ai pas la charité, je suis un airain qui résonne ou une cymbale qui retentit. 2 Et quand j’aurais le don de prophétie et que je connaîtrais tous les mystères et la science de toutes choses ; et quand j’aurais même toute la foi qu’on puisse avoir, jusqu’à transporter les montagnes, si je n’ai pas la charité, je ne suis rien. 3 Et quand je distribuerais tous mes biens pour la nourriture des pauvres, quand je livrerais mon corps pour être brûlé, si je n’ai pas la charité, cela ne me sert à rien.

Ma motivation doit être l’Amour, c’est l’essence même de Dieu.

 

  • L’Eglise et le mariage.

 

L’apôtre Paul fait un parallèle merveilleux entre la relation qu’il y a entre un époux et son épouse et entre Christ et son Eglise.

Ephésiens 5 : 22 Femmes, soyez soumises à vos maris comme au Seigneur ; 23 car le mari est le chef de la femme, comme Christ est le Chef de l’Eglise, qui est son corps, et dont il est le Sauveur. 24 Or de même que l’Eglise est soumise à Christ, les femmes aussi doivent l’être à leurs maris en toutes choses. 25 Et vous maris, aimez vos femmes, comme Christ a aimé l’Eglise, et s’est livré lui-même pour elle, 26 afin de la sanctifier en la purifiant et en la lavant par le bain d’eau de la parole ; 27 afin de faire paraître devant lui cette Eglise glorieuse, sans tache, ni ride, ni rien de semblable, mais sainte et irréprochable. 28 C’est ainsi que les maris doivent aimer leurs femmes comme leurs propres corps. Celui qui aime sa femme s’aime lui-même, 29 car personne n’a jamais haï sa propre chair, mais il la nourrit et l’entretient, comme le Seigneur entretient l’Eglise, 30 car nous sommes membres de son corps étant de sa chair et de ses os.31 C’est pourquoi l’homme quittera son père et sa mère et s’attachera à sa femme, et les deux deviendront une seule chair. 32 Ce mystère est grand, or je parle de Christ et de l’Eglise. 33 Que chacun de vous donc aime sa femme comme lui-même, et que la femme respecte son mari.

La femme tout comme l’Eglise doit être soumise à l’Eglise. Le mot « soumis » en grec est « hupotasso ». Ce qui signifie « disposer sous, subordonner, soumettre, mettre en soumission ». La soumission, c’est se placer sous l’autorité de quelqu’un. C’est un acte grandement spirituel.

Dans notre société d’aujourd’hui, on rejette ce principe à cause de l’individualisme. Même les mariés mènent leur propre vie. Chacun possède son compte bancaire, son propre travail, la femme garde son nom de jeune fille. L’homme paie sa voiture mais c’est la femme qui se sacrifie pour ses enfants, pour payer le loyer et les factures diverses ! Pourtant l’homme doit manifester l’autorité en se sacrifiant pour sa femme comme Christ l’a fait pour Son Eglise. C’est au mari de subvenir aux besoins de sa famille. Combien « d’hommes de Dieu » vivent au « crochet » de leur femme prétextant que le Seigneur les appelle au ministère à temps plein, laissant ainsi à la femme la lourde charge de gérer le foyer. Quelle honte !

Oui l’Epouse est celle qui donne la stabilité à l’intérieur du foyer mais c’est au mari de nourrir, de protéger et de se sacrifier pour son épouse et son foyer. Où sont ces hommes aujourd’hui ?

Malheureusement, nous trouvons les mêmes choses dans l’Eglise. Celle-ci vit sa propre vie, chacun est capable de dire dans quelle dénomination il se trouve mais il est incapable de dire précisément quand il est né de nouveau. Le Seigneur n’a aucun regard sur les finances de ces soi-disant chrétiens et la sanctification est perçue comme du légalisme.

On prêche un évangile où tout m’est dû (la prospérité, le « kingdom now »). On idolâtre son pasteur, le ministère, mais on néglige son temps personnel avec Jésus. Et par-dessus tout, l’Eglise a perdu sa virginité.

Paul dit dans 2 Corinthiens 11 : «2 Car je suis jaloux de vous d’une jalousie de Dieu, parce que je vous ai fiancés à un seul époux, pour vous présenter à Christ comme une vierge pure ».

Deutéronome 22 : « 13 Si un homme a pris une femme et est allé vers elle, et qu’il la haïsse, 14 et qu’il lui impute des choses qui donnent l’occasion de parler d’elle et de la diffamer, en disant : J’ai pris cette femme, et quand je me suis approché d’elle, je ne l’ai point trouvée vierge, 15 alors le père et la mère de la jeune femme prendront et produiront les signes de la virginité de la jeune femme devant les anciens de la ville, à la porte. 16 Et le père de la jeune femme dira aux anciens : J’ai donné ma fille à cet homme pour femme, et il l’a haïe ; 17 et voici, il lui impute des choses qui lui donnent l’occasion de parler d’elle, disant : Je n’ai point trouvé ta fille vierge. Cependant, voici les signes de la virginité de ma fille. Et ils étendront le drap devant les anciens de la ville. 18 Alors les anciens de la ville prendront le mari, et le châtieront ; 19 et parce qu’il aura répandu une mauvaise réputation sur une vierge d’Israël, ils le condamneront à une amende de cent sicles d’argent, qu’ils donneront au père de la jeune femme. Elle sera sa femme, et il ne pourra pas la répudier, tant qu’il vivra. 20 Mais si la chose est vraie, si la jeune femme ne s’est point trouvée vierge, 21 alors ils feront sortir la jeune femme à l’entrée de la maison de son père ; les gens de sa ville la lapideront de pierres et elle mourra, car elle a commis une infamie en Israël, en se prostituant dans la maison de son père. Tu ôteras le mal du milieu de toi. 22 Si l’on trouve un homme couché avec une femme mariée, ils mourront tous les deux, l’homme qui a couché avec la femme, et la femme aussi. Tu ôteras ainsi le mal d’Israël. 23 Si une jeune fille vierge est fiancée à un homme, et qu’un homme la rencontre dans la ville, et couche avec elle, 24 vous les conduirez tous deux à la porte de la ville, vous les lapiderez de pierres, et ils mourront ; la jeune fille, parce qu’elle n’a point crié étant dans la ville, et l’homme parce qu’il a humilié la femme de son prochain. Tu ôteras le mal du milieu de toi. Lorsqu’un homme accusait injustement sa femme d’avoir perdue sa virginité, il était lapidé par les gens de la ville ».

Le père et la mère de la jeune fille devaient prouver la virginité de leur fille en présentant les preuves. Généralement, le drap était présenté aux anciens. Les taches de sang qu’on y trouvait, attestaient qu’elle était vierge.

Face aux accusations du diable, c’est le sang de christ que nous présentons.

1 Pierre 1 : 18 sachant que ce n’est pas par des choses corruptibles, comme l’argent ou l’or que vous avez été rachetés de votre vaine manière de vivre que vos ancêtres vous avaient transmise, 19 mais par le sang précieux de Christ, comme d’un agneau sans défaut et sans tache. 

La sanctification est d’abord l’œuvre du Seigneur :

Hébreux 10 : 10 Or c’est par cette volonté que nous sommes sanctifiés par l’offrande du corps de Jésus-Christ qui a été faite une fois pour toutes. 11 Tandis que tout prêtre se tient debout chaque jour en exerçant son service, et en offrant plusieurs fois les mêmes sacrifices qui ne peuvent jamais ôter les péchés, 12 mais lui, après avoir offert un seul sacrifice pour les péchés, s’est assis pour toujours à la droite de Dieu, 13 attendant désormais que ses ennemis soient mis pour le marchepied de ses pieds.14 Car, par une seule offrande, il a rendu parfaits pour toujours ceux qui sont sanctifiés. 15 Et c’est aussi ce que le Saint-Esprit nous témoigne ; car, après avoir dit premièrement : 16 Voici l’alliance que je ferai avec eux, après ces jours-là, dit le Seigneur : C’est que je mettrai mes lois dans leur cœur, et je les écrirai dans leur esprit ; 17 et je ne me souviendrai plus de leurs péchés, ni de leurs iniquités. 18 Or là où les péchés sont pardonnés, il n’y a plus d’offrande pour le péché. 19 Ainsi donc, mes frères, nous avons la liberté d’entrer dans le Saint des saints au moyen du sang de Jésus, 20 qui est le chemin nouveau et vivant qu’il a inauguré pour nous à travers le voile, c’est-à-dire sa propre chair. 21 Et ayant un Grand-Prêtre établi sur la maison de Dieu, 22 approchons-nous de lui avec un cœur sincère, et une foi inébranlable, ayant les cœurs purifiés d’une mauvaise conscience, et le corps lavé d’une eau pure. 

Parce que le Seigneur nous a ouvert la voie de la sanctification nous devons nous sanctifier afin de pouvoir paraître devant le Seigneur sans tache, ni ride.

Ephésiens 5 : 26 afin de la sanctifier en la purifiant et en la lavant par le bain d’eau de la parole ; 27 afin de faire paraître devant lui cette Eglise glorieuse, sans tache, ni ride, ni rien de semblable, mais sainte et irréprochable.

En effet, Hébreux 12 : 14 nous dit que « sans la sanctification nul ne verra le Seigneur ».

Aujourd’hui, nous sommes au temps des fiançailles mais viendra un jour où le mariage sera consommé avec notre Seigneur. En attendant, sanctifions-nous (restons vierges) et hâtons l’avènement du Seigneur !

2 Corinthiens 11 :  2 Car je suis jaloux de vous d’une jalousie de Dieu, parce que je vous ai fiancés à un seul époux, pour vous présenter à Christ comme une vierge pure

.2 Pierre 3 : 10 Or le jour du Seigneur viendra comme un voleur dans la nuit, et en ce jour-là, les cieux passeront avec le bruit d’une effroyable tempête, et les éléments seront dissous par l’ardeur du feu, et la terre avec toutes les œuvres qu’elle renferme sera brûlée entièrement. 11 Puisque toutes ces choses doivent se dissoudre, quelles ne doivent pas être la sainteté de votre conduite et votre piété ? 12 en attendant et en hâtant la venue du jour de Dieu, par lequel les cieux étant enflammés seront dissous, et les éléments se fondront par l’ardeur du feu ! 13 Mais nous attendons, selon sa promesse, de nouveaux cieux et une nouvelle terre, où la justice habitera. 14 C’est pourquoi, mes bien-aimés, en attendant ces choses, appliquez-vous à être trouvés par lui sans tache et sans reproche dans la paix. 

L’Eglise ne doit pas vivre pour elle-même. Elle se place volontairement sous l’autorité de notre Seigneur Jésus.

Ce que l’Eglise pense n’a aucun intérêt car elle a pour responsabilité de traduire les pensées de Christ par ses actes. Ainsi, parce qu’elle le reflet de la pensée de Dieu, la puissance de Dieu se manifeste au travers d’elle.

Matthieu 5 :  14 Vous êtes la lumière du monde. Une ville située sur une montagne ne peut être cachée ; 15 et on n’allume pas la lampe pour la mettre sous un boisseau, mais sur un chandelier et elle éclaire tous ceux qui sont dans la maison. 16 Ainsi, que votre lumière luise devant les hommes, afin qu’ils voient vos bonnes œuvres, et qu’ils glorifient votre Père qui est dans les cieux.

L’Eglise manifeste la lumière de Christ par son humilité et sa soumission au Seigneur Jésus comme une épouse vertueuse.

1 Pierre 3 : 1 Femmes, soyez de même soumises à vos maris, afin que si quelques-uns n’obéissent pas à la parole, ils soient gagnés sans paroles par la conduite de leurs femmes, 2 lorsqu’ils verront la pureté de votre conduite, accompagnée de crainte. 3 Que votre parure ne soit pas celle de l’extérieur, qui consiste dans les cheveux tressés, les ornements d’or ou la magnificence des habits, 4 mais que votre parure consiste dans l’être caché dans le cœur, l’incorruptibilité d’un esprit doux et paisible, qui est d’un grand prix devant Dieu. 5 Car c’est ainsi que se paraient aussi autrefois les saintes femmes qui espéraient en Dieu, étant soumises à leurs maris, 6 comme Sara, qui obéissait à Abraham et l’appelait son seigneur. C’est d’elle que vous êtes devenues les filles, en faisant ce qui est bien et sans vous laisser troubler par aucune crainte.

Tite 2 : 3 De même, que les femmes âgées règlent leur extérieur d’une manière convenable à la sainteté ; qu’elles ne soient ni médisantes, ni sujettes à beaucoup de vin, mais qu’elles enseignent de bonnes choses, 4 afin qu’elles instruisent les jeunes femmes à être modestes, à aimer leurs maris, à aimer leurs enfants, 5 à être modérées, pures, occupées aux soins domestiques, bonnes, soumises à leurs maris, afin que la Parole de Dieu ne soit pas blasphémée. 

1 Timothée 5 : 9 Qu’une veuve, pour être enregistrée sur le rôle, n’ait pas moins de soixante ans, qu’elle ait été la femme d’un seul mari, 10 ayant le témoignage d’avoir fait de bonnes œuvres, comme d’avoir bien élevé ses propres enfants, d’avoir exercé l’hospitalité envers les étrangers, d’avoir lavé les pieds des saints, d’avoir secouru les affligés, et de s’être ainsi constamment appliquée à toutes sortes de bonnes œuvres. 11 Mais refuse les veuves qui sont plus jeunes ; car quand elles sont devenues lascives contre Christ, elles veulent se marier, 12 ayant leur condamnation, en ce qu’elles ont violé leur première foi. 13 Et avec cela aussi, étant oisives, elles apprennent à aller de maison en maison ; et non seulement elles sont oisives, mais encore causeuses, et curieuses, et parlant de choses qui ne sont pas bienséantes. 14 Je veux donc que les jeunes veuves se marient, qu’elles aient des enfants, qu’elles gouvernent leur ménage, et qu’elles ne donnent à l’adversaire aucune occasion de médire. 15 Car quelques-unes se sont déjà détournées pour suivre Satan.

 

  • L’Eglise cachée.

 

Genèse 2 : 22 Yahweh Dieu forma une femme de la côte qu’il avait prise d’Adam, et il l’amena vers Adam. 23 Alors Adam dit : Voici cette fois celle qui est os de mes os et chair de ma chair ; on l’appellera femme, parce qu’elle a été prise de l’homme. 24 C’est pourquoi l’homme quittera son père et sa mère et s’attachera à sa femme, et ils deviendront une seule chair. 

Dieu forma une femme de la côte d’Adam. Le mot forma en Hébreux est « banah ». Ce qui signifie : « bâtir, rebâtir, établir, assurer une suite mais aussi construire, former une maison établir une famille ».

Nous pouvons voir dans ce passage une portée prophétique. En effet, Dans Ephésiens 5 : 22 à 33, l’apôtre Paul fait une comparaison entre la relation d’un époux et de son épouse avec celle de Christ et de son Eglise. L’Eglise est l’Epouse de Christ. Dans ce même passage, il est précisé que l’Eglise est le corps de Christ. Par conséquent, elle est le prolongement de notre Seigneur Jésus.

Dans Genèse 2, nous constatons que notre Dieu bâti ou plus exactement construisit une maison qu’est la femme. Celle-ci est le prolongement d’Adam puisqu’elle a été formée par Dieu à partir de la côte de l’Homme. La femme (Ischa en Hébreux) est le féminin de l’homme. De ce dernier, toute la féminité lui a été retirée pour en faire une personne à part entière. Ainsi l’Eglise trouve toute sa substance en Jésus.

C’est un organisme vivant qui ne peut se comparer à un édifice fait de pierres et de briques. La femme a été formée à partir d’une côte d’Adam et pas à partir de sa chair. le mot côte en hébreux « tsela‘ » ou « tsal‘ah » signifie côte ou poutre. La charpente de l’édifice qu’est la femme, c’est la côte d’Adam. Cet os représente Christ qui est la pierre angulaire de l’Eglise :

Ephésiens 2 :  19 C’est pourquoi vous n’êtes plus des étrangers ni des gens de dehors, mais concitoyens des saints et gens de la maison de Dieu ; 20 étant édifiés sur le fondement2 des apôtres et des prophètes, et Jésus-Christ lui-même étant la pierre angulaire ; 21 en qui tout l’édifice, bien ajusté ensemble, s’élève pour être un temple saint dans le Seigneur, 22 en qui vous êtes édifiés ensemble, pour être une habitation de Dieu en Esprit.

L’Eglise était un mystère (Colossiens 1 : 24 à 27, Ephésiens 3 : 1 à 12). Aujourd’hui, elle reste un mystère pour les religieux et pour les païens. Sans le Saint Esprit nous ne pouvons saisir la réelle dimension de cet édifice spirituel (1 Pierre ; 2 : 5 à 10). Sans cette révélation, nous construisons des édifices religieux faits de pierres et de briques et de rites religieux aussi inefficaces qu’inutiles.

Lorsqu’Adam vit pour la première fois Eve, il dit « voici l’os de mes os et la chair de ma chair » (Genèse 2 : 23) car il a reconnu en elle sa côte. Il avait la révélation de la nature de son épouse. Sans cette révélation, il aurait dit : « voici la chair de ma chair et l’os de mes os ! ».

A cause de la chute, la séduction est venue et parce que la femme a été séduite, l’homme fut attiré par sa sensualité, par sa forme extérieure. Aujourd’hui encore, les enfants de Dieu se sont laissés séduire par la grande prostituée qui attire par sa beauté extérieure mais qui est pleine d’abominations (Apocalypse 17 : 4 à 6).

La véritable Eglise ne se voit pas à l’œil nu. Dans Proverbes 25 : 2, il est écrit : « La gloire de Dieu, c’est de cacher les choses ; La gloire des rois, c’est de sonder les choses ». Le Seigneur cache les choses pour nous garder de Satan et parce qu’il veut se révéler à ses enfants.

Lorsque Jésus enseignait il utilisait les paraboles (les mystères cachés de Dieu) mais aux disciples, il leur expliquait le sens de ses paraboles (Luc 4 : 34 ; Jean 16 : 25).

Tout ce qui est visible appartient à Satan, c’est le royaume terrestre (Jean 12:3, Jean 16:11, 2 Corinthiens 4 : 4).

Selon 1 Pierre 2 : 11, nous sommes des étrangers et des voyageurs sur cette terre.

Notre regard sur le monde est spirituel car l’homme spirituel juge de tout :

1 Corinthiens 2 : 13 Et nous en parlons, non avec des paroles que la sagesse humaine enseigne, mais avec celles qu’enseigne le Saint-Esprit, communiquant des choses spirituelles à ceux qui sont spirituels. 14 Or l’homme animal ne comprend pas les choses de l’Esprit de Dieu, car elles sont une folie pour lui, et il ne peut même pas les entendre, parce que c’est spirituellement qu’on en juge. 15 Mais l’homme spirituel discerne toutes choses et il n’est jugé par personne. 16 Car qui a connu la pensée du Seigneur pour pouvoir l’instruire ? Mais nous, nous avons la pensée de Christ.

Nous ne voyons pas comme le monde voit, nous ne pensons pas comme le monde pense et nous n’agissons pas comme le monde agit (Romains 12 : 1 et 2).

Nous sommes comme le vent dont on ne sait ni d’où il vient ni où il va (Jean 3 : 8).

Lorsque nous marchons par l’Esprit, Satan ne peut nous saisir. Il en est ainsi de L’Eglise véritable qui ne peut être vue que par des hommes et des femmes spirituels.

Si Dieu cache les choses et si les rois peuvent les sonder selon Proverbes 25:2, nous pouvons donc discerner les choses grâce au Saint Esprit car nous sommes rois et sacrificateurs (1 Pierre 2 : 5 à 10).

Comme Adam, lorsqu’il vit sa femme pour la première fois, nous sommes capables de discerner la véritable Eglise de Jésus Christ (« l’os de les os ») sans se laisser séduire par une forme extérieure (bâtiments, rites, dénominations, etc..).

Jésus nous dit dans Sa Parole que « là où deux ou trois sont assemblés en mon nom, je suis là au milieu d’eux ! » (Matthieu 18 : 20). Si jésus est là au milieu de deux ou trois personnes alors l’Eglise est là !

 

  • Les fêtes ou ordonnance dans l’Eglise.

 

La plupart des chrétiens restent attachée à des rituels ou fêtes instituées dans les églises.

Que ce soient les catholiques, les protestants et les évangéliques, tous sans exception fêtent Noël, installent un sapin de Noël sur l’estrade et des bougies sont allumées chaque Dimanche matin. On fête soi-disant la naissance de Jésus. C’est un mensonge car il n’est pas né en Hiver. En effet, nous voyons dans Luc 2 que lorsque les anges annoncèrent la naissance de Jésus aux bergers, ces derniers faisaient paître leur troupeau dans les champs (verset 8). Or, il n’y a pas de pâturage en hiver mais au printemps. Jésus n’est donc pas né un 25 Décembre. De plus, cette fête est bien antérieure au christianisme. Le prophète Jérémie dénonçait déjà de son temps ce genre de pratique.

Jérémie 10 : 1 Ecoutez la parole que Yahweh vous adresse, maison d’Israël ! 2 Ainsi parle Yahweh : N’apprenez pas les façons de faire des nations1, et ne craignez pas les signes des cieux, parce que les nations les craignent. 3 Car les lois des peuples ne sont que vanité. On coupe le bois dans la forêt ; la main de l’ouvrier le travaille avec la hache2 ; 4 on l’embellit avec de l’argent et de l’or, on le fait tenir avec des clous et à coups de marteau, afin qu’il ne vacille pas. 5 Ils sont façonnés tout droits comme un tronc de palmier, et ils ne parlent pas ; on les porte par nécessité, parce qu’ils ne peuvent pas marcher. Ne les craignez pas, car ils ne sauraient faire aucun mal, et aussi ils sont incapables de faire du bien.

On fête également Pâques. On oublie que Christ est notre pâque.

1 Corinthiens 5 : 7 Ôtez donc le vieux levain, afin que vous soyez une nouvelle pâte, puisque vous êtes sans levain, car Christ, notre Pâque, a été sacrifié pour nous. 8 C’est pourquoi célébrons donc la fête, non avec du vieux levain, non avec un levain de méchanceté et de malice, mais avec les pains sans levain de la sincérité et de la vérité.

La pâque que nous fêtons, c’est Christ. Cette fête est permanente. De plus en plus de pasteurs imposent dans leur bâtiment les fêtes cérémonielles de l’ancienne alliance.

Paul dans l’épitre aux Galates écrit ceci dans Galates 3 : 1 Ô Galates insensés ! Qui vous a ensorcelés pour que vous n’obéissiez plus à la vérité, vous, aux yeux de qui Jésus-Christ a été dépeint d’avance et crucifié au milieu de vous ? 2 Je voudrais seulement entendre ceci de vous : Avez-vous reçu l’Esprit par les œuvres de la loi ou par la prédication de la foi ?3 Etes-vous si insensés, après avoir commencé par l’Esprit, voulez-vous maintenant finir par la chair ?4 Avez-vous tant souffert en vain ? Si toutefois c’est en vain. 5 Celui donc qui vous donne l’Esprit, et qui produit en vous les dons miraculeux, le fait-il par les œuvres de la loi ou par la prédication de la foi ? 6 Comme Abraham crut à Dieu, et cela lui fut imputé à justice, 7 sachez donc que ce sont ceux qui ont la foi qui sont enfants d’Abraham. 8 Aussi, l’Ecriture prévoyant que Dieu justifierait les Gentils par la foi, a prêché d’avance l’Evangile à Abraham, en lui disant : Toutes les nations seront bénies en toi. 9 C’est pourquoi ceux qui ont la foi sont bénis avec Abraham le croyant. 10 Car tous ceux qui s’attachent aux œuvres de la loi sont sous la malédiction ; car il est écrit : Maudit est quiconque ne persévère pas dans toutes les choses qui sont écrites dans le livre de la loi et ne les met pas en pratique. 11 Et que nul ne soit justifié devant Dieu par la loi, cela est évident, puisqu’il est dit : Le juste vivra de la foi. 12 Or la loi ne procède pas de la foi, mais elle dit : L’homme qui mettra ces choses en pratique vivra par elles. 13 Christ nous a rachetés de la malédiction de la loi quand il a été fait malédiction pour nous ; car il est écrit : Maudit est quiconque est pendu au bois, 14 afin que la bénédiction d’Abraham ait son accomplissement pour les Gentils en Jésus-Christ, et que nous recevions par la foi l’Esprit qui avait été promis. 

Après la mort et la résurrection de Christ, toutes ces fêtes cérémonielles et toute la loi mosaïque ont été accomplies en Christ :

Jean 19 : 30 « Lors donc que Jésus eut pris le vinaigre, il dit : « Tout est accompli ». Et baissant la tête, il rendit l’esprit ».

Dans les églises d’aujourd’hui, on pratique la cène uniquement par tradition. Il fut un temps où lorsqu’on prenait le repas du Seigneur indignement on mourrait.

Aujourd’hui, la sanctification n’est plus prêchée et la crainte de Dieu n’est plus dans les cœurs. On fait ce qu’on veut dans la semaine, on fume, on boit, on couche mais le Dimanche matin on va au culte et on prend la cène comme si de rien n’était !

Ce n’est pas en prenant un bout de pain présenté sur un plateau d’argent et en buvant un peu de vin dans une coupe qu’on expérimente la communion avec le Seigneur !

Que disent les Ecritures en ce qui concernent cette pratique ? Dans Luc 21, Jésus nous dit :  19 Puis il prit du pain, et après avoir rendu grâces, il le rompit et le leur donna, en disant : Ceci est mon corps, qui est donné pour vous ; faites ceci en mémoire de moi. 20 De même aussi, il prit la coupe après le souper, et la leur donna, en disant : Cette coupe est la Nouvelle Alliance en mon sang, qui est répandu pour vous.

Jésus prenait la pâque avec ses disciples comme Moïse et le peuple d’Israël le faisaient la première fois en Egypte (Exode 12 : 14 à 28). Aujourd’hui sous la nouvelle alliance, nous prenons ce repas en mémoire de ce que Jésus a fait pour nous. Il a pris le pain et l’a rompu, représentant son corps brisé à la croix et le vin qu’il fit partager à tous les disciples symbolisait le sang de Jésus versé pour nous à la croix. Ce repas est fait en mémoire de l’œuvre de Christ à la croix. A chaque fois que nous prenons ce repas entre frères et sœurs, c’est en souvenir du sacrifice du Seigneur à la croix de Golgotha.

Luc 22 : 19 Puis il prit du pain, et après avoir rendu grâces, il le rompit et le leur donna, en disant : Ceci est mon corps, qui est donné pour vous ; faites ceci en mémoire de moi.

1 Corinthiens 11 : 24  et après avoir rendu grâces, le rompit, et dit : Prenez, mangez. Ceci est mon corps qui est rompu pour vous. Faites ceci en mémoire de moi.

1 Corinthiens 11 : 25  De même aussi après le souper, il prit la coupe, en disant : Cette coupe est la Nouvelle Alliance en mon sang. Faites ceci toutes les fois que vous en boirez, en mémoire de moi.

Paul nous précise dans 1 Corinthiens 11 que ce repas doit être pris avec crainte sachant que certains sont tombés infirmes ou malades et d’autres sont morts pour l’avoir pris indignement.

1 Corinthiens 11 : 20 Quand donc vous vous assemblez ainsi tous ensemble, ce n’est pas pour manger le repas du Seigneur ; 21 car, quand on se met à table, chacun commence par prendre son souper particulier, et l’un a faim tandis que l’autre est ivre. 22 N’avez-vous donc pas de maisons pour manger et pour boire ? Ou méprisez-vous l’Eglise de Dieu et faites-vous honte à ceux qui n’ont rien ? Que vous dirai-je ? Vous louerai-je ? Je ne vous loue pas en cela. 23 Car j’ai reçu du Seigneur ce qu’aussi je vous ai donné ; c’est que le Seigneur Jésus, la nuit où il fut trahi, prit du pain, 24 et après avoir rendu grâces, le rompit, et dit : Prenez, mangez. Ceci est mon corps qui est rompu pour vous. Faites ceci en mémoire de moi. 25 De même aussi après le souper, il prit la coupe, en disant : Cette coupe est la Nouvelle Alliance en mon sang. Faites ceci toutes les fois que vous en boirez, en mémoire de moi. 26 Car toutes les fois que vous mangerez de ce pain, et que vous boirez de cette coupe, vous annoncerez la mort du Seigneur, jusqu’à ce qu’il vienne. 27 C’est pourquoi quiconque mangera de ce pain ou boira de la coupe du Seigneur indignement sera coupable envers le corps et le sang du Seigneur. 28 Que chacun donc s’éprouve soi-même, et ainsi qu’il mange de ce pain, et qu’il boive de cette coupe ; 29 car celui qui en mange et qui en boit indignement, mange et boit sa condamnation, ne distinguant pas le corps du Seigneur. 30 C’est pour cela qu’il y a parmi vous beaucoup d’infirmes et de malades, et que plusieurs dorment. 31 Car si nous nous jugions nous-mêmes, nous ne serions pas jugés. 32 Mais quand nous sommes jugés, nous sommes enseignés par le Seigneur, afin que nous ne soyons pas condamnés avec le monde. 33 C’est pourquoi, mes frères, quand vous vous assemblez pour manger, attendez-vous les uns les autres. 34 Et si quelqu’un a faim, qu’il mange dans sa maison, afin que vous ne vous assembliez pas pour votre condamnation. Quand aux autres choses, je les réglerai quand je serai arrivé.

 

  • L’Eglise en mouvement (la formation et la dispersion, les principes du royaume).

 

Dès le commencement, le Seigneur a voulu que l’Homme soit fécond, qu’il domine, qu’il remplisse la terre et se multiplie.

Genèse 1 : 27 Dieu créa l’homme à son image, il le créa à l’image de Dieu, il les créa mâle et femelle.28 Dieu les bénit, et leur dit : Soyez féconds, multipliez, remplissez la terre, et assujettissez-la ; et dominez sur les poissons de la mer, sur les oiseaux du ciel, et sur toute bête qui se meut sur la terre.29 Et Dieu dit : Voici, je vous donne toute herbe portant de la semence qui est sur toute la terre, et tout arbre ayant en lui du fruit d’arbre et portant de la semence, ce sera votre nourriture. 30 Et à tout animal de la terre, à tout oiseau du ciel, et à tout ce qui se meut sur la terre, ayant en soi un souffle de vie, je donne toute herbe verte pour nourriture. Et cela fut ainsi.

Genèse 8 : 15 Puis Dieu parla à Noé, en disant : 16 Sors de l’arche, toi et ta femme, tes fils, et les femmes de tes fils avec toi. 17 Fais sortir avec toi tous les animaux qui sont avec toi, de toute chair, tant les oiseaux que le bétail, et tous les reptiles qui rampent sur la terre ; qu’ils se répandent sur la terre, et qu’ils soient féconds et multiplient sur la terre. 18 Noé donc sortit, et avec lui ses fils, sa femme, et les femmes de ses fils.

Sous Nimrod, son royaume fonctionnait à l’inverse :

Genèse 11 : 1 Alors toute la terre avait un même langage et une même parole. 2 Mais il arriva qu’étant partis de l’orient, ils trouvèrent une vallée au pays de Schinear où ils habitèrent. 3 Et ils se dirent l’un à l’autre : Allons ! Faisons des briques, et cuisons-les très bien au feu. Et la brique leur servit de pierre, et le bitume leur servit d’argile. 4 Puis ils dirent : Allons ! Bâtissons-nous une ville, et une tour dont le sommet soit jusqu’aux cieux ; et faisons-nous un nom, de peur que nous ne soyons dispersés sur toute la terre. 5 Alors Yahweh descendit pour voir la ville et la tour que les fils des hommes bâtissaient. 6 Et Yahweh dit : Voici, ce peuple est un, et ils ont tous le même langage, et ils commencent à travailler ; et maintenant rien ne les empêchera d’exécuter ce qu’ils ont projeté. 7 Allons ! Descendons, et là confondons leur langage afin qu’ils n’entendent plus le langage les uns des autres. 8 Ainsi, Yahweh les dispersa de là par toute la terre, et ils cessèrent de bâtir la ville. 9 C’est pourquoi on l’appela du nom de Babel, car c’est là que Yahweh confondit le langage de toute la terre, et c’est de là que Yahweh les dispersa sur toute la terre.

Le royaume de Babylone a pour principe de fonctionnement le regroupement, l’uniformité et le contrôle. Le système politique et religieux babylonien fonctionnent avec ce même principe. C’est ce que nous retrouvons dans tous les empires qui se sont succédés dans l’histoire de l’humanité.  Une seule religion, une seule façon de penser, une seule race unique et parfaite et un langage unique et universel.

Dès leur plus jeune âge, on formate les hommes et les femmes comme les spartes de la Grèce antique qui sélectionnaient des enfants en fonction de leurs aptitudes physiques et intellectuelles. Ces enfants choisis étaient retirés de leur parent pour devenir de redoutables guerriers, formatés pour tuer.

Nous retrouvons cela sous le règne d’Adolph Hitler avec la jeunesse hitlérienne (la race arienne). César, Napoléon, Staline, Hitler et bien d’autres encore ont voulu imposer leur doctrine, leur langue et leur religion à des nations par la force.

Aujourd’hui, en occident la pensée unique est imposée par le harcèlement médiatique. On nous conditionne par la télévision et internet. On nous donne l’illusion de penser par nous-mêmes mais en réalité il n’en est rien. Le bi-partisme est imposé dans tout l’occident (la gauche ou la droite, la sociale démocratie ou la droite, les républicains ou les démocrates, etc…). En réalité quel que soit le parti pour lequel vous votez, ce sera toujours une politique imposée par Bruxelles. La forme change mais le fond est le même. On veut imposer au monde entier un système monétaire, économique, politique et religieux unique.

La grande Babylone est en place pour préparer la venue de l’antéchrist. L’Eglise semble être en apparence riche et variée mais en réalité elle est aveugle, misérable et nue.

Apocalypse 3 : 14 Ecris aussi à l’ange de l’église de Laodicée : Voici ce que dit l’Amen, le témoin fidèle et véritable, le commencement de la création de Dieu : 15 Je connais tes œuvres. Je sais que tu n’es ni froid ni bouillant ; puisses-tu être ou froid ou bouillant ! 16 Parce que tu es tiède, et que tu n’es ni froid ni bouillant, je te vomirai de ma bouche. 17 Car tu dis : Je suis riche, je suis dans l’abondance, et je n’ai besoin de rien ; mais tu ne sais pas que tu es malheureux, misérable, pauvre, aveugle et nu. 

Elle s’allie aux politiques et prêche un évangile basé sur les richesses de ce monde et les bénédictions matérielles. Les pasteurs prennent la place de Dieu et on juge la spiritualité des fidèles en fonction de leur assiduité aux réunions d’Eglise.

Le péché est toléré, il existe même des églises évangéliques pour homosexuels ! Au lieu d’amener les chrétiens à la repentance, la conversion et à la sanctification, les pasteurs préfèrent les laisser dans cet état et les encourager à venir se rassembler dans ces tours de Babel religieuses.

Une seule langue, celle de la dénomination dans laquelle on se trouve, un seul roi : son pasteur.

Les principes du royaume de Dieu sont contraires à ces principes : « qu’ils se répandent sur la terre, qu’ils soient féconds et multiplient sur la terre » (Genèse 8 : 17).

Le Seigneur avant de retourner au ciel nous a laissé cette merveilleuse parole : « 19 Allez, faites de toutes les nations des disciples, les baptisant au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit, 20 et enseignez-leur à observer tout ce que je vous ai prescrit. Et voici, je suis avec vous tous les jours, jusqu’à la fin du monde » (Matthieu 28).

Dans Actes 2, après le discours de Pierre, l’Eglise augmenta de 3000 âmes :

37 Après avoir entendu ces choses, ils eurent le cœur transpercé, et ils dirent à Pierre et aux autres apôtres : Hommes frères, que ferons-nous ? 38 Et Pierre leur dit : Repentez-vous, et que chacun de vous soit baptisé dans le Nom de Jésus-Christ, pour obtenir le pardon de vos péchés, et vous recevrez le don du Saint-Esprit. 39 Car à vous et à vos enfants est faite la promesse, et à tous ceux qui sont loin, autant que le Seigneur notre Dieu en appellera à lui. 40 Et par plusieurs autres paroles, il les conjurait et les exhortait, en disant : Sauvez-vous de cette génération perverse. 41 Ceux donc qui acceptèrent de bon cœur sa parole furent baptisés ; et en ce jour-là, furent ajoutées à l’Eglise environ trois mille âmes. 42 Et ils persévéraient tous dans la doctrine des apôtres, dans la communion fraternelle, dans la fraction du pain, et dans les prières. 43 Et toute âme avait de la crainte, et beaucoup de miracles et de prodiges se faisaient par les apôtres. 44 Tous ceux qui croyaient étaient ensemble dans le même lieu, et ils avaient tout en commun ; 45 ils vendaient leurs possessions et leurs biens, et les distribuaient à tous, selon les besoins de chacun. 46 Et tous les jours, ils persévéraient tous d’un commun accord dans le temple ; et rompant le pain de maison en maison, ils prenaient leur repas avec joie et simplicité de cœur ; 47 louant Dieu et se rendant agréables à tout le peuple. Et le Seigneur ajoutait tous les jours à l’Eglise des gens pour être sauvés.

 

Conclusion

 

Alors que la fin est proche, revenons aux sources. Retrouvons-nous entre frères et sœurs, laissons-nous conduire par le Saint-Esprit et fuyons les grands rassemblements. N’oublions pas que l’Eglise est une famille, la famille de Dieu. Nous avons besoin de vivre l’Eglise. C’est par elle, que nous allons apprendre à nous aimer, nous édifier, nous encourager, nous reprendre et nous laisser conduire par notre Seigneur. Nous allons aussi apprendre à nous supporter, partager et être sensible aux besoins de mes frères et mes sœurs en pourvoyant à leur besoin par exemple.

C’est aussi dans l’Eglise, que les veuves pourront encourager et enseigner les futurs épouses.

Bref, c’est un lieu de vie où la lumière de Christ se manifeste et qui peut toucher par son témoignage le cœur des plus incrédules.

 

Que Dieu vous bénisse,

 

Ludovic Rougé

 

 

 

 

 

 

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